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  Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Ramona Zeman
vampire type 3
☾ âge : 104 ans (27)
☾ métier : Apprentie chasseuse de prime
☾ créateur : Elle l'ignore...
☾ compétences : grand sens de l'observation, agilité, boudeuse experte.
☾ arme fétiche : Sa dague et son arbalète.
☾ origines : Europe de l'Est.
☾ statut : Célibataire


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☾ dispo rp : Reste 0/3
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☾ arrivée en enfer : 10/03/2018
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MessageSujet: Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3   05.09.18 11:51

Some hearts understand each other in front of Death
ft. @Ambroise Delacroix


Assise droite sur sa selle, Ramona trottait joyeusement au devant. Le clop clop régulier de sa monture et l’odeur de la nuit l’emplissait profondément de joie. Tout, absolument tout la rendait heureuse en cet instant. Les portes de New Abbotsford s’étaient rouvertes, les insectes de nuit faisaient vibrer l’air empli du parfum des pins. La chaleur du jour se mêlait à la fraicheur nocturne, et enfin… Enfin, elle était libre. Libre de cette emprisonnement déguisé, libérée des tensions politiques et des jeux de pouvoirs, en dehors de ces murs qui l’avaient tant malmenée ces dernières semaines. En enfin, elle pouvait retrouver son maitre et ami pour elle toute seule. Leur relation allait de nouveau reprendre un équilibre sain, et surtout : ils allaient enfin pouvoir repartir en chasse. Oui, ce soir, Ramona était heureuse !

La jeune vampire se sentait si légère, et si en joie qu’elle en fredonnait même une vieille chanson tchèque. Elle avait passé les portes de New Abbotsford sans un regard en arrière pour la cité et sa reine détestable. Et c’est tout juste si elle ne lançait pas son cheval au galop afin de mettre le plus de distance possible entre la ville et elle. Mais qu’importe ! A présent ils étaient dehors, libres, et il se passerait avec un peu de chance plusieurs jours, voir des semaines, avant qu’elle ne remette les pieds ici. Sur le sentier forestier qui la menait vers l’aventure, la jeune vampire laissait son cheval trottiner avec allégresse. Leurs montures avaient elles aussi soufferts de cet enfermement et cette inactivité prononcée. Quelque peu nerveux mais le muscle ramolli les chevaux semblaient eux aussi ravis de retrouver l’extérieur. Braves bêtes. Pour le coup, Ramona trottait en tête, loin devant Ambroise, et ne se préoccupant que peu de ce dernier, toute à son bonheur de liberté. Il n’avait pas été nécessaire de lui demander deux fois de préparer ses affaires. En réalité, depuis que la quarantaine avait été levée, la Tchèque s’était empressée de rassembler ses affaires. Lorsque le Viking avait donné une date, son sac était déjà prêt et son arbalète affutée. Ce jour là, elle s’était même levée avant la tombée de la nuit, et dès que le soleil avait entamé sa descente, elle s’était glissée aux écuries pour préparer les montures. Ainsi, au réveil d’Ambroise, elle était déjà prête à partir, excitée et impatiente. Joviale même, ce qui contrastait fortement avec son humeur des jours précédents.

A part elle-même, elle se réjouissait pleinement d’être dehors, en compagnie d’Ambroise. Il est clair que ce n’était guère leur mission qui la rendait si euphorique…
Leur mission était pourtant simple. Au moment de la mise en quarantaine de la cité, un homme, un vampire, s’était présenté, alourdi d’un précieux chargement. Toutefois, si précieux que son chargement soit, les règles de confinement avaient été les mêmes pour tout le monde même pour lui. Il avait par conséquent trouvé porte close et avait dû attendre la fin du confinement. L’on avait dit qu’il était allé se réfugier a quelques kilomètres de là, près d’un ancien fort militaire. A la levée du barrage, et dans la hâte de récupérer le précieux chargement, un émissaire avait été envoyé pour prévenir le Solitaire que les portes lui étaient ouvertes. Toutefois, ni l’émissaire, ni le solitaire n’étaient revenus. L’inquiétude avait alors gagné les hautes sphères de New Abbotsford. La Reine…Comme par hasard… Le nom de Delacroix avait alors surgit. Évidemment... et Ambroise et son apprentie avait été désignés volontaires pour élucider ce mystère et ramener le précieux chargement. Si l’envie de rendre service à la Reine était des plus absente, l’idée d’une virée en extérieur loin de toute cette effervescence citadine et royale était bien trop tentante, même si elle obligeait à un retour à la cité très prochainement. Hélas. Sans commentaire, Ramona avait soigneusement étudié les cartes récentes et anciennes du lieu où apparemment le Solitaire avait établi son campement.

De tout son cœur, bien que celui-ci soit mort, la jeune femme espérait qu’ils allaient mettre la main rapidement sur le vampire et son chargement, déposer le tout a New Abbotsford aussi vite que possible, sans s’attarder, et repartir loin de cette cité maudite. C’est pourquoi la vampire était pleine d’un enthousiasme aventureux et déterminé. Lorsqu’un peu plus tard ils arrivèrent dans leur zone de recherche, Ramona cessa sa chansonnette pour se concentrer sur sa chasse. Elle était à l’affût de la moindre trace, du moindre signe de passage ou de présence. Les yeux affûtés des deux vampires ne tardèrent pas à remarquer les traces d’un ancien feu de camp. S’arrêtant là, la Tchèque descendit de cheval et observa les alentours. Elle ôta alors sa précieuse fourrure en loup, afin de ne pas l’abîmer, et l’harnacha à sa monture, qu’elle laissa vaquer… Elle se remit alors en chasse et laissa le soin à Ambroise d’examiner les restes du campement. Ses pas la conduisirent à quelques mètres de là, à travers les broussailles. Soudain une légère odeur nauséabonde se fraya un passage dans ses narines. Suivant le fumet, elle finit par tomber sur la carcasse d’un cheval. « Ambroise. » Appela-t-elle. Ses yeux observèrent avec minutie le cadavre de l’animal. Les mouches et les charognards avaient déjà fait leur oeuvre, il y avait un certain temps déjà. Lorsque son maitre fut prêt d’elle, elle demanda. « Enragés tu crois ? » Vu l’état du corps et l’avancée de la décomposition, c’était assez difficile à déterminer. Aucune autre trace n’était visible, aucun son ou odeur déterminant la présence de ces monstres dans le coin. Elle soupira, laissant son regard vagabonder ici et là. Qu’est ce qui avait bien pu se passer ? Aucune trace de lutte. Aucun cadavre en dehors de ce pauvre équidé. Aucune trace du chargement. Seulement un feu de camp éteint depuis longtemps et un animal passablement mort… Mystère… Elle aperçu alors, au milieu de ronces, ce qui ressemblait à une ouverture. Aussitôt elle se força à prendre du recul mentalement et ordonna à son esprit de voir son environnement, mais dans son ensemble. Les cartes qu’elle avait pu observer afin de préparer cette mission dataient de plusieurs siècles. Et les récentes manquaient de précision. Ici, la nature avait repris ses droit, bien plus qu’ailleurs. Les monticules de terres et les branchages prirent doucement formes. Elle repéra des lignes droites au travers des feuilles et devina des moulures dans la terre. Un bâtiment. La nature avait recouvert un bâtiment. Entre les siècles et les intempéries, l’ancien bastion s’était livré corps et âme à la Mère de tous. « Tu crois qu’il s’est fait attaqué et qu’il s’est réfugié la dedans ? » D’un signe de tête elle pointa l’ouverture. Le vampire s’était forcément réfugié à l’intérieur, ne serait-ce que pour s’abriter du jour et ses rayons solaires. Un peu de repos à l’abri de l’astre divin.. Se pouvait-il qu’il ait établi son camp à l’intérieur ? Fort probable. Mais cela n’expliquait toujours pas le cheval mort.


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Ambroise Delacroix
vampire type 2
☾ âge : 32 ans - 500 ans.
☾ métier : chasseur de primes.
☾ créateur : Octave
☾ compétences : La traque et la capture. Le reste..
☾ arme fétiche : Une lance, d'abord, à deux lames. Viennent ensuite les épées, hâches et poignards.
☾ origines : Fin fond de la Norvège.
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MessageSujet: Re: Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3   13.09.18 16:53

Première ombre d’un sourire depuis quand.. ? Il ne pouvait dire, mais en ressentant l’humeur gracieuse de Ramona, Ambroise ne put que s’en amuser un instant. Il avait quitté les appartements prêtés par la Cité au crépuscule, les sacs avaient été préparés la veille. Son apprentie avait filé plus tôt, emmenant le maximum avec elle, apparemment. Alors le vampire avait suivi le même chemin, se rendant aux écuries. Là-bas, les chevaux étaient prêts, avaient été nourris, sellés. Il n’ajouta rien, craignant gâcher la bonne humeur de sa compagne de missions et voyages. Mais le regard qu’il échangea avec elle témoignait de ses remarques silencieuses : il l’en remerciait. Sans douter qu’elle avait pris un malin plaisir à tout préparer pour leur départ.
Ambroise avait fait un détour avant de rejoindre les écuries, pour embrasser Apolline, avant de lui promettre de ne pas tarder à revenir. Leur mission ne serait pas longue, espérait-il. Chasser un disparu dont seule la marchandise avait de l’importance n’était pas des plus palpitants. Autant régler la question rapidement et passer à autre chose. A la recherche d’une autre mission si New Abbostford n’avait pas besoin de leurs services.

Les portes s’ouvrirent devant eux ; chargés de leurs armes affûtées, prêts à tout. Mais c’est avec une certaine sérénité qu’Ambroise se mit à suivre Ramona, déjà partie loin de la Cité, dans la nuit qui s’assombrissait. Le souffle de son cheval emplissait l’espace autour de lui, d’autres bruits lui parvenaient sans l’alerter. Créatures nocturnes inoffensives, discussions provenant de la Bordure. Ils allaient traverser cette zone sans plus attendre, sachant pertinemment que certains sauvages avaient encore dans l’idée de capturer des immortels. Les sots. Au mieux, ils blesseraient leurs chevaux, au pire, les attaquants se feraient vider de leur sang. L’appétit d’un vampire atteignait rarement la satiété, l’ignoraient-ils ?
Le passage fut traversé sans encombre finalement, les yeux azur rivés sur la silhouette qui filait loin devant lui. Elle avait tant attendu ce moment qu’il en éprouva davantage de satisfaction qu’à l’accoutumée. Le Nordique avait toujours été heureux sur les routes ; il n’avait pas l’habitude de passer autant de temps au sein d’une même Cité, mais l’expérience n’avait pas été malheureuse pour autant, à son goût. Il connaissait quelques vampires présents, et avait été satisfait de pouvoir recroiser leur chemin ici. Mais sa vie était à l’extérieur des murs, là où tout était constamment en mouvement. Ses sens s'affutèrent instantanément, à l’aguet, se réveillant d’un endormissement suscité par l’enceinte protectrice de la Cité. Le chasseur reprenait ses droits et toute son attitude prédatrice. Il pouvait deviner les mouvements des bêtes sauvages qui fuyaient à travers la forêt qu’ils longeaient. S’il profitait de son sentiment de liberté, il restait sur ses gardes, prêt à sentir approcher la menace des monstres d’un autre genre.

Les iris perçaient la nuit, suivant le mouvement répétitif de la silhouette de Ramona qui se profilait alors qu’elle fendait l’air. Elle ne l’attendait pas, mais le savait non loin, et il n’accélérait pas non plus. Chacun restait à sa place ; il assurait ses arrières, prêt à intercepter la possible menace qui viendrait se glisser derrière elle. Il la savait attentive, mais ses retrouvailles avec l’extérieur pouvaient troubler sa concentration.
Quelques heures s’écoulèrent, avant qu’il ne la rattrape enfin pour évoluer ensemble dans la zone susceptible de les intéresser. La cadence ralentit aussitôt alors que leur attention redoublait aux abords de ce qui ressemblait à un camp. Les iris céruléens transperçaient le voile noir, capables de déceler les éléments comme en plein jour. Il laissa le soin à Ramona de s’en approcher la première, guettant afin de repérer la moindre animation autour d’eux. Puis, ne remarquant rien, il descendit de son cheval à son tour et tourna autour de cet endroit où restaient des traces de vie, sa lance tournoyant doucement dans sa main. Un feu de camp. Du feu pour se défendre des enragés ? Ambroise fronça un instant les sourcils, soucieux de la technique de cet immortel disparu. Il n’y avait rien qui suggérait qu’il puisse étendre le feu autour de lui afin de se protéger des créatures immondes. Créer un foyer ici était le meilleur moyen pour se faire repérer. Il soupira, mais son attention fut à nouveau attirée vers la Tchèque qui venait de l’appeler. La rejoignant, son odorat lui permit de déceler l’effluve de la chair putride, il arrêta aussi ses inspirations. A hauteur de son apprentie, il découvrit le cadavre abîmé d’un cheval ; la question resta en suspens alors qu’il essayait de deviner les blessures initiales sous la viande décomposée maintenant. Il secoua doucement la tête, se penchant un peu en avant mais renonça. « Peut-être. C’est curieux. » Ambroise laissa son regard errer sur la carcasse pendant quelques secondes. Le cheval n’avait pas simplement été blessé, il était mort, puisqu’il n’était pas devenu lui-même enragé. Le vampire regarda une fois de plus autour de lui, afin de s’assurer de leur sécurité. Puis il se dirigea vers la jeune vampire qui s’était immobilisée un peu plus loin. Suivant son regard, il remarqua l’antre qui se dessinait devant eux. Placé juste derrière elle, il la surplombait d’une bonne tête, et écouta sa question. De toute évidence, le scénario semblait se dessiner de la même façon dans leurs esprits. « Si le chemin n’est pas bouché plus loin… Son refuge n’en était pas un. » Et ils devaient obligatoirement se tenir sur leurs gardes. « Ou alors il n’est jamais entré ici. » Il jugea un instant la situation, puis fit signe à Ramona d’entrer, la suivant de près. Sans un bruit, ils s’infiltrèrent à l’intérieur, des odeurs nauséabondes l’assaillirent lorsqu’il voulut prendre une inspiration. L’humidité, la putréfaction, et d’autres parfums se mêlaient ici. Leurs pas se voulaient silencieux, leurs mouvements fluides et coordonnés dans la pénombre ambiante. Aucun filet d’air ne leur parvenait. L’endroit se terminait donc par un cul-de-sac. Ambroise jetait des coups d’œil en arrière, faisant attention à ce que rien ne se glisse derrière eux. Plus ils avançaient et moins l’idée qu’un vampire soit entré ici et soit encore en vie lui semblait juste. Mais il fallait vérifier. L’immortel pouvait être affamé, affaibli, incapable de sortir seul d’ici. Rien ne bouchait le chemin comme il l’avait espéré : cela aurait indiqué une véritable cache. Le doute se mêlait à la réflexion alors qu’ils avançaient pas à pas dans un long couloir. Seul le bruit des rats courant se réfugier dans leur trou leur parvenait. Il retint Ramona contre lui en voyant une plaque métallique au sol, un pas en avant. Ils devaient passer inaperçus ; sur ses gardes, Ambroise s’attendait à tout, et l’endroit semblait désert jusqu’alors. Autant ne pas attirer quoique ce soit de l’extérieur, vers l’intérieur… Les chevaux ne paniquaient pas à l’extérieur ; leur ouïe accrue leur permettait de savoir ce qui se tramait à l’entrée de cet endroit. Il relâcha son apprentie, enjambant avec soin la plaque. Quelques mètres plus loin, au détour d’un virage, le couloir se subdivisait en trois parties ; continuant tout droit, basculant à droite et à gauche. Il échangea un regard entendu avec la Tchèque, la laissant partir sur la gauche, alors qu’il allait sur la droite. Chacun savait que si l'exploration se trouvait vaine au bout d'un certain temps, il ne devait pas s'enfoncer davantage et retourner sur ses pas, retrouver l'autre. Aucun ne devait sortir de l'endroit sans avoir attendu son partenaire. Le point de rendez-vous, sans être cité, était ce carrefour où leurs chemins se séparaient.
L’obscurité semblait s’épaissir davantage, alors que le couloir était plus étroit qu’auparavant, au fur et à mesure qu'il avançait seul, prudemment, examinant les alentours avec une précision experte. Ramona ne faisait aucun bruit en se déplaçant, il ne pouvait savoir jusqu’à quel point elle s’était éloignée à présent. Il s’enfonçait encore dans ce début de labyrinthe, n’ayant aucune idée de là où il allait atterrir. Songeant qu'il rebrousserait chemin ensuite, son intuition lui murmurant qu'aucun vampire ne se trouvait ici.
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MessageSujet: Re: Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3   27.09.18 14:43

Lorsqu’ils pénétrèrent dans le bâtiment, tous sens en alerte, la Tchèque s’interrogeait sur ce qui avait bien pu se passer. L’état du cheval mort à l’extérieur, indiquait que celui-ci avait été abattu. Son état de décomposition prouvait que cela s’était passé il y avait un moment de ça déjà. De plus, nulle trace du propriétaire, et encore moins de l’émissaire ou sa monture. C’était au total trois êtres vivants qui manquaient à l’appel, et rien ne laissait deviner ce qui avait pu se passer. Les odeurs qui leur venaient du couloir étaient désagréables au possible. Moites, vieilles, un air peu ventilé et nauséabonde. Cependant, si ils n’avaient pas besoin de respirer pour survivre, ils étaient obligés d’inspirer et d’expirer régulièrement afin de capter les effluves environnantes. L’ouïe de la vampire n’indiquait rien de précis. Des rats ou des souris se faufilant ici et là, et les craquements lugubres d’une vieille demeure. Le couloir qu’ils suivaient finit par se diviser en trois. Sans un mot, les deux vampires se séparèrent. Ce n’était pas la première fois que tous deux exploraient de vieilles ruines, et chacun connaissaient les règles mises en vigueur des décennies plus tôt. Partant sur la gauche, Ramona finit par prendre l’allure d’un chat en pleine exploration. Dos a demi courbé, jambes souples, elle tenait fermement son arbalète dans une main, sa dague dans l'autre. Le dédale qu’elle suivait finit par gagner en lumière, puis déboucha sur une sorte de patio. Plusieurs balcons, à différents degrés, tous reliés par de grands escaliers, encadraient une sorte de cour intérieure. Toutefois un plafond subissait, duquel pendait un imposant lustre depuis longtemps éteint et habité vraisemblablement depuis des siècles par de nombreuses araignées, si l’on en jugeait les toiles. Un trou dans le toit laissait entrevoir l'éclairage naturel de la lune... L’endroit était vaste et spacieux, et Ramona ne put qu’être impressionnée par la grandeur des lieux. Ce devait être jadis une de ces grandes maisons coloniales dont elle avait vu les images dans les livres. Certainement bâtie à flan de montagne, elle avait dû être ensevelie depuis des siècles. Cette demeure avait dû être une sacrée splendeur en son temps !

D’un regard vers le bas elle avisa un mouvement sur le balcon d’en face. Ce n’était qu’Ambroise qui parvenait aussi à cet atrium majestueux bien que poussiéreux. D’un geste silencieux, elle lui fit signe qu’elle continuait son exploration. Et en silence, elle poursuivit ses recherches. L’endroit était délabré, et bien qu’autre fois il devait certainement crouler sous le luxe, aujourd’hui seuls la Nature et le Temps avaient eu raison de lui. Ici et là, des branchages, des murs effondrés, des traces d’intempéries et de destructions volontaires. Les siècles avaient fait leur ouvrage. Elle parvint enfin à un cul de sac. Un mur se tenait devant elle, éventré de par en part. Hésitante, elle finit toutefois par se baisser et franchir la crevasse pour se retrouver dans un nouveau couloir. Ramona rasait les murs, plus discrète qu’une souris et aussi silencieuse qu’un chat sur du velours. Toutefois, quelques mètres plus loin, elle se figea. Doucement, elle leva alors la tête, fronçant les sourcils. Un grattement. Quelque chose grattait le plafond, juste au dessus de sa tête. Se décalant légèrement, elle finit par reculer d’un bond et se plaqua contre le mur. Dans un craquement sonore, le plafond venait de s’effondrer, emmenant avec lui une créature immonde. Aussi invisible que possible, la vampire cessa alors de respirer. Nul besoin d’user de son odorat ici. Et les yeux fixés sur la créature, elle souhaita se fondre littéralement dans le mur. Doucement, elle sentit les anneaux de la peur s’enrouler autour d’elle tandis que l’Enragé renâclait et grattait les débris qu’il avait embarqué avec lui dans sa chute. Perturbé, la créature bougeait lentement, lui tournant le dos et cherchant à se redresser.

"Ne te retourne pas. Ne te retourne pas. Ne te retourne pas." Se répétait-elle inlassablement dans la tête, dans sa langue natale tout en observant le monstre. Ce dernier, sonné par sa chute, secoua la tête, faisant voler un flot de poussières qui resta suspendu dans les airs. L’enragé renifla, mécontent d’être tombé.
"Ne te retourne pas, ne te retourne pas. Ne te retourne pas."

Il leva alors la tête vers le trou par lequel il était passé. Des débris en pendaient piteusement. La tête d’un nouvel Enragé apparut, un râle dédaigneux lui échappa faisant réagir le maladroit qui lui répondit par un cri strident. Toujours invisible, Ramona attendait patiemment que la créature s’éloigne, espérant plus que tout qu’il ne remarquerait pas sa présence. Ni lui, ni ses amis. Elle ignorait combien ils étaient au dessus d’elle, et en toute franchise, ne tenait guère à le savoir.

Alors, il se retourna.

Il ne lui fallut qu’une fraction de seconde pour savoir ce qui allait se passer et décider comment réagir. Et alors que la créature se jetait sur elle, Ramona roula sur le coté opposé, décocha un carreau dans la tête qui dépassait du plafond, et tout en se relevant planta sa dague dans la tête du premier au moment où elle l’enjambait. Aussitôt un brouhaha retentit au dessus d’elle et régnèrent alors agitation et précipitation. Lorsqu’ils réalisèrent qu’une proie se trouvait juste en dessous, trop tard, elle était déjà partie.

« AMBROISE !!! NETVORI !!! » Hurla-t-elle.

Elle ignorait si il était proche ou loin, ou s’il entendrait son appel. De toute façon elle n’avait pas le choix. Elle devait fuir. Courant le plus vite possible elle parvint tout de même à trouver la force pour accélérer encore. La horde des monstres la talonnait de près. Elle pouvait sentir leur présence juste derrière elle, leurs cris et la cavalcade résonnant bien trop proche à ses tympans. Portée par la peur elle se glissa dans la crevasse rencontrée un peu plus tôt, puis se releva et repartit à tout allure. Derrière elle, les râles des enragés se firent plus lointain alors qu’ils se disputaient comme des chiens à qui passerait le premier. Mais tandis qu’elle mettait enfin un peu de distance entre eux et elle, elle entendit le mur s’effondrer. La cavalcade reprit de plus belle. Ramona parvint enfin aux balcons et aperçu Ambroise de l’autre coté du patio.

« Dehors !!! Dehors !!! »

Elle lui fit signe de partir, avisant les escaliers. Bien trop loin. Ses yeux appréhendèrent alors le vieux lustre. C’était insensé, suicidaire. Et le saut impossible. Mais quel choix avait-elle ? Et combien de temps pour se décider ?

À l’instant précis où ses pieds quittèrent le sol, elle sentit une profonde douleur entre les omoplates et une violente poussée vers l’avant. Ses doigts attrapèrent de justesse le lustre, qui embarqué par son poids et la vitesse, céda aussitôt. La douleur s’intensifia, et se déplaça sournoisement et rapidement vers ses reins en une longue et profonde estafilade dans son dos. Un cri roque et emprunt de souffrance dépassa ses lèvres. Un cri venu tout droit de poumons morts et vides. Quelque chose lui frôla les talons puis s’écrasa lourdement quelques mètres plus bas dans un bruit de grognements et de gravats tandis qu’elle chutait vers le balcon, tentant désespérément de gagner l'autre coté de l'atrium. Ce saut ou cette chute, lui parut durer une éternité. Une éternité durant laquelle le son du plafond s’effondrant résonnait de concert avec le cri des monstres.

Le choc du sol arrivant à sa rencontre lui coupa une respiration qu’elle n’avait pas et ébranla  son corps jusqu'à l'os. Elle se sentit rouler sur le plancher, perdant toute notion de temps et d’espace. Une seule chose était sûre, elle avait réussi à sauter, à rejoindre Ambroise. Et elle avait mal. Terriblement mal. Le souffle lui manquait. Un souffle dont elle n’avait pas besoin, mais il lui manquait cruellement face à la douleur poignante qui lui lacérait le dos. Prisonnière du choc et de ses sensations la folie la gagna. Une folie dévastatrice enlaçant puissamment une terreur sans nom, lorsqu’elle tentait de visualiser d’où lui venait cette souffrance. La créature l’avait touchée. La créature l’avait… eu…
Son esprit disparut sous les flots de l’épouvante. Abandonnée à sa panique elle tenta de se redresser le plus vite possible, manquant une nouvelle chute. Inconsciente des sons qui perçaient sa gorge, elle tirait furieusement sur ses vêtements. Il fallait qu’elle voit ! Il fallait qu’elle sache !

« Ne, ne, ne, ne, ne, ne, ne, ne… »
Une seule idée en tête. Celle de sa mort prochaine.
Non.
Non.
Pitié non.
Dans sa précipitation elle tourna alors le dos à Ambroise, lui offrant son échine tandis qu’elle se tenait au bord du précipice. Le précipice du néant. Son regard se posa alors de l'autre coté de l'atrium, sur les créatures qui cherchaient désespérément à rejoindre leur proie.


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MessageSujet: Re: Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3   03.10.18 18:55


Son avancée dans l’obscurité, prudemment exécutée, tous les sens concentrés sur leurs tâches respectives, le vampire s’enfonçait davantage. Il détaillait les murs, le sol, de sorte à ne faire aucun bruit. Puis le couloir sombre s’élargit, s’ouvrant sur un balcon surplombant un atrium. Il y avait un étage de plus au-dessus de lui, surmonté également d’un balcon. Quelle étrange structure, construite jadis. Ambroise auscultait l’architecture, de façon à pouvoir dater l’ensemble de la bâtisse qui était parfaitement délabrée. Cela faisait plusieurs siècles qu’elle était ainsi, et n’avait plus dû être utilisée depuis la dernière grande guerre. De vieux cadres étaient encore parfois suspendus aux murs, recouverts de poussière au point de ne pouvoir distinguer les images cachées sous les plaques de verre rendues opaques. La curiosité ne le poussa pas à frotter pour voir, peu lui importait qui avait habité ici : ils étaient sans doute morts, depuis bien longtemps. Il sentit un mouvement non loin ; sur les balcons opposés, Ramona se déplaçait silencieusement, totalement concentrée. Il la quitta du regard pour reprendre son propre chemin et garder son attention concentrée sur ce qui se cachait entre ces murs.

Il trouva une pièce ouverte, et s’y engouffra, voulant savoir si du passage ici pouvait être discerné. Il avait remarqué des tapis soulevés, de la moquette arrachée, et pas depuis des années. Ainsi quelqu’un ou quelque chose avait fait une halte dans ce bâtiment abandonné. Il poursuivit ses fouilles, et trouva une seconde pièce. Une odeur abjecte lui vint lorsqu’il respira l’air de la pièce, et il sut. De la chair était au stade de putréfaction, non loin de là. Afin d’en avoir le cœur net et savoir si cela correspondait à la recherche entreprise, il s’enfonça dans cette pièce, l’odeur devenant de plus en plus forte. Ses yeux cherchaient au sol, la trace de la charogne qui dégageait cette puanteur, et lorsqu’il contourna une table renversée, griffée de toutes parts, dont les pieds étaient à moitié cassés, il trouva les restes. Un corps démantibulé, dont les os étaient apparents sur certaines zones dévorées, lui faisait face. Des vers grouillaient sur les chairs restantes et lorsqu’il regarda plus en détails le crâne, la mâchoire dont les crocs ne laissaient plus le doute, il comprit que le voyageur recherché se tenait ici, dévoré par quelque chose de tout à fait primaire. Un frisson parcourut son échine et la seconde suivante, il entendit un énorme crac. Il se redressa aussitôt, et de la façon la plus silencieuse possible, il sortit de cette pièce, retournant sur le balcon, pour voir où se trouvait Ramona, des cris rauques et aigus se firent entendre, et s’il n’avait aucun doute sur ce qui avait dévoré le vampire, il savait à présent que les Enragés étaient cachés dans la bâtisse ! La lance tenue fermement, son regard se portait devant lui, de l’autre côté où il espérait voir Ramona rappliquer. Il l’entendit alors l’appeler et les nommer, eux. De frustration et de colère de la savoir seule, il se mit à courir sans prêter attention à sa discrétion et chercha à retourner au point où ils s’étaient séparés pour aller la retrouver, mais soudain il aperçut sa silhouette arriver à toute allure. Elle lui hurlait d’aller dehors, mais il était hors de question qu’il quitte cet endroit sans qu’elle ne passe la sortie avec lui, il ne bougea pas, étudiant les possibilités pour qu’elle le rejoigne le plus rapidement possible, et leurs regards se posèrent en même temps sur ce lustre. Alors il l’encouragea : « SAUTE ! ». A peine eut-elle le temps de se lancer qu’il vit la créature arriver derrière elle, immonde et menaçante, bien trop proche d’elle ! La mâchoire crispée, serrée, à s’en planter les crocs dans ses lèvres, il entendit le cri de son apprentie, un cri inhabituel… Trahissant la douleur. Toute la peur le gagna, jusqu’au moment où elle atterrit au sol. Ambroise se rua vers elle, alors qu’elle gémissait et grimaçait. « Ramona, relève-toi, vite ! » Il posa les mains sur elle, afin de l’aider à se relever, il ignorait si elle s’était cassée quelque chose, mais lorsqu’il effleura son dos, il sentit une humidité poisseuse et prit une inspiration. Du sang. Ses yeux s’écarquillèrent aussitôt, et il la vit tanguer légèrement puis elle semblait prendre petit à petit conscience de sa blessure. Ambroise était incapable de savoir si cela venait de se produire, l’action avait été trop rapide, et l’angle de vue pas assez bon. Mais l’angoisse le saisissait tout entier, davantage quand il put constater que la panique imprégnait les gestes de Ramona ; elle tirait sur ses vêtements, tenant des propos incohérents, il essayait de la calmer mais c’était impossible, elle ne parvenait à aucune maîtrise d’elle-même. Répétant ce « non » qui lui était propre. Soudain, elle lui tourna le dos et il put constater les dégâts, il déchira les derniers lambeaux de tissu, laissant apparaître une large plaie. « Arrête de bouger, Ramona ! » la gronda-t-il plus qu’il ne le voulait, alors qu’elle gigotait entre ses mains, tandis qu’il essayait de regarder au mieux la plaie. Il cherchait des traces de crocs, désespéré, car s’il en trouvait, ils avaient conclu un pacte bien des années en arrière. La première fois qu’il avait abattu un Enragé devant elle. Ils s’étaient promis, que tant qu’ils voyageraient ensemble, si par malheur l’un des deux se faisait mordre, il fallait, sans hésitation aucune, le tuer. Aucun d’eux ne souhaitait vivre cette transformation et être laissé dans cet état. Par respect, par amitié, ils s’étaient juré cela. L’idée de devoir appliquer cela maintenant lui était insupportable ; la gorge nouée il l’auscultait rapidement, puis les cris retentirent encore et encore, de l’autre côté, alors que les créatures grimpaient aux murs puis tombaient, folles de sentir le sang, de ne pouvoir les rejoindre. Et il ne doutait pas qu’elles finiraient par trouver un moyen. Voyant le liquide s’échapper doucement de son corps, il n’hésita pas plus longtemps. « On doit sortir d’ici. » Elle allait perdre des forces petit à petit, et il savait pertinemment qu’entre ce lieu et New Abbostford, nulle âme ne vivait. Impossible donc de se nourrir et de la soigner plus rapidement. Il fallait retourner dans la Cité le plus vite possible.

Il saisit le corps de son apprentie avec une délicatesse qui lui était étrangère, et la hissa sur son épaule. Il fallait la préserver à tout prix. Alors, il se mit à parcourir la distance qui le séparait à toute allure. Il déposa Ramona contre l’un des chevaux, afin qu’elle se repose contre, et tandis qu’il déchargeait les affaires posées sur l’une des montures, pour en charger une autre, il jetait des coups d’œil vers l’immortelle qui l’accompagnait depuis de si longues années. Ca ne pouvait pas finir, comme ça, c’était hors de question. Il refusait tout bonnement cette idée. Lorsqu’il la vit essayer de se déplacer, il la pointa du doigt, l’incitant à suivre ce qu’il allait lui dire : « Ne bouge pas. Tu vas perdre davantage de sang. » Il termina en vitesse de charger la jument de son apprentie, puis il se tourna vers cette dernière, et sans un mot glissa ses mains sous ses bras, la souleva pour la poser sur la croupe de leur monture. En état de choc, le sang ruisselant dans son dos nu et abîmé, l’image lui faisait mal. Il savait qu’il fallait décamper à toute allure, avant que les Enragés présents dans la bâtisse, et ceux alentours, ne les sentent. Il attacha la jument à la sienne afin qu’elle ne s’échappe pas sous la panique, et se hissa derrière Ramona. Sans un mot, il se saisit des rênes, entourant le corps blessé de la Tchèque. « Ca va aller, d’accord ? » A cet instant, les mots étaient choisis pour la rassurer, mais il se rendait compte qu’il essayait lui-même de se rassurer. Non, il n’avait pas vu de traces de crocs. Elle n’était pas atteinte. Elle n’allait pas se transformer.

Parcourant les plaines, évitant les parties trop boisées, Ambroise questionnait régulièrement Ramona afin de savoir comment elle se sentait. Si des forces la quittaient, si elle souffrait, si elle avait faim. Il prêtait attention à ce qui les entourait, vigilant, craignant que des Enragés ne surgissent en nombre, par surprise, l’odeur les ayant attirés. Il avait prévu qu’il sacrifierait l’un des chevaux si tel était le cas. L’envoyant droit vers les créatures des enfers, pour sauver leur peau. Mais par chance, ils purent rejoindre le fleuve sans ennui. Il fit descendre Ramona, et l’entraîna dans la rivière ; doucement, il porta de l’eau sur sa blessure, afin de la nettoyer du sang qui avait séché et s’était étalé sur toute sa peau. Petit à petit, la blessure apparaissait mieux, les bords se définissant. Le sang s’écoulait moins vite, les chairs se refermant doucement. Elles ne se refermeraient pas totalement tant que la vampire n’aurait pas repris des forces en se nourrissant, et elle serait épuisée. Le Nordique pouvait voir qu’elle avait déjà perdu de l’énergie, en quantité. Il inspecta mieux la plaie : aucune trace de crocs, il en était certain. Un profond soulagement l’envahit à cet instant précis. La peur le quitta doucement, en même temps que les schémas qui s’étaient montés dans son esprit, face aux scénarios les plus catastrophiques qu’il avait envisagés. Il se plaça à côté de Ramona, affaiblie, et de sa main releva son visage. « Tu ne vas pas mourir aujourd’hui. » Il put lire un soulagement dans ses traits, et il lui envoya un léger sourire, trahissant son propre soulagement. « Mais on ne peut pas traîner. Il faut rentrer au plus vite. » Ils pouvaient percevoir les teintes du ciel commencer à changer. L’aube se préparait et il fallait qu’ils se mettent à l’abri. « Et que ces satanées créatures ne nous rattrapent pas. »



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MessageSujet: Re: Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3   04.10.18 9:31

« Arrête de bouger, Ramona ! »

Elle se figea dans le néant. Statue au visage de cire contemplant un avenir futile et inexistant. Les secondes s’égrainaient. Mortelles. Et vaines. Les yeux posés au delà de l’atrium, elle contemplait, silencieuse, les créatures qui se démenaient pour trouver une issue jusqu’à elle. Elle les regardait grimper sur les murs puis choir lourdement dans un cri de frustration manifeste. Son sang les attirait. Elle les attirait. Elle. Alors qu’ils l’avaient eu.
Ses oreilles vrillaient au son des hurlements de ces créatures infernales, et la voix d’Ambroise lui paraissait si lointaine. Le sang sourdait lentement, mais à un rythme régulier. Elle pouvait en sentir sa caresse dans ses reins, sa substance glisser sous ses yeux. Car oui elle pleurait. Le temps semblait suspendu et aussi patiente que la grande faucheuse en personne, elle attendait la chute du couperet. Patiemment, elle  redoutait que la voix d’Ambroise s’élève pour la condamner. Et en face, les créatures tombaient. Et sur son visage d’albâtre les larmes coulaient…

_Ramona ! Arrête donc de rêvasser. Ta soeur est déjà prête elle.  
La petite claque sur sa joue sortit la petite fille de sa torpeur. Surprise elle regarda alors sa mère s’éloigner. Oui. Sa soeur était prête. Dità était ravissante dans sa petite robe blanche, et souriante comme jamais. Dità était parfaite. Toujours parfaite.
Son esprit sauta alors au souvenir de la naissance de son fils. Les cris du nourrisson à la peau rose et flétrie, puis à ce sentiment incroyable lorsqu’on le lui mit dans les bras. Il était magnifique. Et ce pouvoir, cette sensation… ce peau contre peau… Un coeur qui s’arrête net pour mieux repartir, mu par un amour aussi puissant qu’éternel. Son fils.

Puis le rire diabolique du monstre et l’odeur du sang. Omniprésente. Son sang. Et un rire qui n’en était pas un. Des gémissements et des cris. Ses gémissements ? Ses cris ?


Ce n’est que la voix d’Ambroise annonçant le verdict qui l’arracha à ses souvenirs. Verdict ? Non. Situation. Il fallait sortir d’ici. Sans réellement comprendre ce qui se passait elle le dévisagea un long moment. Ambroise. Il ne lui disait rien de sa blessure, son visage figé par l’horreur. N’osait-il pas ? Ambroise. Celui qui l’avait sauvée d’une mort certaine, il y avait bien longtemps. Elle le sentit la soulever, et se diriger rapidement vers la sortie. Ses yeux ne quittaient plus les enragés, qui s’éloignaient malgré tout. Créatures infâmes et putrides. Chimères des enfers et monstres des abysses de l’horreur. Ses yeux se posèrent alors sur l’obscurité grandissante tandis que le chasseur la menait, elle ne savait où… Chaque pas lui arrachait une douleur lancinante à la limite du tolérable. Et à chaque pas, sa terreur et sa certitude grandissaient. La douleur était trop intense pour être vaine. Tout en elle résonnait la déchirure du corps et la fatalité abjecte. Elle était certaine que son coeur s’était remit à battre. Elle pouvait l’entendre et sentir les battements survoltés du palpitant retentir furieusement à ses tempes. A moins que ce ne fussent les pas du Viking ébranlant son être ? Lentement dans son esprit repassait la scène du cauchemar. Son saut fatidique. Elle revoyait ses doigts s’agripper désespérément au lustre. Elle le voyait cédait au ralentit. Puis elle sentait. Elle sentait la morsure de la souffrance la percuter par derrière et anéantir ses espoirs.

Elle renversait la terre sur la tombe de son fils. Le coeur anéanti, et une vie au bord de l'abime de l’immortalité. Ses yeux se posaient sur la ligne d’horizon où lentement le soleil faisait son apparition. Etait-ce la fin d’une existence ? Avait-elle seulement vécu ?
Bien sur que oui. Son petit, son tout petit. Les autres tombes lui paraissaient tellement insignifiantes à coté de celle du nourrisson. Son bébé. Elle connaissait les histoires. Ne pourrait-elle pas seulement attendre là ? Attendre là que l’astre céleste mette un terme à son supplice ?


Elle ignorait encore pourquoi cela ne s’était pas passé ainsi.
Lorsque le chasseur la reposa au sol, elle s’appuya à sa monture, puis se redressa aussitôt dans une grimace de douleur. Ça faisait tellement mal. Elle ne parvenait pas à croire, à comprendre, ce qui venait de se passer. Etait-ce vrai ? Etait-ce possible ? Tout cela pouvait-il basculer si vite ? D’un regard vide, elle observa les mouvements précipités d’Ambroise. La panique dans ses gestes, la terreur gravée sur son visage. Ambroise… Doucement, hors d’elle et glissant dans son dos, elle sentait le liquide poisseux s’écouler. Et doucement, loin d’elle, elle sentait ses forces et son esprit s’éloigner. Alors les murs de la rationalité tombèrent pour laisser place à cette sénilité qui avait, jadis, dévoré son âme. Cette folie qui se repaissait de sa pauvre mortalité avant que le chasseur ne la trouve, et ne lui offre une vie.

_Ramona, miláčku.
Ramona ma chérie.
Face à elle même, elle contemplait celle qu’elle était jadis, son fort accent slave emplissant tout l’espace et faisant écho en son âme.
_Tu as bien changé miláčku.
_Je sais…
Enfin…
Elle le comprenait à peine maintenant.
_Je ne savais pas…  

Elle s’interrompit, cherchant ses mots. Mais son reflet vêtu d’une robe de parfaite épouse ne lui laissa pas le temps de trouver.
_Tu ne savais pas quoi ? Que tu changerais à ce point ? Et que tu finirais par aimer ça ?
Cette vérité en plein coeur. Une blessure aussi profonde que véridique. Et un grand, très grand sentiment de culpabilité. Peu à peu, le col de chemise du reflet se teinta d’un rouge pourpre et éclatait en elle la grêle des récriminations. L’accent se fit menace, et les mots poignards.
_Tu as vécu accrochée à ton passé miláčku. Et tu en a oublié l’essentiel. Vivre. C’est pas faute pour lui d’avoir essayé de te le faire comprendre. Pauvre diable. C’est toi l’idiote. Kreten. Mais réjouis-toi miláčku. Tu vas pourvoir le revoir. Tu vas pouvoir le resserrer pour l’éternité dans tes bras. Ton fils.
Son fils. Oui.


« Oui… » Le murmure s’était échappé de ses lèvres comme en réponse à Ambroise.
La voix de ce dernier résonnait parfois à ses oreilles, lui posant des questions dont le sens lui échappait. Elle était fatiguée. Très fatiguée. Et elle en connaissait la raison. Sa douleur et son état asthénique, ses idées insensées et les fantômes qui surgissaient… Tout cela ne pouvait signifier qu’une chose : le venin se frayait un passage en elle. Au fur au mesure que de sa blessure le sang s’écoulait… La seule chose réconfortante était qu’elle reverrait un être particulièrement cher à son coeur. Le paysage se fit plus flou, et elle désira un instant s’abandonner. Elle ferma les yeux. Elle allait enfin revoir son fils. Son tout petit. Mais de nouveau cette voix. Cette voix qu’elle chérissait aussi... Perdue sur le "qui suivre" elle rouvrit les yeux en sursautant légèrement, le souvenir lui revenant. Son autre elle avait raison. Elle avait tout gâché, accrochée à un passé qui lui échappait depuis trop longtemps. Figée dans un souvenir qui n’avait plus raison d’être. Elle avait pourtant eu la chance et l’honneur de croiser la route d’un homme incroyable. Un homme qui malgré son profond désir de solitude l’avait pris sous son aile. Il avait tout tenté. Tenté de lui apprendre les rouages de cette existence immortelle. Tenté de lui apprendre à survivre et simplement vivre. Mais elle avait été trop idiote pour l’entendre pleinement, le croire et l’accepter. Et cela, ce soir lui était ravi. Une nouvelle vie de perdue. Une nouvelle existence abandonnée au néant. Elle ne voulait pas mourir. Non.
Mais elle le comprenait trop tard.

Lorsqu’elle pénétra dans l’eau, la froideur des flots furent comme un baume apaisant sur son âme. Elle allait enfin pouvoir s’y glisser, cela irait plus vite. Cela engourdirait son corps et son esprit, et mettrait enfin un terme à son tourment. Elle trébucha, recevant la claque froide de l’eau, l’onde continuant d’emporter son énergie au loin. Mécaniquement elle suivit Ambroise, et de nouveau lui montra son échine. La première giclée sur son dos blessé la fit sursauter. Piteusement elle tenait sur sa poitrine les vestiges de ses vêtements toujours accrochés à ses bras par les manches. Et inconsciemment elle avait saisit au creux de sa main, le médaillon qu’elle portait toujours autour de son cou. Chaque rincée la faisait frissonner et chaque rincée faisait revenir à son esprit les détails de ce qui venait de se passer. Elle avait croisé des enragés. Elle avait tenté de les fuir mais ce faisant, l’un d’entre eux l’avait atteinte. Il avait sauté avec elle, et s’était accroché à elle, la lacérant profondément. Il avait planté ses crocs, certainement. En témoignait le silence lugubre de son compagnon. Et elle allait mourir.
Par la main d’Ambroise, en promesse à un accord passé il y a bien longtemps.
Mourir par la main d’Ambroise… Ambroise.
Lui qui lui avait tant appris, tant offert. Lui grâce à qui elle avait retrouvé une raison de vivre, une utilité. Une place dans ce monde. Elle lui devait tellement. Et aujourd’hui elle avait faillit. Plus jamais. Plus jamais elle n’entendrait ses remontrances, n’écouterait ses conseils, s’imprégnerait de son enseignement. Elle avait été trop stupide, trop caractérielle. Plus jamais elle ne l’entendrait se moquer d’elle, ne verrait ce sourire si coquin et ces yeux si rieurs. Si beaux… Plus jamais…
Mais elle allait mourir par la main d’un homme bon et honorable. D’une mort propre et rapide. Et elle reverrait son fils. Pas même ses parents, sa soeur, son mari. Son fils. Son tout petit. Complètement dévastée elle s’accrochait à cette idée avec conviction. Car c’était la seule chose qui lui restait désormais.

Immobile, au milieu des flots et tenant piètrement ses guenilles contre elle, elle attendait la morsure de l’acier sur sa nuque, regrettant une existence qu’elle n’avait su savourer. Il était trop tard. Ambroise passa devant elle, et elle leva vers lui des yeux rougis par des larmes sanguinolentes. Pourquoi lui imposer un dernier regard ? Il la toucha. Comme une caresse. Torture.
« Tu ne vas pas mourir aujourd’hui. »


Suspension. Bug dans la matrice. Pause à la désolation et à la damnation.
Quoi ?
Elle fronça doucement les sourcils, ses mots se répercutant dans son esprit malade. Elle n’allait pas mourir. Cela voulait dire que… La créature n’avait pas planté ses crocs en elle ? Elle reverrait la lune se lever ? Elle reverrait Apolline et continuerait à parcourir le monde avec Ambroise ? Une autre chance lui était offerte ? Le sourire qu’il lui adressa confirma ses doutes. Oui. Elle survivrait. Elle ouvrit la bouche, laissant un soupire imprégné de sanglots s’échapper. C’était impossible.
« Tu es sur ? Je n’ai pas… Il n’a pas… ? » De nouveau les larmes, tandis qu’elle réalisait doucement ce à quoi elle avait échappé et cette nouvelle opportunité qui lui était donnée. Tandis que toutes ses perspectives de mort se renversaient pour de nouveau laisser place à un avenir. Lentement elle repoussa Ambroise de la main et se dirigea vers la rive. Les larmes coulaient abondamment, et instinctivement son corps cherchait à reprendre un souffle. Un sentiment de nausée la prit soudainement et elle toussa ne parvenant à vider son estomac vide. Elle vivrait.
Elle se laissa alors tomber sur la grève, prise de tremblements et serrant fortement la médaille de son enfant, y imprimant le contour dans sa paume. Les mots du Vikings lui parvinrent avec plus de clarté. Elle approuva de la tête puis plaqua ses mains mouillées sur son visage, inspirant profondément et s’essuyant les yeux. Elle resta là quelques secondes, le visage enfouis et remerciant les dieux ou peu importait qui. C’était tellement douloureux… Physiquement. Mais aussi psychologiquement. Finalement elle leva le regard vers Ambroise, et le contempla longuement. Cet homme prenait une toute autre dimension dans son esprit.
« Je suis désolée. Je suis désolée. Je suis vraiment désolée. » Désolée de ne pas avoir compris plus tôt. Désolée d’avoir manqué à sa tache. Désolée de ne pas avoir été à la hauteur. Désolée d’avoir cru mourir ce soir. Désolée, de ne jamais avoir fait le deuil de son enfant. Désolée de tant et tant de choses… Elle eut envie de tout lui dire soudainement. Tout avouer avant que la mort ne frappe une nouvelle fois. Tout… Tout ce qui lui passait par la tête, et qu’elle ne comprenait pas encore. Mais submergée elle ne trouva pas les mots. Alors elle tenta de se relever, difficilement. S’agrippant la bride d’un cheval, elle se servit de la force de celui-ci pour se relever. D’un geste tremblant, elle se saisit de la fourrure que le solitaire lui avait offert quelques semaines plus tôt et d’un mouvement fébrile la passa sur ses épaules. Son dos la faisait toujours atrocement souffrir, et elle comprenait difficilement comment elle pouvait survivre à ça. Mais Ambroise avait dit qu’elle vivrait. Et elle avait confiance en Ambroise. Toujours. Enfin elle se positionna devant la monture et attendit que son compagnon l’aide à monter. Elle n’en avait pas la force. Elle avait froid, était épuisée, choquée, et elle tremblait. Elle voulait un endroit sûr et chaud. Et surtout elle voulait du temps. Du temps pour assimiler le fait qu’elle survivrait. Du temps pour digérer sa peur et tout ce qu’elle avait éveillé. Du temps pour de nouveau se retrouver face à elle-même et dire adieu à celle qu’elle avait été.
Du temps qui lui manquerait si l’on en jugeait le jour qui commençait à poindre…


In the darkness under the moon my doomed soul. ©️alas.
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Ambroise Delacroix
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☾ âge : 32 ans - 500 ans.
☾ métier : chasseur de primes.
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☾ origines : Fin fond de la Norvège.
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MessageSujet: Re: Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3   13.10.18 10:26

L’analyse n’était pas volontaire, mais le constat lui sautait à la figure. Il était pétrifié à l’idée qu’elle pouvait être contaminée par une morsure qui la condamnerait. Pas parce qu’elle pouvait se retourner contre lui, le venin transformant la personne qu’elle était et la maudissant. Mais parce qu’elle serait perdue, et qu’il avait promis. Promis de mettre un terme à son éternité alors que la transformation serait imminente ; l’idée le révulsait tout entier à présent. Il s’en sentait incapable alors que le moment pouvait être si proche. Ramona était devenue trop importante pour lui, au fil des années et des kilomètres parcourus ensemble. Comment effacer soixante-dix années passées en tête à tête ? Il n’avait jamais songé à partager la route aussi longtemps avec quelqu’un. La partager plus de quelques mois avait été inhabituel tout au long de sa vie de créature de la nuit, alors des décennies… La personnalité de son apprentie l’avait toutefois assez intrigué pour la laisser se faire une place à ses côtés. Une place désormais acquise et naturelle. Le Nordique se posait parfois la question, depuis quelques années, du moment opportun où il pourrait reprendre la route en solo : la brune était à présent suffisamment entraînée, elle avait vu assez du monde auprès de lui, pour pouvoir faire son bout de chemin, seule, elle aussi. N’était-ce pas leur dénomination ? Les solitaires. Etre solitaire à deux, la pensée l’avait fait sourire plus d’une fois alors qu’il y songeait.
Mais il n’avait pas envisagé une séparation de la sorte : celle où il devrait mettre un terme à la vie de son apprentie.
Il chassa les pensées noires de son esprit. Il y avait une chance pour que cet enragé n’ait pas signé l’arrêt de mort de la Tchèque. Et Ambroise avait décidé de s’y accrocher le plus longtemps possible. Il s’efforçait de croire qu’elle était en sécurité, loin de ces monstres, filant vers la Cité où résidaient toutes ses chances de survie. La route lui paraissait longue, alors que les minutes filaient. Peut-être était-ce l’une des rares fois où le temps lui semblait compté. Il portait son regard sur Ramona qui avait les yeux fermés, et laissait tomber sa tête contre lui, comme assoupie. Or, il savait pertinemment que le venin pouvait créer des endormissements, la plongeant dans des songes étranges, l’épuisant tout entière. Sans compter la plaie qui ne se refermerait seulement si elle pouvait se nourrir. Pas un village alentour pour se nourrir à la source ; l’immortel sentait au fond de lui qu’il était prêt à mettre un village à feu et à sang pour la sauver.

Arrivant près de la rivière, là où les enragés n’approcheraient pas, il la fit descendre, l’invitant à entrer dans l’eau froide. La nettoyant, le soulagement l’envahit alors qu’aucune morsure n’apparaissait, et que seules les tranchées faites par des griffes se distinguaient. Les plaies profondes peinaient véritablement à se refermer ; le venin devait puiser dans les ressources de la vampire, empêchant son système de réparer les chairs alors qu’il combattait déjà le poison. La nouvelle devait être partagée aussitôt. Il releva vers lui le visage de Ramona, voulant à tout prix la rassurer et lui insuffler l’idée de lutter encore un peu, le temps de rallier New Abbotsford. Il découvrait alors toute l’angoisse qui l’avait envahie, ses joues rougies par des larmes carmin : elle avait perdu tout espoir, quand lui en avait gardé pour deux au fond de lui. Elle n’était pas condamnée, et il ne lèverait pas sa lame sur elle. Doucement elle prit conscience des paroles qu’il lui avait adressées, et il put voir une multitude de changements sur son visage, passant de l’incompréhension, à la surprise, à une forme de détresse. Elle se détourna de lui lentement, laissant les sanglots la submerger. Les iris clairs posés sur elle, il la surveillait, tout en la laissant assimiler tout cela. Elle devait avoir l’esprit en vrac, remettre ses émotions dans le bon ordre, comprendre que la peur pouvait la quitter. Bien qu’il doute que les enragés la hanteraient encore un long moment après cet épisode. Lui aussi, d’ailleurs. Jamais il ne les avait autant craints qu’en les voyant à l’œuvre cette nuit, si nombreux, si affamés. La pensée le fit surveiller les alentours avec une crainte mal dissimulée. Ils pouvaient être des dizaines dans les bois à proximité, et sentir le sang qui s’écoulait doucement de l’apprentie. Pas un mouvement ne fut distingué et il en fut soulagé. Il s’approcha doucement de la berge, là où Ramona se reposait, essayant de remettre les choses en ordre, lui disant ensuite qu’il ne fallait pas rester trop longtemps ici. Elle acquiesça doucement, et il la laissa encore prendre un peu de temps.
Croisant son regard, il se tut, alors qu’elle lui présentait des excuses. Il fronça un instant les sourcils, ne comprenant pas d’où tout cela venait. Etait-elle désolée pour son comportement envers lui au cours des derniers temps ? Désolée de lui avoir fait peur ? Ou cela allait-il plus loin que ça ? Même s’il avait voulu en comprendre la véritable teneur, il garda le silence, parce qu’ils n’avaient pas le temps maintenant, et parce qu’il n’était pas doué pour trouver les bons mots, surtout avec elle, qui avait été si pudique à son égard, enfermée dans ses souvenirs, conservant soigneusement sa place d’apprentie au lieu de s’affirmer davantage à ses côtés.

Elle se leva, et il n’ajouta rien d’autre, la suivant et veillant à ce qu’elle se hisse correctement jusqu’au cheval. Il fouilla dans ses affaires, cherchant une cape épaisse, voyant le ciel s’éclaircir lentement mais sûrement au loin, craignant l’astre diurne. Il s’en entoura : elle le protègerait au mieux des premiers rayons qui viendraient frapper son échine. Retournant auprès de Ramona, sans effort, il la souleva pour qu’elle monte à cheval et se hissa aussitôt derrière elle, faisant courir la cape sur ses bras, alors qu’il enserrait la silhouette abîmée contre lui. Son ombre la protègerait des rayons du soleil. Ils se mirent en route sans plus tarder, et Ambroise poussa le cheval au galop : le temps était compté, pour eux deux. Seuls les sabots des chevaux martelant le sol se faisaient entendre dans l’aube naissante. Une brume s’échappait des nasaux dilatés des chevaux poussés au maximum. Le Nordique sentit au bout d’un moment la tête de son apprentie contre son épaule, tombant doucement. « Reste éveillée, Ramona. » souffla-t-il à son oreille, d’un ton bien plus doux qu’à l’accoutumée. D’un coup de talon, il incita la monture à donner encore plus.

New Abbotsford pointait dans le visuel. Le premier rayon de soleil perça au même instant, dégageant une chaleur inhabituelle, désagréable. Il lui était impossible de se rappeler ce que cela lui procurait lorsqu’il était encore humain, lorsqu’il s’appelait Eivind et qu’il attendait ces journées de beau temps pour aller pêcher. A présent, le soleil l’avait banni et lui faisait comprendre que sa tolérance à son égard avait des limites, même avec cette cape. A chaque seconde, ils étaient un peu plus près, et à chaque seconde la tiédeur grandissait ; les mains dépassaient de la cape et reçurent un éclat de lumière qui le brûla instantanément. Un grognement sourd lui échappa, alors qu’il tentait de recouvrir sa peau pour les dernières centaines de mètres à parcourir qui lui semblaient interminables. Mais peu importait sa propre douleur, seule l’idée d’emmener Ramona se faire soigner comptait.
Arrivant à l’entrée principale, il ordonna qu’on lui ouvre, tenant son apprentie fermement contre lui. Et lorsque le garde mit un peu trop de temps à vouloir connaître son identité exact, le prédateur fit surface, menaçant ce mortel de le vider de son sang sur le champ s’il ne se décidait pas à lui ouvrir, les rayons brûlants faisant sentir leur présence plus que jamais dans son dos. « Il faut que je vois Apolline Delacroix, c’est ma sœur. Envoyer n’importe qui à la Reine Lucrezia, demandez-lui de confirmer mon identité et mon allégeance, je serai au dispensaire si vous voulez me trouver. Maintenant laissez-nous entrer, elle a besoin de soins et je ne vais pas tarder à brûler sur place. » Il avait une envie irrépressible de lui arracher la tête et laisser Ramona se nourrir à la source s’il continuait à hésiter. Un garde partit en amont, et quelques secondes plus tard, ils se décidèrent à lui ouvrir enfin les portes. Il traversa la ville au plus vite, la lumière de l’astre coupée par les remparts, lui donnant un peu de répit. Enfin il arriva devant le dispensaire, descendit de cheval, les attacha là où il put, puis fit descendre doucement Ramona. Au lieu de la déposer, il la garda contre lui, lui permettant de garder ses dernières forces. Ramona s’agrippait contre lui, comme s’il était son refuge. « On y est, on va s’occuper de toi. » Ses mains et le début de ses avant-bras le faisaient atrocement souffrir mais il n’en dit rien, jusqu’à arriver à la porte où se trouvait Apolline. Il l’ouvrit sans plus de cérémonie, et trouva sa cadette en train de terminer de ranger des dossiers, sûrement prête à partir se réfugier chez elle pour la journée. « Elle est gravement blessée. Elle a besoin de sang. Et de tes soins. » Elle lui indiqua un lit disponible, en toute hâte, où il put l’allonger sur le côté. Elle semblait à bout de force, à peine consciente. D’un geste doux, il repoussa les cheveux qui lui tombaient sur le visage. Apolline retira la fourrure et la débarrassa des derniers lambeaux de vêtements qui se trouvaient sur Ramona, plein de sang. Ambroise se recula dans un coin, découvrant une fois de plus le dos abîmé de la Tchèque. Sa sœur se tourna vers lui, et au regard qu’elle lui envoya, il vit l’angoisse qui l’envahit alors qu’elle comprenait de quelle façon elle avait été blessée. Après l’avoir examinée de longues minutes, la soigneuse se tourna vers son frère : « Elle a eu de la chance. » Elle attrapa ses mains avec délicatesse, et les regarda sans ajouter quoi que ce soit, avant de croiser les iris clairs. Mais il pouvait deviner les pensées de sa soeur, alors il baissa les yeux. Puis elle partit chercher plusieurs poches de sang, alors il contempla la fine silhouette étendue, soupirant de soulagement. Non, elle n'allait pas le laisser seul.
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Some hearts understand each other in front of Death ☾ Ambrona <3
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