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Chapitre 2.2 mis en place. luv


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Drustan McCoy
vampire type 3
☾ âge : 472 ans
☾ métier : Responsable de chantier
☾ esclaves : Jules Dáire.
Moira (PNJ)
Mica (PNJ)

☾ compétences : Le génie civil
☾ arme fétiche : L'observation et l'analyse
☾ origines : Britanniques
☾ statut : Célibataire


☾ avatar : Ian Somerhalder
☾ dispo rp : oui
☾ couleur : #009966
☾ arrivée en enfer : 27/11/2018
☾ missives : 28
☾ tickets : 89
☾ crédits : Evie & Tumblr

avatar
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MessageSujet: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   27.11.18 23:55


Drustan McCoy
Ian Somerhalder

©️️️Aurelie
prénom & nom : Drustan McCoy.
âge réel : 472 années durant lesquelles sa carcasse a sillonné la majorité du monde connu. Temps oubliés où ce dernier semblait lui tendre les bras et où de hautes murailles n'étaient pas le seul gage de sa sécurité.
âge physique : Presque un demi millénaire figé dans l'apparente jeunesse de trente-cinq printemps.  
origines : Britanniques (Anglaises avec des racines Écossaises du côté de son père.)
rang dans la hiérarchie : Vampire de rang 3.
métier : Responsable de chantier. Ancien ingénieur en génie civil puis déployé comme Royal Engineers durant la Seconde Guerre Mondiale, il possède l'expérience et le savoir pour légitimer sa place à ce poste.
statut : Célibataire.
arme fétiche : Observation et analyse.

vampire de la cité

Il n'est pas de ce calme rassurant qui crée la sérénité. Il est ce calme inquiétant qui glace parfois l'air d'une pièce sans menace ni même élévation de la voix. Ce calme angoissant qui rend nerveux et incertain sur le comportement à adopter. Celui qui vous fait douter entre l'indifférence la plus totale de votre vis-à-vis ou la violente tempête qui gronde à l'intérieur et menace d'exploser à tout moment. Cette constante inconstance qui fait se demander s'il vaut mieux agir ou s'abstenir sans savoir quelle solution sera la pire. Ce calme qui fait presque regretter les colériques et les impulsifs bien plus faciles à cerner et maîtriser. Un trait de caractère qui rend parfois les autres plus confiants - trop -  face à lui et rend plus imprévisible ses sautes d'humeur.

Obsidere, qui signifie assiéger. Beaucoup plus parlant dans sa forme latine. Bien avant sa transformation déjà, son tempérament obsessionnel lui a valut quelques ennuis. Idée abstraite, projet, image ou personne, mentalisation involontaire qui persiste et s'impose malgré les efforts pour la repousser. Rejet qui ne fait qu'ancrer plus profondément l'idée jusqu'à céder et la réaliser. Des obsessions qui poussaient l'humain qu'il a un jour été à s'enfermer de nombreuses heures dans son atelier pour mettre au point un nouveau projet, une nouvelle idée, le coupant de toute relation sociale. Des obsessions qui lui donnaient souvent cet air absent durant les dîners mondains, l'esprit errant dans une autre sphère que celle des autres convives. Puis il a vécu l'attachement obsessionnel, possessif et presque malsain avec sa créatrice, et le terme « assiéger » n'a jamais eu autant de poids que durant toutes ces années. Il l'est encore aujourd'hui, différemment certes. Dans son travail et cette recherche permanente de la perfection. Une concentration habile de cette névrose pour s'éviter d'autres problèmes plus personnels et intimes.

Une recherche de la perfection qui le rend intransigeant avec lui-même d'une part, mais aussi avec les autres. C'est un homme méticuleux qui a le sens du détail, aussi infime soit-il. Il aime les choses bien réalisées et soignées et ne supporte pas la médiocrité, encore moins quand la tâche lui apparaît comme simple. Une intransigeance davantage reportée sur ses employés humains pour qui l'erreur est faiblement tolérée et se doit d'être justifiée. Trop souvent répétée, la place occupée s'en trouve vite libérée au profit d'un autre humain qui subira à son tour cette même intransigeance.
Le vampire reste surtout dur envers lui-même, connaissant ses faiblesses et le peu de résistance dont il a fait preuve par le passé. Des faiblesses qu'il porte encore aujourd'hui même si savamment cachées sous une apparente maîtrise. Des faiblesses qui pourraient lui coûter chères s'il se laissait aller à ces dernières.

Il n'en reste pas moins juste. Ni bon, ni mauvais. Ni aimé, ni haï. Respecté ? Peut-être par certains. Craint ? Sans doute par d'autres. Mais il ne donne jamais dans la violence gratuite ou le sadisme que certains de sa race acquiert avec le pouvoir et/ou l'âge. Punir par simple besoin d'asseoir son autorité sur les plus « faibles » n'est pas dans sa nature profonde bien qu'il s'emporte facilement si on lui manque de respect. Et s'il n'est pas de ceux qui sympathisent avec ses humains enregistrés, il s'assure que ces derniers ne manquent de rien tant qu'ils sont sous sa responsabilité. Ils n'ont pas les vêtements les plus miteux et bien qu'ils ne jouissent pas d'autres privilèges, se voient assurer un confort minimum correct. Tant que leur travail est fait comme il l'est demandé, ils n'ont pas à craindre de réprimandes orales ou physiques de la part du vampire.

Cela n'a pourtant rien d'une quelconque noblesse d'esprit ou d'un sentiment utopique d'égalitarisme. Il n'a surtout pas envie de s'encombrer de ce genre de choses et préfère maintenir une certaine distance avec les humains, et encore plus ceux vivant sous son toit. Méfiant de nature, il est resté distant de ses propres congénères pendant de nombreuses années avant son implantation dans la Cité et cette nouvelle proximité. Non pas qu'il soit incapable d'attachement ou même d'amour mais les pertes successives ont peu à peu terni cet éclat, cette capacité à l'abandon. Jamais il n'a pris femme, jamais il n'a créé d'infant. Il a certes partagé la couche de certaines esclaves et apprécié leurs rondeurs toutes féminines mais les sentiments n'ont jamais eu leur place. Ce n'est pour lui que passade jusqu'à ce que la lassitude le gagne, souvent alimentée par les rides et les années fanant celles qui étaient autrefois de jolies fleurs.
La personne dont il se méfie le plus reste cependant lui-même, connaissant la facilité avec laquelle de tels sentiments peuvent le conduire à des comportements interdits et donc dangereux. Il se sait faible sur de trop nombreux points et cette distance imposée est également la meilleure arme à sa disposition.

Mais s'il y a bien une chose qui peut mettre à mal ses beaux principes, cette solide maîtrise qui semble l'habiter, c'est sa curiosité jamais rassasiée. Probablement le trait de caractère prédominant dans son ancienne vie et celui qui fait le plus écho à son humanité. Cette soif de savoir jamais tarie et qui nourrit aujourd'hui une certaine frustration quant à ce retour en arrière évident. Ce vif éclat dans le regard qui le rend presque enfantin et méconnu de la plupart des gens. Cet enthousiasme débordant, quand, en de rares occasions, il se fait professeur pour conter d'anciennes vérités souvent inutiles de nos jours. Ce besoin presque viscéral de comprendre le fonctionnement des choses mais surtout des gens, humains en première ligne. Longtemps haïs, et le laissant depuis indifférent, certains possèdent ce quelque chose sur lequel il ne parvient pas à mettre le doigt et aiguise à nouveau cette curiosité maladive du pourquoi, du comment ? Des questions qui le poussent parfois à transgresser les limites qu'il s'est lui même imposé.



newabbotsford : Une fascination pour cette structure imposante et intelligemment pensée couplée à un respect certain pour Tommen Hodgkin, l'architecte de la Cité. Il se souvient encore de ses pérégrinations nocturnes les premiers temps après son installation, étudiant chaque recoin, chaque bâtiment, chaque pont. Et si aujourd'hui il en connaît chaque rue par cœur ou presque, il ne se lasse pas de cette merveille architecturale qu'il préserve du mieux qu'il le peut.
Il ne peut néanmoins s'empêcher de l'associer parfois à une prison dorée qui le sépare d'un vaste monde qu'il a pris, un jour, plaisir à découvrir et explorer. Venir ici a certes été un choix personnel mais ça ne l'empêche pas de regretter sa liberté passée et à présent révolue.
Le vampire ne la quitterait cependant sous aucun prétexte, la peur des Enragés comme raison principale. Jamais il ne souhaite se retrouver à nouveau face à l'une de ces créatures, connaissant intimement les effets de leur morsure. Ils sont, dans ce monde, la seule chose dont il a réellement peur et le mur extérieur de la Cité est la chose la plus sûre entre eux et lui. Il sait qu'il existe une multitude d'autres Cités à travers le monde, avec chacune ses règles et qu'il lui serait possible de voguer à travers les mers et océans s'il le désirait vraiment, mais le risque est trop grand à son sens.
Bien qu'il ne soit pas en accord avec toutes les lois et règles imposées par la Reine et son Conseil, il les applique et les respecte, comprenant les mesures instaurées pour sauvegarder leur espèce. Il conçoit que dans un contexte si fragile et incertain il faille se montrer implacable et mettre en place des restrictions, y compris pour les vampires.

marché noir : De vagues rumeurs, voilà tout ce qu'il sait. Des murmures à peine audibles et dont la véracité reste incertaine. Quand bien même elle le serait, il s'appliquerait à taire toute curiosité et à détourner le regard. Parfois, il est bon de rester dans l'ignorance. On ne peut se voir reprocher ce que l'on ignore. Si de telles activités existent, il en salue l'audace et l'ingéniosité, sans cautionner à haute voix de tels faits. Tant qu'on ne touche pas à son confort et à la sécurité qu'offre la Cité sur l'extérieur et les enragés, il voit cela d'un œil distant et presque amusé. Après tout, que serait une société sans économie souterraine et détournements en tout genre, sans lois détournées par une minorité pour son avantage propre, sans jeu d'échecs grandeur nature où politique et pouvoir s'entremêlent dangereusement. Mais après tout, ce ne sont que des rumeurs...

humains : Ils sont la plus cruelle et exaltante contradiction qu'il connaisse. Ils sont le souvenir brumeux d'une humanité presque entièrement oubliée. Longtemps, il les a tenus responsables des nombreuses pertes subies et de la solitude forcée à laquelle il a été contraint. À cause d'eux il a connu la faim, la peur, et les prémices destructeurs de la folie. Peut-être même la haine l'a-t-elle submergé, à un certain point, conscient de leur habileté croissante à l'autodestruction, au sabotage organisé et la privation d'un monde qu'il aimait pour ce qu'il était.
Le temps a fait son œuvre, et la colère a cédé la place à une indifférence de surface. Il serait hypocrite de dire qu'il ne se sent pas supérieur à eux. Tout dans cette nouvelle société le pousse à asseoir ce pouvoir nouvellement acquis, cette position qu'il s'est octroyé. La hiérarchie, la domination, la contrainte, l'obéissance... autant de mots pour accroître un ego déjà suffisamment gonflé par presque un demi millénaire d'existence.
Il reconnaît néanmoins leur utilité. Primaire, par besoin de s'abreuver de leur sang et parfois plus poussée pour les menus travaux pour lesquels ses congénères se trouvent trop dignes.
Pourtant, il ne peut s'empêcher de les observer plus que de raison, eux, si fragiles, si éphémères, mus par une volonté farouche de survie. Et ce n'est pas tant la masse qui suscite son intérêt et sa curiosité mais ces quelques humains, rares, qui, même l'échine courbée, gardent la tête haute d'un simple éclat dans le regard. Ceux qui, même réduits à une condition d'esclave, cherchent l'élévation par le savoir. Il se plaît à les regarder évoluer sans jamais chercher à rompre cette barrière invisible qu'il continue de brandir entre lui et eux. Car jamais le vampire n'a ressenti une véritable affection pour l'un d'eux. Tout au plus un attachement par habitude de les voir déambuler dans sa sphère, ou un sens du devoir pour ceux qui lui « appartiennent ».

vampires : Transformé au désespoir le plus absolu de sa condition humaine, la transition n'a pas été simple. La Soif, le Besoin, l'Envie ont été compliqués à maîtriser. Il lui a fallu une bonne décennie pour commencer à apprécier l'exaltante liberté qui lui conférait à cette époque sa nouvelle condition. Le lien fusionnel et passionnel entretenu avec sa créatrice pendant presque un siècle n'a pas été étranger à cet enthousiasme presque enfantin. Bien avant que la guerre éclate elle lui a fait découvrir le monde et ses merveilles insoupçonnées, expérimenter et repousser ses propres limites, donner un sens à l'inexplicable sans altérer la magie de ce qui ne peut vraiment l'être. Bien avant les Enragés, bien avant la perte, bien avant la solitude.
Il se gorge de ce non sens absolu qu'est son immortalité, apprécie chaque instant où sa nature lui fait ressentir les choses plus intensément, se réjouit d'être ce qu'il est dans ce monde où rien n'est aisé. Mais il connaît ce sentiment plus sombre, la conscience du prix à payer. Damnation éternelle, rejet de la lumière, sournoise et amicale obscurité. La froideur de la nuit pour seule compagnie. En devenant vampire il a tout gagné, et perdu davantage. Mais quitte à choisir, il préfère sa condition à une autre.

enragés : Le regard vide, la conscience à jamais perdue, seul compte le sang et la chair et la volonté inébranlable de boire et de lacérer. Il aurait préféré ne jamais connaître cela d'expérience, se serait volontiers contenté de vagues rumeurs, de contes répétés de trop nombreuses fois pour ressembler à la vérité et soufflés dans la pénombre pour effrayer les enfants. Mais leur cri strident hante encore parfois son sommeil. Ils sont la raison principale à sa venue dans la Cité, à cette résiliation face à l'emprisonnement doré derrière ces hautes murailles. Ils lui ont pris sa créatrice de la pire façon qui soit. Spectateur aux premières loges de cette lente agonie, bourreau à la culpabilité encore palpable après cette supplique des derniers instants. Pendant longtemps il n'a eu peur de rien ni de personne. Jusqu'à eux, jusqu'à cette nuit où il a fait face à ces créatures, corps articulés sans capacité de réflexion. Les Enragés ont attisé son mépris des Humains durant de nombreuses années, les jugeant responsables de leur morbide et destructrice création. Mais eux aussi ont payé le fruit de leur bêtise, et plutôt deux fois qu'une.


"Rember us better than we are."

An 2386
Il leur accorde à peine un regard, vaguement intéressé par cette brochette de nouveaux arrivants. Raflés, volontaires, quelle importance ? Le résultat reste le même et sa présence ici est une perte de temps qui l'agace déjà. La mort récente de l'un des enregistrés sous sa responsabilité l'a conduit en ce lieu, et un banal accident de chantier force son pragmatisme à vouloir un remplacement dans les plus brefs délais. Un autre regard, plus appuyé, confirme qu'aucun humain présent ne correspond au profil qu'il recherche, à savoir un homme capable de porter de lourdes charges. Trop jeunes, trop maigres, trop....vides. Têtes baissées et épaules voûtées, déjà prêts à courber l'échine face à une nouvelle autorité qu'ils ne connaissent pourtant pas et que, bientôt, ils exécreront pour la plupart. Certains l'aimeront, d'une manière malsaine et masochiste, mais ils l'aimeront.
Une voix s'élève et ils sursautent, se tassant un peu plus sur eux-mêmes, rendant leur frêle enveloppe mortelle plus fragile encore. Le vampire grimace discrètement, les jugeant de la plus incisive des façons. Si prompts à abandonner leur liberté, si décevants. Ils ne sont pas encore marqués et sont déjà esclaves à l'intérieur. Ce n'est pas aujourd'hui qu'il trouvera résolution à son problème et rester davantage ne lui ferait que perdre un temps précieux sur ce nouveau projet qui accapare toute son attention et ses nuits. Sans aucun mot prononcé, il secoue légèrement la tête à la négative à l'attention de la personne en charge et fait demi tour sans autre forme de procès. […]

Trois coups rapides résonnent dans le silence de l'appartement et il tique, détestant être dérangé en pleine réflexion. La porte s'ouvre doucement sans qu'il n'ai donné l'autorisation orale d'entrer et l'humaine pénètre les lieux en s'excusant, se dirigeant vers les doubles portes qui mènent à la chambre du vampire, les mains portant ses vêtements fraîchement lavés et repassés. Il ne lui accorde pas un seul regard, reportant son crayon sur sa feuille de papier dans des suites mathématiques qui n'ont de sens que pour lui, les associant à des croquis qui ne le satisfont toujours pas même après plusieurs nuits de travail acharnées. Il n'a que cela en tête depuis des jours, et comme chaque nouveau projet il est devenu obsession. Plongé à nouveau dans ses formules familières, le raclement de gorge discret l'oblige à fermer les yeux quelques secondes pour ne pas laisser son agacement transparaître trop brutalement. Les rouvrant, le vampire porte ses prunelles sur la femme face à lui, mains croisées devant elle à hauteur de la taille, tentant de tenir une certaine droiture dans sa position malgré le mal de dos qu'il devine. « J'ai terminé mes tâches pour aujourd'hui. Vous avez b'soin de quequ' chose d'autre ? » Il tait un sourire. Elle a beau soigné son langage pour se donner une importance qu'elle n'a jamais réellement eu, les défauts de langages persistent. Et Drustan ne comprend que trop bien le sous entendu dans cette question. Dix ans déjà qu'elle travaille pour lui et on peut encore le deviner en la détaillant, Moira était une belle femme. Grande, sculpturale, le cheveu blond comme les blés et le regard azur, froid mais pénétrant. Une certaine classe malgré sa condition qui avait, un temps, séduit le vampire et ses appétits charnels. Mais les années avaient fait leur œuvre et la beauté virginale de la demoiselle s'était fanée. Le regard terni, les traits vieillis par les rides et la fatigue et la posture déformée par des douleurs articulaires qu'elle cachait pourtant très bien la plupart du temps. Deux ans déjà qu'il ne la touchait plus et son orgueil ne s'en était toujours pas remis. « Vous pouvez disposer. » Trois mots répétés chaque jour dans ce rituel qu'il lui concède et pourtant il lui faut toujours quelques secondes pour accuser le coup, avant de laisser échapper un « Monsieur » respectueux et de s'éclipser pour rejoindre l'appartement qu'elle partage avec Mica, le jeune garçon de dix-sept ans à peine également sous sa responsabilité. La porte de son bureau se referme doucement et il se replonge dans ses calculs, oubliant tout ce qui n'est pas son projet. Il en oublie la Cité, ce qui se trouve derrière ses hautes murailles, ce qui le terrifie plus loin encore. Il en oublie l'immensité d'un monde devenu presque inaccessible et à qui il a fermé les bras. N'ont d'importance que ses pensées qu'il tente d'organiser et de mettre sur papier, et c'est sans doute sa plus grande liberté dans ce monde.
Même la pluie qui commence à tomber et battre les carreaux de sa fenêtre reste sourde à ses oreilles.

An 1940.  
Son regard se perd à travers la vitre, vers le ciel nuageux et sur la pluie qui tombe doucement sur la ville. L'eau fera retomber la pollution liée au charbon et demain, l'air sera plus respirable. Du moins pour ceux qui restent. Lui s'en va, sans la certitude d'un retour prochain. Depuis quelques jours à peine, et suite à la démission de Chamberlain, le Royaume-Uni est entre les mains de Churchill. Lui ou un autre, au fond quelle importance ? L'Europe se déchire chaque jour un peu plus et lui est envoyé de l'autre côté de la Manche, en Belgique, défendre des intérêts qu'il ne comprend pas vraiment. Il ne se sent investi d'aucun sentiment profond de patriotisme, ni d'une quelconque volonté de faire ses preuves à la guerre et de jouer les héros. Juste cette boule au ventre et cette peur qu'il ne parvient pas à maîtriser. Il ne sait pas ce qui l'attend et c'est sans doute ce qui le contrarie le plus. Cet inconnu qu'il ne peut contrôler. « Une femme se trémousse à moitié nue au milieu de votre salon et vous, Mr. McCoy, vous préférez admirer la pluie ? Se pourrait-il que le temps m'ait déjà assassiné ? » Le ton est faussement dramatique mais lui étire les lèvres en un large sourire amusé alors qu'il délaisse la contemplation du ciel pour reporter son regard sur Emily. Le « Moonlight Serenade » de Glenn Miller emplit la pièce de ses notes jazzy et la jeune femme continue de mouvoir son corps sur ce rythme, un verre d'alcool à la main et le regard joueur. Il la détaille longuement, constatant que le temps n'a pas d'emprise sur sa beauté. De longs cheveux noirs, exceptionnellement détachés dans l'intimité de leur appartement, une peau diaphane qui fait ressortir ses yeux d'un vert éclatant, une poupée de porcelaine qui n'a de fragile que ce visage juvénile. « Tu appelles ça être à moitié nue ? » Il arque un sourcil réprobateur et s'enivre du sourire qu'il fait naître sur ses lèvres pleines. Elle ne porte qu'une fine robe de chambre d'un tissu léger et presque transparent et il ne rate rien du spectacle qu'elle lui offre. « Viens danser avec moi. » Yeux dans les yeux, l'invitation est plus que tentante, mais bien moins que celle de photographier mentalement l'image qu'elle renvoie à cet instant. « Je suis un piètre danseur et tu le sais » Elle s'approche et dépose au passage son verre à côté du gramophone avant de lui attraper les deux mains, l'attirant à elle tandis qu'un autre morceau démarre. « Danse avec moi.... » Son corps rencontre le sien, épousant des formes qu'il connaît par cœur, ceinturant sa taille de ses bras. Il n'est vêtu que d'un pantalon et les bretelles qu'il porte pendent lamentablement de chaque côté de ses cuisses. Maladroit dans ses gestes, il se laisse bercer par sa partenaire qui ralentit le rythme, respirant l'odeur de ce parfum français qu'elle affectionne tant associé à celle du Cherry qu'elle a délaissé sur le meuble. Les choses n'ont pas toujours été aussi naturelles et simples entre eux. Le mépris les a d'abord liés dans de savantes joutes verbales acides, un jeu mesquin dont ils sont vite devenus aussi habiles qu'accrocs. Un jeu dangereux qui s'est peu à peu mué vers un quelque chose beaucoup plus ambigu et intime. Jusqu'à aujourd'hui. Les choses ne sont pourtant pas plus simples. Ce n'est pas son nom qu'Emily porte et l'alliance qu'elle retire de son annulaire dès qu'elle pénètre l'appartement ne l'unit pas à lui. Un divorce est inenvisageable vu la situation de son mari, membre du Parti. Leur amour existe seulement entre les quatre mus de cette demeure et n'est connu que d'eux seuls. À l'extérieur, ils ne sont que deux étrangers qui se supportent à peine. Situation délicate que la guerre rend plus précaire encore. « Promets-moi de quitter Londres pour la campagne si les Allemands arrivent jusqu'ici, peu importe ce qu'il en dit » « Promis » Le reste n'a pas d'importance. Demain n'est pas encore là. Il ne veut que le gage de sa sécurité pendant qu'il sera là-bas. « Je t'interdis de mourir Drustan. » Ses lèvres rencontrent les siennes délicatement et il se retient de faire la moindre remarque, se contentant d'acquiescer tout contre elle en la serrant plus fort, bercés par la musique tandis que Londres est rythmée, à l'extérieur, par celle de la pluie qui redouble d'intensité.

An 2386
La pluie a redoublé d'intensité en quelques heures à peine et il admire un instant le spectacle avant de tirer le rideau, obscurcissant un peu plus son bureau. Le soleil ne tardera pas à pointer à l'horizon, signe qu'il lui faut regagner sa chambre pour la journée. Il range soigneusement ses notes dans un tiroir avant de retirer son veston et sa chemise qu'il délaisse sur le dossier, emportant avec lui le reste d'alcool qui flotte au fond de son verre. Pénétrant la seule pièce de la demeure qui ne comporte pas de fenêtre, il s'assied sur le bord d'un large lit avant de fouiller à l'intérieur de la table de nuit pour dégoter ce carnet noir qu'il aime parfois lire en diagonale. Il en ouvre une page au hasard, et s'il reconnaît son écriture, l'histoire inscrite sur ce papier n'est pas la sienne. Pas vraiment. Il a certes écrit ces mots, certains effacés avec le temps, mais ils n'ont que très peu de résonance dans sa mémoire. La lecture n'en est, tout au plus, que distrayante, mais il ne peut se résoudre à brûler le tout. Portant le verre à ses lèvres, il déguste une gorgée de ce nectar devenu rare et dont il ne peut malheureusement profiter que trop peu souvent tandis que ses yeux balaient la page sélectionnée.

Octobre 1942 : J'ai échappé à l'Afrique du Nord. Ils voulaient m'envoyer là-bas. J'ai échappé à la chaleur cuisante de la Tunisie pour rester dans la brume humide du nord de l'Europe. Et je ne sais ce qui est pire, se geler le cul ici dans cette immonde boue française ou le risque d'être envoyé encore plus loin, dans un pays que je serai bien incapable de situer sur une carte. Deux ans, deux ans déjà et rien ne change. Les Allemands ne reculent pas et les rares moments salutaires sont aussitôt effacés par l'atrocité de tout ce que j'ai pu voir depuis mon arrivée ici. Je savais l'humain capable du pire, mais pas de ce genre là.

Il tourne les pages pour revenir en arrière, s'arrête, à nouveau au hasard, sur une date plus ancienne.

Août 1942 : Je ne peux pas dire où je suis pour [mots effacés] … ils ont échoué. C'était stupide de tenter une offensive ici et maintenant. Les « érables » ont perdu leurs feuilles avant l'automne et celles-ci jonchent un sol tricolore qui a perdu toute dignité. [Mots effacés] Prisonniers par l’État Français. Ce ne sont que des mots : Vichy, Pét[phase effacée].
Nous nous battons pour une liberté qu'ils ont, pour la plupart, abandonnée. Lâches.


Une autre gorgée, et l'année mille-neuf-cent-quarante-trois est survolée comme si elle n'avait existé.

[Date effacée] : Ils m'ont rapatrié. Je n'ai pas eu l'autorisation de regagner Londres. Mon courrier est scrupuleusement vérifié, encore plus que d'habitude et [mots effacés]
Je ne connais pas leur projet et ici, dans le nord du Pays, les murs ont les oreilles moins sensibles. Je ne sais pas encore quelle utilité ils feront de ce que nous mettons en place ici mais c'est [mots effacés] …. stimulant et excitant. Pour la première fois en trois ans je participe à quelque chose qui pourrait réellement renverser les choses.

Mai 1944 : Peu importe ce qu'ils préparent, ce sera pour bientôt. J'ai à nouveau quitté le nord du pays pour traverser la Manche. Si j'étais terrifié la première fois, je n'ai jamais eu aussi peur de ne pas revenir que présentement. Et je ne peux me raccrocher à la raison ou aux statistiques comme j'aime tant le faire pour me rassurer. Le pourcentage de chance pour que je revois un jour les miens n'est en effet pas en ma faveur. Saloperie de guerre. Enfoirés de Fritz. Ils semblent pourtant que les bouffeurs de grenouille se réveillent enfin. Qui sait....

Juin 1944 : sept jours maintenant que les alliés ont débarqué. Je n'étais pas en première ligne, ni même parmi les suivantes mais j'ai entendu l'horreur de ce moment. J'ai vu les cotes normandes baignées d'un sang british, ricain et canadien. L'odeur de mort est portée jusqu'au large, là où mon bataillon travaille d'arrache-pied à la mise en place du Port de Mulberry B juste en face d'Arromanches. Voilà ma participation à ce moment historique. Voilà sans doute la seule chose de laquelle je serai fier quand tout ceci sera terminé, si j'en vois effectivement la fin.
Même Churchill est venu poser le pied dans ce cimetière humain encore frais. Évidemment je ne l'ai pas vu. Les types comme moi ne voient pas des hommes comme lui, paradant une fois la tâche accomplie. Ce ne sont sans doute que des bruits de couloir. Mais si c'est la vérité, si le Premier Ministre a pris le risque de ramener sa charpente jusqu'ici, peut-être que c'est le début de la fin.


Un léger rire et il referme d'un claquement sec le carnet noir, le jetant négligemment dans le tiroir de la table de nuit encore ouvert. Il a conscience d'en être l'auteur mais ne ressent pourtant que du mépris pour cet homme et ses pathétiques écrits. Pitoyable. Et sa mémoire qui lui fait défaut... le vampire ne parvient pas toujours à discerner ses souvenirs réels des images parfois fantasmées qu'il superpose sur ceux-ci. Il ne reste que de vagues sensations familières, des fragments décousus. Deux prunelles vertes, une longue chevelure noire, un appartement dans le Londres d'entre deux guerres... Les noms, les visages, eux, se sont envolés depuis longtemps, tout comme le reste de ses souvenirs humains. Tellement de temps à essayer d'oublier que son passé s'est finalement étiolé. Enfoui quelque part, dans une brume persistante qu'il ne cherche jamais vraiment à dissiper. En de rares occasions il a tenté, avant de se rappeler toute l'antipathie qu'il nourrissait pour cette part de lui-même. Faible humain fragile qu'il était. De la pitié, voilà tout ce que lui inspire aujourd'hui cette version de Drustan McCoy. De la pitié.

An 1949 :
De la haine. Voilà tout ce que lui inspire cette nouvelle version de Drustan McCoy. Une haine viscérale.
Ces dernières quarante-huit heures n'ont été que souffrance. Réveil brutal encore ressenti dans tous les muscles de son corps. Crispations extrêmes causées par une douleur insupportable. Veines chauffées à blanc et cœur sur le point d'exploser. Des battements entêtants se répercutant à l'intérieur de son crâne, encore et encore. Chaque bruit vécu comme une torture, de la goutte d'eau tombant à intervalle régulier dans le lavabo au moteur des voitures dans la rue. Les passants, le bruit de cette sonnette trois maisons plus bas, le rire des enfants dans le parc municipal, tous ces sons qui se mélangent pour devenir une abominable cacophonie. La lumière aveuglante qui lui brûle les yeux et lui provoque la migraine la plus atroce qu'il ait jamais connue. Quarante-huit heures de gesticulations dans ce lit qu'il ne connaît pas, les vêtements trempés qui lui collent au corps à cause de ce qu'il pense être la fièvre, et de gémissements plaintifs à cause de cette horrible douleur qui ne le quitte pas. Il a chaud et des frissons parcourent pourtant son corps. Sueurs froides le long de sa colonne vertébrale alors que la mémoire lui fait encore défaut. Où ? Quand ? Comment ? Sa mâchoire est en feu, ses gencives le lancent et le goût de son propre sang parcourt sa gorge. Quarante-huit heures d'une lente agonie où, à plusieurs reprises, il a prié la Mort de le faucher.

Un enfer bel et bien réel duquel il sort à peine. Il fait nuit quand il se réveille d'un sommeil agité d'images extravagantes. La fièvre lui donne des hallucinations, il en est certain. Il revoit ses yeux noisette et ses longs cheveux roux, sa peau diaphane et ses canines proéminentes. Il se souvient de sa voix enchanteresse et de ce sourire malsain mais apparu comme une invitation trop tentante pour être refusée. Il se souvient de cet aura particulier face au moins que rien qu'il est devenu. Il se souvient de cette douleur dans son cou, de cette douce chaleur irradiant agréablement son corps, et de la sensation presque rassurante que la vie le quittait....et puis plus rien, avant l'horreur d'un éveil qu'il ne veut plus jamais vivre.
La douleur est passée mais son corps en porte encore les stigmates en de violentes crampes. Il ouvre difficilement les paupières qui lui semble peser plus qu'à l'ordinaire. Sa tête lui tourne légèrement et le fait encore souffrir, mais ce n'est rien en comparaison des deux derniers jours. Il lui faut néanmoins plusieurs longues minutes pour parvenir à se redresser en position assise. Sa chemise a disparu et ne reste que son vieux pantalon encore taché de sang. Son sang. L'une de ses mains, dans un mouvement qui lui coûte, se porte instinctivement à sa gorge, là où ses rêves lui ont imposés deux trous circulaires. Rien. Vision délirante de la fièvre, rien de plus. À présent debout, il tente de se repérer dans ce décor luxueux qu'il ne connaît pas, piaffant à plusieurs reprises à cause de la sensation de soif qui le tiraille littéralement. Une bassine plus loin, avec de l'eau. Le jeune homme traîne les pieds jusque là, se raccrochant parfois aux montants du lit. Plongeant ses deux mains dans celle-ci pour récupérer le précieux liquide, il se penche pour boire, avant deux longues gorgées qu'il pense salvatrices avant de les recracher brutalement dans une violente toux. Retombant à genoux, il continue de cracher ce qu'il vient d'avaler sans comprendre le rejet brutal de son corps à la seule chose dont il doit pourtant manquer. « Ce n'est pas cette Soif que ton esprit veut étancher » Un sursaut alors qu'il essuie d'un revers du bras sa bouche, relevant les yeux sur cette voix étrangement familière. Il ouvre les yeux en grand face à la longue chevelure de feu qui lui fait face, à ce regard envoûtant, à cette peau d'une pâleur presque cadavérique, à ce sourire pourtant plein de vie, vicieux, inquiétant et rassurant à la fois. Se laissant retomber sur les fesses il pousse son corps à reculer jusqu'à buter contre le mut derrière lui. Aucune échappatoire. « Qui êtes-vous ? » Son sourire s'élargit, comme si elle attendait précisément qu'il lui pose la question. « Tu ne poses pas les bonnes questions Drustan. » Elle connaît son nom et choisit d'en user à l'exact moment où ce dernier quémande plus de renseignements sur sa propre identité. Une manière habile mais peu subtile d'asseoir son autorité. « Tu devrais te reposer, la transformation est éprouvante je le sais. » Le mot s'imprègne dans l'esprit du jeune homme, martelant sa raison et son pragmatisme. « Quelle transformation ? Qu'est-ce que vous m'avez fait ? » Nouveau sourire alors qu'elle s'approche, le dominant de toute sa hauteur. « Je t'ai offert la seule chance dont tu avais besoin. Et tu me remercieras pour ça. » « Jamais ! » Cette fois-ci elle gratifie sa remarque d'un rire quelque peu moqueur face à son évidente naïveté quant à la suite des événements. « Oh mon cœur, jamais est une notion que tu apprendras à maîtriser. À jamais mien, et toujours tienne. » Écœuré, quelque peu apeuré aussi, il ne contrôle son réflexe stupide de cracher à ses pieds. C'est la dernière chose qu'il parvient à faire avant de sombrer à nouveau dans l'inconscience.

An 2299
Elle s'éveille peu à peu de l'inconscience et il porte un regard concerné sur son visage alors qu'il resserre son emprise sur elle et accélère son pas. « Drustan.... » Sa voix est faible...tellement faible... et ça lui vrille littéralement les entrailles. « Chuuut nous sommes bientôt arrivés. » Il presse encore un peu plus son allure avant de bifurquer pour s'enfoncer dans un bâtiment dans lequel ils ont trouvé refuge quelques semaines plus tôt. Quelques mètres, quelques pas supplémentaires et il la dépose le plus délicatement possible sur le lit de fortune confectionné dans la hâte. Il s'assoit à ses côtés, prenant une main dans la sienne. « Tu m'as ramené chez nous ? » Ce sinistre taudis n'est tout au plus qu'un squat lugubre pour les rats, mais son esprit torturé n'est déjà plus vraiment ici. « Oui. » Ce mensonge lui coûte plus qu'il ne veut bien l'admettre mais c'est un mal nécessaire. Il passe une main dans ses longs cheveux roux pour apaiser ses craintes. Plus que consciente de sa proche fin, la demande qu'elle a formulé plus tôt est la plus douloureuse et déchirante requête qu'elle aurait pu lui faire.
Siobhan, sa créatrice, son professeur, amour passionnel et parfois cruel, amour destructeur et parfois malsain. Amour inconditionnel et pendant un temps, éternel. Celle qu'il a d'abord détesté pour ce qu'elle lui avait fait, puis respecté en tant qu'Infant, avant de céder à ce feu ardent qu'elle a toujours représenté. Tourbillon de liberté qui lui a tout appris. Folie démesurée aux appétits féroces et insatiables, en tout. Exubérante et manipulatrice envers les autres, protectrice et d'une loyauté sans faille à son égard. Capricieuse et attachante, vénale et surprenante.... il n'existe pas assez d'adjectifs pour qualifier ce qu'elle est, pas assez de mots pour exprimer ce qu'elle représente à ses yeux.

Une larme de sang souille sa joue tandis qu'il sort de sa poche l'objet du péché. Plusieurs siècles passés ensemble. Une seule et unique seconde pour tout lui voler. Il revoit ces deux globes blancs sans iris ni pupilles, ce regard livide, ces deux crocs démesurés comme ceux d'un serpent. Il la revoit s'interposer. La morsure. Il se revoit tuer la créature dans un accès de rage sans se rappeler tous les détails. L'a-t-il seulement vraiment tuée ? Cette abominable créature au corps décharné ? Il sait en tout qu'il est en partie responsable de l'agonie de sa créatrice. Et il sait qu'il sera coupable de sa mort prochaine. « Va à New Abbotsford. » Elle déglutit difficilement et tente de garder les yeux ouverts, plantant ses yeux dans les siens. « Promets-le. » « Quoi. ?Tu disais que... » « Je...je sais ce que j'ai dit. Mais je ne veux pas que tu restes seul. Je te connais. Tu vas vouloir te punir pour ça. Et tu finiras par te faire tuer. » Elle est forcée de faire une pause, fermant un instant les yeux avant de les planter à nouveau dans ceux de son Infant. « Je t'interdis de mourir Drustan. » Il fronce les sourcils face à cette phrase, comme s'il l'avait déjà entendu, dans une autre vie peut-être. « Promets-le. » Une seconde larme de sang roule le long de sa joue et il acquiesce après de longues secondes de réflexion. « Je te le promets. »  Un sourire éclaire ses traits, rassurée. Elle sait qu'il tendra parole et ça suffit à lui ôter ce poids. « Fais-le. » Le silence pour seule réponse alors qu'il se contente de secouer la tête de gauche à droite. « Je t'en prie...Fais-le.....Maintenant. » Sa main se resserre autour du pieu qu'il tient, refusant d'être celui qui mettra fin à sa vie. « À jamais mien, et toujours tienne. » Plantant ses yeux dans les siens, il la dévisage de longues minutes avant de combler l'espace entre eux pour un dernier baiser. « Merci. » Pour cette chance offerte il y a plusieurs siècles, pour cette découverte du monde, pour tout. « Je t'avais dit que tu me remercierais un jour » Un léger rire leur échappe et il finit par apposer le pieu tout contre son cœur. Elle acquiesce. «  À jamais tien, et toujours mienne. » Un dernier regard et il enfonce le morceau de bois dans sa poitrine.


©️️️crédit gif
pseudo : Ochac
âge : 29 ans.
fréquence rp          :  Passage quasi quotidien, un rp minimum par semaine.
LRTH : Je l'ai connu par le biais d'une tentatrice à laquelle il n'est pas si aisé de dire non. J'ai été séduit par... "se référer aux nombreux compliments semés dans la partie invité".
type :   Inventé
Code:
<span class="bottin">Ian Somerhalder</span> - <span class="cite">Drustan McCoy</span>



©️️️lastroadtohell


Dernière édition par Drustan McCoy le 05.12.18 11:24, édité 16 fois
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Ruslan Hill
propriété de newabbotsford
☾ âge : 27
☾ surnom : L'acrobate
☾ métier : Guetteur/acrobate/chasseur
☾ maître : Adam Hamilton
☾ matricule : NA5938601
☾ compétences : Combat, chasse, course, escalade
☾ arme fétiche : Couteau
☾ origines : New Abbotsford
☾ statut : Célibataire


☾ avatar : Sergei Polunin
☾ arrivée en enfer : 01/04/2018
☾ missives : 433
☾ doubleface : Travis Grant - Lyn Hawkins - Lyuba Sakharov - Erwin King
☾ tickets : 1195
☾ crédits : /


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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   28.11.18 6:26

Officiellement bienvenue sur le forum ! ah

C'est un plaisir que de te voir franchir le pas et j'ai hâte de découvrir plus en détails ce personnage. ué

Bonne inspiration pour la fiche. ;)


Au cri de Liberté
plutôt mourir qu'être enchainé
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Noah Green
propriété de newabbotsford
The things which I have seen I now can see no more.

***


☾ âge : Dix-neuf printemps et la mélancolie ayant pris possession de son regard
☾ métier : Servante au service d'Erik Landseer, tâche dont elle s'accomode en courbant l'échine.
☾ maître : Erik Landseer
☾ compétences : Elle est douée pour se dissimuler dans la masse, observatrice aux mains capables de voler assez facilement. Cependant, au sein de la Cité, elle évite de trop montrer ce en quoi elle est douée: nettoyer, c'est bien
☾ arme fétiche : Auparavant, elle avait un couteau, maintenant elle a un balai mais elle évite de s'en service comme arme ceci dit.
☾ origines : Noah vient de la bordure, où elle est née et y a vécu avant d'être raflée.
☾ statut : Célibataire, ignorante de ces lois de l'amour, rêveuse songeant un peu trop à ce monde ancien dont on lui a fait miroiter monts et merveilles.

☾ avatar : Natalia Dyer
☾ arrivée en enfer : 12/06/2018
☾ missives : 100
☾ tickets : 538
☾ crédits : Moonic (avatar)

☾ rp en cours : - Ruslan]
- Erik
- RP surprise
- Hope
- Gabby


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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   28.11.18 6:33

Bienvenue parmi nous gna
Bon courage pour ta fiche aloha



   
     
les prunelles céruléennes
Home is behind the world ahead And there are many paths to tread. Through shadow to the edge of night Until the stars are all alight.
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Invité
Invité
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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   28.11.18 15:26

Bienvenue par ici !
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Bram Shepherd
vampire type 3
☾ âge : 28 ans d'apparence. 442 en réalité.
☾ métier : Commandant de la Garde Royale.
☾ créateur : Disparue depuis longtemps.
☾ esclaves : En recherche.
☾ compétences : Excellent au corps à corps.
☾ arme fétiche : Une lame manchette - létale, radicale, impardonnable.
☾ origines : Angflaises.
☾ statut : Célibataire.


☾ avatar : Aaron Johnson.
☾ dispo rp : 0/3
☾ couleur : #FFFFFF
☾ arrivée en enfer : 26/10/2018
☾ missives : 78
☾ doubleface : //
☾ tickets : 189
☾ crédits : SIGYN.. & we heart it.


☾ liens : Lucrezia ☾ à la conquête du monde
Apolline ☾ survival instincts
Noah & Eleonie ☾ rp surprise

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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   28.11.18 19:29

Bienvenue love4


While I thought that I was learning how to live
I have been learning how to die
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Thebes Ouaset
vampire type 3
☾ âge : 489
☾ métier : responsable de la protection des réserves de sang
☾ esclaves : ⊰ abel
⊰ lyn hawkins
☾ arme fétiche : poignard de toutankhamon
☾ origines : egypte
☾ statut : veuf. le coeur en sommeil qui se réveille.


☾ avatar : rami malek
☾ dispo rp : 0/2
☾ couleur : #996633
☾ arrivée en enfer : 06/03/2018
☾ missives : 134
☾ doubleface : ephraim lawrence - heinrich zachow
☾ tickets : 518
☾ crédits : miserunt


☾ liens : ⊰ ismaël hopkins
⊰ lyn hawkins
⊰ travis grant
⊰ magdalena squibb

☾ rp en cours : - ismaël hopkins #1
- ismaël hopkins #2
- lyn hawkins #2
- tc - chapitre 2
- lyn hawkins #3

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Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t189-thebes-ouaset-with-the-lights-out-it-s-less-dangeroushttp://lrth.forumactif.com/t195-thebes-ouaset-there-s-no-one-else-to-blame
MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   28.11.18 23:47

Bienvenue parmi nous avec cet intriguant personnage. Hâte d'en découvrir plus. eyes
Bon courage pour la fiche !


I like it, I'm not gonna crack. I miss you, I'm not gonna crack. I love you, I'm not gonna crack. I killed you, I'm not gonna crack.

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Ambroise Delacroix
vampire type 3
☾ âge : 32 ans - 500 ans.
☾ métier : chasseur de primes.
☾ créateur : Octave
☾ compétences : La traque et la capture. Le reste..
☾ arme fétiche : Une lance, d'abord, à deux lames. Viennent ensuite les épées, hâches et poignards.
☾ origines : Fin fond de la Norvège.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : travis fimmel
☾ dispo rp : 5/3
☾ couleur : #336699
☾ arrivée en enfer : 10/12/2017
☾ missives : 373
☾ doubleface : Emma Davis
☾ tickets : 1407
☾ crédits : SIGYN./tumblr.


☾ liens : - ramona
- apolline
- lucrezia
- victoria
- aydan
- megara
- magdalena
- adam

(...)


☾ rp en cours : - ramona
- aydan
- ramona
- aydan FB
- intrigue

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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   29.11.18 8:44

Bienvenue parmi nous ! yeyey
Hâte de voir le duo se mettre en place, avec Jules :)
Plein d'inspi pour ta fiche !


...
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Drustan McCoy
vampire type 3
☾ âge : 472 ans
☾ métier : Responsable de chantier
☾ esclaves : Jules Dáire.
Moira (PNJ)
Mica (PNJ)

☾ compétences : Le génie civil
☾ arme fétiche : L'observation et l'analyse
☾ origines : Britanniques
☾ statut : Célibataire


☾ avatar : Ian Somerhalder
☾ dispo rp : oui
☾ couleur : #009966
☾ arrivée en enfer : 27/11/2018
☾ missives : 28
☾ tickets : 89
☾ crédits : Evie & Tumblr

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t885-drustan-mccoy-a-glorious-place-of-everlasting-rebirthhttp://lrth.forumactif.com/t901-drustan-mccoy-a-glorious-place-of-everlasting-rebirth
MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   29.11.18 12:24

Merci à tous pour vos petits mots :)

Ça avance, doucement mais sûrement.

Ambroise: haha et moi Donc!!! rrr


    Never is a real long time

    What a simple thing it is, to snap your neck. You are so fragile, you mortals. Such things of skin and air. Such things of the past. The future belongs to the strong, to the immortal races. To me, and my kind. Look upon your master.   ⠇John Clare, Penny Dreadful
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Ismaël Hopkins
vampire type 3


☾ âge : 326 ans.
☾ surnom : l'écorcheur.
☾ métier : garde du corps du souverain de new riverlake. prince de la dynastie voltchenkov.
☾ créateur : dimitri. huitième des infants de la tribu, il y considère les membres comme sa propre famille.
☾ compétences : tueur redoutable, sa réputation le précède souvent. fin musicien également, c'est un pianiste remarquable dont les notes glissent entre ses doigts.
☾ arme fétiche : un katana à la lame insatiable.
☾ origines : Un mélange subtile entre des racines américaines et danoises.
☾ statut : dans une relation libertine avec ses démons intérieurs. en proie à de nouvelles sensations qui le dépassent.


☾ avatar : bill skarsgard.
☾ arrivée en enfer : 29/07/2018
☾ missives : 90
☾ tickets : 112
☾ crédits : melopee (avatar).

☾ liens :
- dimitri (créateur/père)
- thebes (ivresse de désir)
- lyn (petite curiosité)
- lucrezia (secret partagé)
- james (chef de famille)
- erik (comme un oncle)
- faolàn (artiste dans l'âme)
- heinrich (casse-noisette)
- astra (soeur/confidente)
- erwin (meilleur ami)


☾ rp en cours :

- dimitri voltchenkov
- thebes ouaset
- lyn hawkins
- lyn & ambroise (chapitre 2)




always & forever

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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   29.11.18 20:09

Oooh Ian gnaa ça fait plaisir de revoir sa frimousse sur les forums, elle se faisait rare (a) En plus avec un personnage et un duo qui donnent envie d'en savoir plus hinhin

Bienvenue sur le forum & bon courage pour ta fiche pedro



Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
- in this moment
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Lucrezia Darras
reine de newabbotsford
✝ no absolution ✝


☾ âge : 17 ans - 684 ans
☾ créateur : Yulian
☾ infants : .
• Magdalena
• toi ?
☾ esclaves : .
• Telma : responsable des toilettes
• toi ?
☾ arme fétiche : une dague dotée d'un saphir incrusté dans le manche que son défunt mari avait fait faire spécialement pour elle. Et un cimeterre, cadeau précieux d'un Prince Arabe.
☾ origines : elle se sait italienne, mais a vécu tellement de vies qu'elle ne sait plus si ce pays la caractérise vraiment.
☾ statut : veuve


☾ avatar : emilia clarke
☾ dispo rp : non
☾ couleur : darkcyan
☾ arrivée en enfer : 08/12/2017
☾ missives : 1164
☾ doubleface : blake le p'ti sauvage
☾ tickets : 1822
☾ crédits : avatar - adastra | gifs - sigyn + vocivus


☾ liens : .
☾ VAMPIRES ☾
• Adam
• Ambroise
• Apolline
• Dimitri
• Erik
• Kali
• Kaspian
• Magdalena
• Megara
• Lyuba
• Travis
• Victoria
• Yulian

☼ HUMAINS ☼



avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t30-lucrezia-darras-en-courshttp://lrth.forumactif.com/t54-lucrezia-darras-the-killing-of-pain
MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   01.12.18 20:19

*.* bienvenue dans le coin Drustan ! Ravie de t'accueillir ici et vraiment hâte d'en lire plus sur ton personnage et votre duo !! luv Bonne rédaction :)




WITH THE MOON I RUN
far from the carnage of the fiery sun
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Gabby Oak
propriété de newabbotsford
Elle s'appelle Alys, il paraît. Elle a vingt ans, environ. Je me suis porté volontaire pour vivre dans la cité et retrouver ma soit-disant fille.

Je ne déteste pas les gens, mais je préfère quand ils restent éloignés.

Méfiant ♦️ Cynique ♦️ Solitaire ♦️ Impulsif ♦️ Solidaire ♦️ Impliqué ♦️ Autoritaire ♦️ Moqueur ♦️ Charmeur

☾ âge : 41 ans
☾ surnom : Gabriel est son vrai prénom
☾ métier : Maréchal-Ferrant, pseudo soigneur
☾ créateur : /
☾ maître : Apo
☾ matricule : NA4538101
☾ compétences : Premiers soins, hippologie, survie, bricolage, répartie
☾ arme fétiche : Un brochoir
☾ statut : Célibataire


☾ avatar : Billy Burke
☾ dispo rp : MP-moi
☾ arrivée en enfer : 20/10/2018
☾ missives : 132
☾ doubleface : /
☾ tickets : 231
☾ crédits : <Chouu'>


☾ rp en cours : Ivar
Hope

avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t822-gabby-oak-je-vous-donne-mon-sang-rendez-moi-ma-chairhttp://lrth.forumactif.com/t825-gabby-oak-il-y-a-dans-relation-l-idee-que-tout-est-relatif
MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   02.12.18 13:35

Bienvenue ici ! ^^


©️ OMEGA
cynical doctor looking for his daughter.
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Drustan McCoy
vampire type 3
☾ âge : 472 ans
☾ métier : Responsable de chantier
☾ esclaves : Jules Dáire.
Moira (PNJ)
Mica (PNJ)

☾ compétences : Le génie civil
☾ arme fétiche : L'observation et l'analyse
☾ origines : Britanniques
☾ statut : Célibataire


☾ avatar : Ian Somerhalder
☾ dispo rp : oui
☾ couleur : #009966
☾ arrivée en enfer : 27/11/2018
☾ missives : 28
☾ tickets : 89
☾ crédits : Evie & Tumblr

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Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t885-drustan-mccoy-a-glorious-place-of-everlasting-rebirthhttp://lrth.forumactif.com/t901-drustan-mccoy-a-glorious-place-of-everlasting-rebirth
MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   04.12.18 23:09

Merci Ismael je sais qu'il ne fait pas l'unanimité alors c'est d'autant plus plaisant. :)

Et merci pour l'accueil. Mais c'est que vous mettez déjà la pression pour ce fameux duo oups
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MessageSujet: Re: Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth   

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Drustan McCoy | A glorious place of everlasting rebirth
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