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  The Little Mermaid - Magdalena & LucreziaVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Lucrezia Darras
reine de newabbotsford
« the world changes, we do not, therein lies the irony that kills us. »


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☾ arme fétiche : une dague dotée d'un saphir incrusté dans le manche que son défunt mari avait fait faire spécialement pour elle.
☾ origines : elle se sait italienne, mais a vécu tellement de vies qu'elle ne sait plus si ce pays la caractérise vraiment.
☾ statut : veuve


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MessageSujet: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Jeu 5 Juil - 13:06

The Little Mermaid Magda
avec @Magdalena Squibb.
Magdalena avait été ma première infante. Avant la Grande Guerre je n’avais jamais éprouvé le besoin de transformer un humain, trouvant sans doute que les responsabilités étaient immenses. Ou bien égoïstement je ne souhaitais pas avoir à partager mon temps entre celui-ci et Louis. Ce fut ma profonde tristesse, moteur de ma haine qui avait prit le dessus lorsque mes crocs aiguisés avaient transpercé la peau fine de la fille Squibb. Si j'avais su que le gouffre immense qui enveloppait ma tristesse ne serait pas détruit, mais qu'en plus Magdalena serait un fardeau supplémentaire à porter, j'aurais sans doute agit avec beaucoup moins d'impulsivité. Cette relation malsaine qui nous liait aujourd'hui ne trouverait aucun répit tant que l'une ou l'autre s'évertuait à se complaire dans la haine.
Lorsqu'on vint m'apprendre que Magdalena avait tenté d'en finir avec sa vie, le premier sentiment qui jaillit fut la colère. De quel droit avait-elle fait ça ? Je me sentais humiliée par son acte. M'accrochant à cette colère, j'autorisais Megara à faire ce qu'elle souhaitait de sa personne, ne souhaitant recevoir aucun rapport, aucun détail. Je la rayais purement et simplement de ma vie. Jusqu'au jour où prise dans un sommeil qui semblait profond, je me réveillais en sursaut. C'était une douleur sourde qui m'avait sorti de ma léthargie. Une douleur qui m’assaillait les entrailles. Une douleur que je n'avais jamais connu jusque là. Un vide profond me submergea, il me manquait quelque chose. Du sang ! Je m'étais levée malgré mon instinct qui me dictait de rester à l'abri, le soleil était encore bien trop haut dans le ciel et je courus presque jusqu'à ma réserve personnelle d'hémoglobine. Il y avait des litres de sang à ma portée et je n'en laissai pas une goutte. Ce fut au moment où mes canines en réclamèrent plus, que je sus que la faim que je ressentais n'était pas la mienne, mais bien celle de Magdalena.
[...]
la veille du bal
Je descendis les quelques marches menant aux cachots ordonnant aux gardes d'un signe de tête de partir faire un tour. L'atmosphère était humide et la puanteur qui régnait m'obligea à froncer le nez. Des plaintes faibles se firent entendre au bout du long couloir sombre, mais je n'y prêtais aucune attention, m’avançant à pas feutrés vers la cellule de mon infant. Je restai un instant à l'observer. Ses joues étaient creuses, son visage encore plus pâle que d'ordinaire et d'horribles cernes soulignaient ses yeux d'un bleu devenu presque terne. Seul le manque de sang pouvait transformer un vampire à ce point. Dans un soupir, je sortis de ma cape une clé et ouvris la porte dont le grincement raisonna à travers les tunnels souterrains. Je m'assis sur un blanc qui se trouvait en face d'un lit miteux, non sans avoir déplié un mouchoir sur celui-ci avant d'y déposer mon derrière. Hors de question que je me salisse.
Magdalena ne semblait pas vouloir entamer la conversation et on resta là durant un bon moment à s'observer. Seul un goutte-à-goutte régulier et le bruissement des flammes des torches se faisaient entendre. Je me décidai enfin à briser le silence et sortis un livre ancien, dissimulé lui aussi dans une des poches de ma cape. « Je t'ai apporté de la lecture. » D'un geste à la fois rapide et fluide, je balançai ce dernier sur son lit. La couverture de cuir ne laissait transparaitre aucun titre, mais je savais qu'elle le reconnaitrait. Il s'agissait d'un de ses livres préférés. Peu importait le mépris que je ressentais pour elle, mon cerveau ne pouvait s'empêcher de retenir ce genre d'information.
Pour la première fois de ma vie de Reine, les mots me manquaient. J'aurais voulu lui demander comment elle allait sans paraitre trop pathétique. Son acte me rongeait bien plus que je semblais vouloir l'admettre. « Pourquoi Magda ? » Mon ton habituellement froid et cassant lorsque je m'adressais à elle, était sincère et honnête. Je voulais comprendre quel désespoir l'avait poussé à tenter le pire. Plus qu'une honte à mon égard, je vivais à présent son geste comme un échec personnel et l'arrivée de Yulian mon créateur y était sans doute pour beaucoup dans cette remise en question.
©lastroadtohell



   
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Magdalena Squibb
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☾ compétences : L'écriture et les poèmes... (ainsi que la médecine moléculaire, parce que je ne suis pas une Squibb pour rien).
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MessageSujet: Re: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Jeu 5 Juil - 23:05



"The Little Mermaid"

Un passé lointain, Pour un futur sans lendemain... - Lena



    Il paraît que je suis vivante, pourtant je parviens à douter de ce fait. Mon coeur a longtemps cesser de battre, mais paradoxalement j'ai encore le malheur de goûter aux supplices de la chair : souffrances comme plaisirs. Il paraît que je suis morte, pourtant je parviens à croire le contraire. Seule les morts n'ont plus cette notion du temps, les tracas d'une vie s'amenuisant ce n'est plus de leur souci. Pourtant, le temps passé ici me semble relativement long entre mes séances de tortures quotidiennes et la faim tiraillant mes entrailles. Je me croyais assez forte pour ne pas offrir à ces monstres le plaisir de me voir faiblir devant eux. Mais... Je ne suis pas morte, ni même vivante et mon corps me force à plier le genou pour avoir au moins une goutte de sang que je n'hésite jamais à lécher directement au sol. Combien de jours ou de nuits sont passés, je dors presque plus depuis un long moment... Impossible avec la soif et la douleur. Des fois j'en viens à penser que ce que je vis n'est qu'un cauchemar éprouvant, que tout est en fait dans ma tête : celle d'une hystérique à en devenir.
    En effet, peut-être que je vais bientôt me réveiller dans les bras de ma mère et réaliser que les vampires n'ont en réalité jamais existé. Oui. Ce sera idéal, je vivrais comme j'aurais dû vivre et je mourrais de vieillesse comme tout le monde sur cette fichue planète bleue, pas vrai ? Quel bel espoir que voilà, un de ceux que j'idéalise souvent depuis que je baigne dans cette crasseuse humidité et cette obscurité. Oh je crois aussi que mes pensées ont longtemps cessé d'être les miennes, seule la bête pathétique avides de sang, s'exprime librement à travers tout mon être comme un parasite bien installé, rongeant ma raison. Il arrive des fois que même à travers les difficultés, j'arrive à redevenir moi-même, j'arrive faire passer ma personnalité au-dessus de la pathétique chose qui m'habite. Et c'est d'ailleurs en cette soirée que j'ai pu faire régresser l'instinct primaire pour le caractère plus civilisé de ma personne. C'est aussi miraculeusement ce même soir que ma génitrice décida de venir en personne constater ce que j'étais devenue à la place de sa fille chérie, Victoria.

    Lorsqu'elle entre dans ma cellule, bien différente de celle plus petite et plus crade que j'avais au début, je suis recroquevillé sur mon lit, mon dos posé contre le mur. Sa présence ne m'inspire rien, la fatigue qui m'habite m'empêche de me poser les questions adéquates. Je me contente de la fixer, murée dans un silence qui se veut toutefois très significative. En cet instant, je ne voyais rien à lui dire, rien qui mérite que je m'ouvre à une conversation avec elle. Oui. Si elle était venue apprécier le spectacle et bien, la représentation sera silencieuse. Je ne suis ni heureuse, ni même dégoûtée de la voir, avalée dans un sentiment d'une totale indifférence. Elle est presque une étrangère... Pourtant, il suffit de quelques mots et un objet en particulier pour que cette indifférence soit brisée d'un revers de sa main. Mes yeux se posent confus un long moment sur le livre à mes pieds. Comment pouvait-elle savoir que ce livre en particulier a toujours su égayer mes nuits malgré la relecture répétitive de ce dernier ? Ce serait une bien trop grande coïncidence que de choisir cet oeuvre spécifique.
    Mes yeux se posent sur la femme en face de moi, perturbé... Elle n'aurait pas pu savoir cela sans avoir cherché à s'intéresser à moi dans tout ce que je suis vraiment à l'intérieur et derrière la piètre image de la fille Squibb qu'elle a offert à sa cité. Lentement, un doute s'installe à travers mon esprit lasse et je me demande intérieurement à quel moment elle va faire tomber le masque et se montrer cruelle une nouvelle fois. Une prudence toute justifiée quand je n'ai connu que le mépris de la part de cette femme... De la mort de ma famille, à ma transformation. Je n'en parle jamais, mais le fait qu'elle m'ait délaissé dans ma souffrance juste après avoir fait de moi son infant est restée gravé en moi et ce, aussi douloureusement que d'assister impuissante à la folie qui l'a poussé au massacre de mes proches. J'ai des raisons de la haïr pour bien des choses et peu importe ce que diront les commères et les hypocrites. Pourtant, ce soir je n'ai plus la force de continuer à lui vouer une haine viscérale... je n'en ai même plus pour aimer qui que ce soit en cet instant.

     Puis la question tomba sous un ton qui me laisse l'espace de quelque seconde penaude tant celle-ci me prend au dépourvue. Un simple pourquoi ? Qui pouvait engendrer tellement de contexte, pourtant je savais en cet instant qu'elle sujet elle voulait aborder. Mais intérieurement, je me demande pourquoi elle veut justement l'aborder. Cette attitude intéressée par ma personne, le fait qu'elle m'apporte mon livre préféré... Ce n'est pas la reine que j'ai toujours connue, qui est-elle et qu'est-ce qui l'amène vraiment ? Mes yeux la fixe un moment, toujours dans cette position recroqueviller. Pourquoi se montre-t-elle que maintenant, quand je suis désormais arrivée à ce point où je n'ai ni envie de la haïr, ni même de l'aimer ? Quand la seule chose qui m'intéresse c'est la mort véritable... Pourquoi se montrer ainsi, est-ce un piège ? Veut-elle que je reviens vers elle pour mieux écraser ce qui me reste de coeur ?
    Je finis par détacher mon regard de cette femme, resserrant mon étreinte autour de mes jambes. « Je ne tiens plus à guerroyer avec toi... Comme je suis lasse de ton mépris à mon égard. » Je ressers encore un peu plus mon étreinte et j'ajoute immédiatement. « Alors, j'ai voulu répondre aux désirs de tous en m'ôtant cette non-vie. Enfin, tous... Tu es la seule dans cette cité semble-t-il à qui cette solution ne convient pas... La seule. » Comme déterminée à prolonger ma souffrance qui ne fait plaisir qu'à elle-même quand les autres veulent juste me voir morte, Megara la première.



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LENA
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Lucrezia Darras
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MessageSujet: Re: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Lun 9 Juil - 21:23

The Little Mermaid Magda
avec @Magdalena Squibb.
Il m'était douloureusement difficile de voir Magdalena dans cet état. Je m'y étais pourtant préparée, mais la réalité était bien pire que ce que j'avais imaginé. La déchirure qui se créa au niveau de ma poitrine lorsque je m'en rendis compte aurait pu me faire perdre le souffle si j'en avais encore un. Elle paraissait vouloir se faire toute petite, au point de se recroqueviller sur elle-même. D'instinct ma main voulut se poser sur son épaule, afin de l'apaiser comme on apaise un animal blessé. Mais je me retins.
A travers ses grands yeux bleus qui m'observaient, je l'imaginais se questionner. Elle devait sans doute se méfier et elle avait toutes les bonnes raisons de le faire. Cependant, je ne pus m'empêcher de me sentir blessée par tant de crainte. Je ne savais pas comment m'y prendre pour apaiser les choses entre nous et la question m'échappa avant même que je puise penser à la retenir. L'effet de surprise devait être aussi présente sur mon visage que sur le sien. Sa réponse me déstabilisa.
« Tu te trompes ! » Mon premier réflexe avait été de nier. Étais-je vraiment la seule à me préoccuper de son sort ? Moi qui avais mis tant d’acharnement à veiller à ce que tout le monde sache qui était sa famille. Voulant à tout prix qu'on la haïsse autant que je pouvais haïr son nom. Et maintenant que j'avais tout ce que je voulais avoir, qu'elle était à ma merci, assez faible pour ne même pas tenter de faire semblant, voilà que je n'y trouvais aucune satisfaction personnelle.
Je tenais Magdalena responsable de tous mes maux depuis tant d'années. Déversant ma tristesse et ma colère aveuglement. Ne voulant pas affronter la réalité. Louis était mort. Et la vérité était que je me sentais coupable de ne pas avoir été avec lui à ce moment là. Peut-être aurais-je pu le sauver ..  
Il était temps que je prenne mes responsabilités. Que j'éduque mon infant au même titre que j'avais pu éduquer ceux qui avaient suivi. « Nous ne nous jetons pas aux flammes en espérant que quelqu'un nous pleure Magdalena. » Durant de longues années, la majorité passées sur cette terre, je m'étais contentée de la reconnaissance à travers les yeux de l'être aimé. Me pensant incapable, trop faible pour faire quelque chose et accrocher la lumière par moi-même. Je détendis mes jambes et appuyai mon dos contre la paroi humide de la cellule, nien loin de la colonne vertébrale rigide et du visage crispé que j'offrais habituellement. « Je suis la Reine d'une Cité importante du Nord. Bon nombre de gens voudraient voir ma tête coupée. Je croise certains d'entre eux chaque jour, ils s'inclinent en me voyant et me disent ce que j'ai envie d'entendre. Des ennemis invisibles, tapis dans l'ombre, attendant le moindre signe de faiblesse de ma part. » Je laissai mon regard vagabonder à travers la pièce, tout en me perdant un instant dans mes pensées. L'image de Tao me vint en tête, un ami de longue date, si fidèle durant toutes ces années et que j'avais dû châtier de la Cité à défaut de le voir mourir. Lorsque je repris, mes yeux étaient de nouveau pongés dans les siens. « Ce que je veux dire par-là, c'est que tu as cette chance Magdalena, de connaître ceux qui te veulent du mal. Ils te pensent sans doute trop faible pour avoir à se méfier de toi. Sers-t-en. Fais-en une force. Et surprends-les. » Ce fut sans doute le meilleur conseil que je lui donnerai jamais. A elle désormais de murir cette idée.
Un thermos de sang venait de nous être amené par un garde. Une demande que j'avais formulée à l'un d'entre eux avant de me laisser engouffrer par l'humidité des cachots souterrains. Le plateau posé à mes côtés, j'entrepris d'ouvrir la bouteille avant de lui tendre. « Bois. Tu as une mine affreuse, tu as besoin de reprendre des forces. »

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Magdalena Squibb
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MessageSujet: Re: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Mar 10 Juil - 3:58



"The Little Mermaid"

Un passé lointain, Pour un futur sans lendemain... - Lena



    La réaction de la reine est si... étrange. Mais que se passe-t-il enfin avec qu'elle ? J'ai beau l'observer, physiquement elle est toujours la même... Pourtant, j'ai dû mal à la reconnaître, j'irai même jusqu'à dire que j'ignore véritablement qui elle est, malgré que je la côtoie depuis bien trop longtemps. Cela devrait m'inquiéter, l'inconnu est inquiétant après tout. Pourtant, j'ai l'impression que les yeux de Lucrezia me fixent avec cet air étrangement plus rassurant qu'auparavant. Je ressens alors l'envie de me détendre même en sa présence, ce qui n'était alors jusqu'à maintenant impossible. Et finalement, lentement mais sûrement cette femme devant moi commence à m'intriguer. Je l'écoute donc silencieusement, attentive à chacun de ses mots comme les buvant sans me soucier de m'étouffer à travers le breuvage. Pour la première fois depuis plus de trois siècles, je me tiens face à ma mère créatrice sans qu'il y ait aucune tension entre nous deux. Pour la première fois, je ressens enfin ce besoin de rester juste là, à l'écouter sans que cela prenne fin. Et intérieurement, je réalise que je me sens bien durant ce moment avec elle.
    Evidemment, c'est peut-être le lien entre génitrice et infant qui reprend sa place et qui semble se renforcer considérablement au fil des secondes qui passent. Mais il faut le dire, peut-être suis-je aussi un peu confus... Non... Peut-être est-ce l'affection que j'ai fini par lui porter malgré cette haine qui me rongeait l'intérieur de mon être ? Elle est la femme qui a massacré ma famille, j'étais incapable de penser à autre chose que se souvenir et donc renforcer ma colère envers elle. Tout comme elle me rendait responsable de tout ce qui était arrivé à ce monde, je la rendais responsable de tout ce qui m'était arrivé. Mais aujourd'hui que j'ai abandonné toute envie de vivre, aujourd'hui où plus rien n'a d'importance, je suis capable de prendre le temps d'écouter cette part en moi qui n'avait de yeux que pour cette femme. Au final, le jour même où elle avait planté ses crocs à travers ma chair, j'étais devenue sa fille. Je ne l'avais seulement pas saisi, ou bien je faisais tout pour ne pas le reconnaître.          

    Et voilà qu'elle m'offrit mon premier conseil et je sentis en moi que tout venait d'être bouleversée. Elle me parlait enfin comme son infant et non plus comme une chose qu'elle voulait maltraiter, non plus comme la fille Squibb. Vous savez, j'avais renoncé jadis à ce nom, un nom dont j'ai été forcée de reporter dès lors où Ambroise me fit franchir les portes de la cité en me traînant de force derrière lui. Bon dieu, je me voile la face encore une fois et cela me donne tellement envie de rire... Oui... Lucrezia a massacré mes parents et que c'était pour cette raison que je la haïssais. C'est ce que je continue à prétendre, pardonnez-moi... Car dans le fond, ce n'est qu'un odieux mensonge. Je détestais ma famille, car ils s'évertuaient à contrôler ma vie tout simplement parce qu'il fallait que je fasse bonne figure devant les médiats. La réputation des Squibb devait être impeccable. Oui. À la limite du ''God save the Squibb'', j'avais une famille embu d'elle-même. Forcément, que j'ai fait des conneries par leur faute, parce que je voulais me défouler, je voulais être libre putain. Le fait qu'il me force à abandonner mon propre enfant avait fini par briser ce que je ressentais pour elle...
    La vérité, elle a toujours été là... j'aime bien plus Lucrezia que ma propre mère biologique et j'ai détesté Lucrezia parce qu'elle a eu de cesse de me comparer à ceux qui avait brisé ma vie. Le massacre n'était qu'une excuse, un mensonge envers moi-même, pour rendre ma colère envers la reine bien plus légitime. Je suis dégueulasse dans le fond, une bien pauvre égoïste petite chose. Je reconnais tout ceci désormais, maintenant que je n'ai plus besoin de m'en préoccuper plus de raison. Lorsque la reine termine, mes yeux la fixent... Elle n'y verra probablement aucune expression, hormis peut-être celui laissé par l'épuisement que j'endure depuis bien des jours. Mais en vérité, intérieurement, je l'observais avec contemplation et fascination. Sa position prenait un bien plus grand sens à mes yeux, elle ne connaît pas ses ennemis alors que moi j'ai la chance de les connaître.

    Seulement, je sais une chose, elle a tout de même des amies puissants qui l'entourent et la protègent : Megara, Victoria, Kali... Et rien que ce trio féminin est sans aucune doute composé des femmes les plus dangereuses de cette cité et les plus loyales à sa majesté, la reine. Puis... Soudainement, comme prise d'un soudain malaise... Je sens ma conscience sombrer sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Alors que les derniers mots que j'entends de la reine sont « bois » et « force », avant que ce soit le noir total.

    La pigmentation des iris, aidée par le sang s'engouffrant à travers les cellules oculaires de la rouquine, prirent une teinte d'un rouge écarlate. Oui. Ceci, tandis que la bête avait senti le sang, le monstre avait tué la conscience de Magdalena le temps d'un repas. Ne se souciant même plus de la présence de sa génitrice presque autant qu'un enragé bien trop préoccupé à se repaître. La faim lui avait fait vider cette bouteille bien trop vite et pourtant, la conscience de Magdalena n'était pas revenue pour autant, son corps toujours maigre et laid, semblant encore frêle... Dans la frénésie qui parcourait désormais chacune de ses cellules, rendant chaque son, chaque odeur que la bête percevait bien plus grande encore. Et ce fut les battements de coeur, ainsi que la très forte odeur de l'homme qui attira cette fois la bête. En effet, le garde semblait transpirer plus que d'habitude et cela était dû à la chaleur de l'été bien installé qui rendait ces lieux insupportablement chaud. Grille ouverte par la reine, garde apportant un encas, la soif ayant éveillé la frénésie... Magdalena était déjà au cou du garde dont la brutale pénétration de ses crocs firent giclent sur le sol une grande quantité de sang. Ironie... Cette situation va peut-être rappeler quelque chose d'important à Lucrezia, le fait qu'elle n'avait jamais enseigné à sa première infant à contrôler sa soif de sang... Et Magdalena ayant toujours été bien nourrie jusqu'à présent, n'avait guère à soucier d'une telle expérience à acquérir si rechute potentielle y avait.
    Puissamment cambrée, accompagné d'une étreinte qui lui permet de tenir férocement sa proie sous cette transe, Magdalena peut alors se nourrir sans que quiconque n'ait la force de la séparer de cette gorge, pas même celle de la reine. Et lorsqu'elle est enfin rassasiée, le corps de la rouquine se régénère à vue d'oeil... Sa chevelure reprenant de la couleur, ainsi qu'une épaisseur qui redonne du volume à sa tignasse rousse. Le creux de ses joues avaient disparue tandis que sa peau avait repris de l'éclat... Même ses seins tombant, redevinrent immédiatement fermes. Les charmes de la femelle vampirique qu'elle était, venait de reprendre place. Et ce fut que lorsque les cellules oculaires cessèrent de s'agiter sous un flot sanguin et que les iris reprirent une teinte d'un bleu océan, que la conscience de Magdalena émergea de nouveau alors que ces crocs étaient encore plantés dans la chair de l'homme. Confuse, elle se redressa, du sang dégoulinant de ses lèvres. Elle fixa le garde hébété, comme la nouvelle-née qu'elle n'avait jamais cessé d'être au final, n'ayant jamais reçu l'éducation de sa mère vampire... Ses yeux se posent sur la reine, mais elle n'osait guère dire quoique ce soit, émergeant encore de son sombre voyage vers les abysses de son inconscience. Si ce n'est du moins qu'un simple... « Pardon. » D'une voix grandement fébrile. Était-ce à l'attention de la reine, ou bien de l'homme désormais mort ? Peut-être les deux...



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MessageSujet: Re: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Mer 11 Juil - 15:58

The Little Mermaid Magda
avec @Magdalena Squibb.
Au fond de chacun d'entre nous se cachait un animal féroce. L'important était d'en avoir pleinement conscience afin d'appréhender ses pulsions avant qu'elles n'atteignent un point de non-retour. C'était un travail de longue haleine, pouvant s'éterniser sur de nombreuses années. Une bonne centaine en général, avant que le moindre sentiment négatif, que ce soit la frustration, la colère ou la tristesse ne fasse renaitre le monstre. Ce dernier était malin, pouvant se tapir dans l'ombre durant des années et ressurgir à tout moment, sans crier gare. Magdalena en faisait justement les frais. Son instinct primitif avait pris le dessus. Les canines plantées dans le cou, elle s'abreuvait de l'essence du pauvre homme qui me regardait suppliant de l'aider. L'étincelle de vie quittait ses prunelles au fur et à mesure que mon infant semblait reprendre des forces. J'aurais sans doute pu le prévoir ou du moins réagir et la repousser. Mais je ne le fis pas. Observant la scène de mon banc où je demeurai assise. Son dernier souffle se mêla au râle de satisfaction de Magdalena. En l'espace de quelques instants, alors que le cadavre encore chaud de sa victime jonchait le sol, elle sembla reprendre vie. Le cou de la victime n'était plus qu'un tas de chair et de sang lorsqu'elle eut fini. Puis elle s'excusa et je ne pus m'empêcher de lâcher un rire plein d'ironie « Ton pardon ne lui sera plus d'une grande utilité » dis-je en le désignant de la tête. « Quant à moi, je suis aussi fautive que toi. » Bien que contrairement à elle je n'éprouvais aucun remord sur ce qui venait de se produire.
Sans doute alerté par les bruits, un autre garde arriva en courant. Je me levai, poussant Magdalena à l’intérieur du cachot et fermant la porte sur elle. je n'avais pas besoin d'un nouveau corps sur les bras. L'homme s'arrêta net en apercevant son collègue à terre et la marre de sang qui jonchait le sol. Je devinai ses pensées à travers ses yeux qui se déplacèrent jusqu'à ma bouche, puis vers celle de Magdalena qu'il ne quitta plus du regard, tétanisé par le sang qui l'entourait. D'un claquement de doigts je le fis revenir à la réalité. Des gouttes de sueur commençaient à perler le long de sa tempe. Cet homme n'était définitivement pas fait pour gérer les situations délicates, mais il allait falloir qu'il apprenne plus vite que prévu. « Occupe toi de ça. » Il acquiesça comprenant de quoi je parlais, mais sans oser faire un pas vers le corps qui se trouvait à l'entrée de la cellule. « Tu ne risques rien. Ne me fais pas perdre mon temps. » claquai-je d'un ton froid et légèrement agacé par la fragilité psychologique des mortels. Le monde dans lequel nous vivions ne leur avait donc rien appris ? La mort était désormais tout autour de nous, à chaque moment, il était temps qu'ils s'y fassent. « Sache que je te tiendrai personnellement responsable si jamais cette histoire s'ébruite. C'est bien compris ? » Il hocha rapidement la tête et entreprit de trainer le corps vers la trappe qui menait aux égouts. Je n'avais pas besoin que des rumeurs sur mon infante s'abreuvant sur les humains de la Cité ne courent dans les rues de NewAbbotsford. Je me chargerai moi-même des formalités afin que personne n'ait à poser de questions.
Enfin mes yeux se posèrent sur Magdalena, de l'autre côté des barreaux. Elle semblait certes en meilleur en état, pourtant je pouvais voir les flammes des reproches qu'elle s’auto-infligeait danser au fond de ses yeux. Une autre leçon qu'elle n'avait certainement pas acquise. Nous étions les prédateurs et eux les proies. Au sommet de la chaine alimentaire, nous devions apprendre à contrôler notre faim afin de préserver les ressources et non pas par pitié.  « Tu avais besoin de faire face à ta véritable nature Magda. Être enfermé ici à boire du sang en bouteille nous fait oublier parfois. Ça prendra du temps, mais un jour tu comprendras où se situe ta place et où se situe la leur. » La nature était ainsi faite. Le bœuf broute l'herbe, puis les mortels mangent le bœuf et enfin nous nous abreuvons de leur sang. Bien que, je pouvais désormais ajouter les enragés dans l'équation...
J'observai ses vêtements souillés par le sang, désormais seule preuve du massacre qu'elle venait de commettre et soupirai. Ce n'était pas la meilleure façon de lui annoncer les choses que j'avais prévues pour elle. Mais je n'avais pas le choix. « Demain un bal est organisé afin d'honorer l'arrivée d'invités de marque. J'aimerai que tu sois présente. » A mi-chemin entre un ordre et une demande en bonne-et-due forme, je faisais des progrès.

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Magdalena Squibb
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☾ surnom : Lena
☾ métier : Responsable de l'approvisionnement de la nourriture humaine.
☾ compétences : L'écriture et les poèmes... (ainsi que la médecine moléculaire, parce que je ne suis pas une Squibb pour rien).
☾ arme fétiche : Dague à lame ondulée
☾ origines : Américaine et Suédoise
☾ statut : Célibataire endurcie


☾ avatar : Sophie Turner
☾ dispo rp : Oui
☾ arrivée en enfer : 07/02/2018
☾ missives : 299
☾ tickets : 744
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MessageSujet: Re: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Jeu 12 Juil - 2:01



"The Little Mermaid"

Un passé lointain, Pour un futur sans lendemain... - Lena



    Le goût du sang dans ma bouche, c'est si délicieusement agréable... Mon dieu, vous ne pouvez même pas imaginer à quel point je me dégoûte en cet instant. Mes yeux se posent sur le cadavre du garde dont je ne connais même pas le nom, mort comme du simple bétail à l'abattoir... Et c'est moi qui ai été le bourreau, le monstre qui l'arracha prématurément à sa vie qui aurait probablement été longue. Et j'ose me délecter de son sang dans ma bouche, mais quelle foutue salope je suis. Je sens mes émotions remonter en moi, puissants... Et si les larmes de sang ne coulent pas encore, je les sens arriver. Je ne peux m'empêcher de m'excuser pour cet homme, pour ce que je lui ai fait... Je ne peux m'empêcher de m'excuser pour avoir commis cette horreur. Et je suis désolée qu'elle ait dû assister à ça, qu'elle ait dû voir ce monstre que je m'efforce de garder au fond de moi. Je me sens immonde. Quand mon regard se porte sur cette femme d'importance qui a daigné prendre sur son temps afin de venir voir une pareille pathétique petite chose comme moi, je m'excuse. Intérieurement, je ressens soudainement cette peur qu'elle réalise qu'elle a fait une erreur en venant ici. Qu'elle reparte avec bien plus de mépris à mon égard qu'auparavant et qu'elle me tourne à nouveau le dos. Elle, ma génitrice.
    Cependant, elle se mit à rire... Quand elle m'annonce peu après que mon pardon ne lui sera d'aucune utilité. Je baisse la tête en me mordant la lèvre inférieure, parce qu'elle a terriblement raison. Il est déjà mort, les morts n'ont plus rien à faire du monde des vivants. C'est trop tard, mon péché est commis. Quand elle me dit qu'elle est aussi fautive que moi, j'agite négativement ma tête. « Non... C'est moi qui ai... C'est moi qui... qui... » Une autre odeur si délicieuse enivre soudainement la pièce et c'est plus fort que moi, je ressens ce besoin de humer l'air, fermant les yeux aux passages comme si une ivresse vint me prendre. Mais avant que je comprenne pourquoi ça sent si bon, je suis propulsée d'un coup dans ma cellule, glissant jusqu'au mur du fond, mon corps se cognant contre ce dernier. Confuse, ce n'est qu'en me redressant légèrement pour y voir la reine fermer ma cellule que je comprends que la main puissante qui m'a grippé l'épaule était la sienne.

    Pour autant, je n'arrivais même pas à m'en préoccuper, l'odeur enivrante prenant bien trop de place dans mon esprit en cet instant. Revenant à quatre pattes vers la porte de ma cellule, je m'agrippe au barreau pour y contempler l'autre garde... Pourquoi il me semble si fascinant, lui ? Pourquoi j'ai l'impression de le trouver si beau ? Pourquoi ai-je envie de l'inviter à m'approcher juste un peu pour que je puisse y déposer un baiser sur cette veine solitaire qui pulse mélancoliquement sous mes yeux ? Au fond de moi, j'hurle de cesser de le regarder de ces yeux désireux, de cesser de le regarder tout simplement. Mais je n'y arrive pas... Ce garde, je l'aime en cet instant, je l'aime tellement que je le veux tout entier. C'est horrible. Je me sens comme à cette époque, quand je n'avais que quelques semaines à peine de non-vie. Cette euphorie est presque pire que la frénésie, la frénésie au moins me fait perdre connaissance pendant que l'instinct primaire se charger du reste... Or que l'euphorie me force à apprécier l'horreur de ce que je voudrais faire avec cet homme qui me fixe et que je fixe. Approche.  
    J'entends à peine ma génitrice, bien trop passionnée par l'image physique et l'odeur de l'homme. Posant ma tête sur le barreau sans lâcher l'homme du regard, suivant son mouvement quand il approche enfin vers ma position. Trop loin. C'est hélas une constatation amère que j'ai sur le moment, il est trop loin de moi. Et dieu merci qu'il le soit. Me voilà, confronter à ce conflit intérieur entre le plaisir et raison. Le plaisir s'efforce de prendre une grande place en moi, occultant de force ma raison. Je me baissais quand il se baisse pour récupérer le corps sans que mes mains lâchent les barreaux pour autant. Le garde fit ce que sa reine lui ordonna. Je reporte mon attention sur cette dernière quand elle m'explique alors que j'avais besoin de faire face à ma nature. Je la regarde sans un mot, je comprends aisément ce qu'elle me dit... Mais bon sang... C'est horrible quand même. Maintenant, je réapprends que le sang chaud directement pris à la gorge est tout simplement cent fois meilleure que celui stocké en bouteille. Cent fois ! C'est pourquoi... Je ne veux plus qu'un humain m'approche, je ne veux plus être dans cet état à chaque fois que je vais sentir le parfum de la chair.

    Puis, peu après, voilà que la reine révèle la véritable raison de sa venue alors que ma tête est toujours posée sur l'un des barreaux. Et à la fin de sa phrase mon regard la fixe et l'on peut aisément y lire le choc et la confusion. Et je la fixe pendant de longues, très longues secondes, le temps que l'information atteigne à la fois mon cerveau, mais aussi mon coeur... Grandement touché. Cette fois, il n'y a plus de doute, quelque chose a changé chez la reine et au final, pour cette reine je veux enfin écouter pleinement ce que mon coeur me crie depuis bien trop longtemps pour elle. J'ignore si c'est à cause de l'euphorie ou bien justement le lien qui m'unit à elle, mais chaque mot qui sortit de ma bouche à ce moment-là, je voulais les sortir absolument avec cette sincérité qui était trop longtemps occultée par la haine que j'avais pour elle. « Je veux y aller pour toi, mère. »



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LENA
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Lucrezia Darras
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« the world changes, we do not, therein lies the irony that kills us. »


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• Philip : coursier
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• toi ?
☾ arme fétiche : une dague dotée d'un saphir incrusté dans le manche que son défunt mari avait fait faire spécialement pour elle.
☾ origines : elle se sait italienne, mais a vécu tellement de vies qu'elle ne sait plus si ce pays la caractérise vraiment.
☾ statut : veuve


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MessageSujet: Re: The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia   Mer 25 Juil - 23:08

The Little Mermaid Magda
avec @Magdalena Squibb.
Magdalena fixait l'humain trainant le corps avec convoitise. Tel un animal affamé, elle se déplaçait furtivement observant sa potentielle proie. Le pauvre homme était terrorisé. Cette vision me ramena à notre réel condition d'immortel. Cette bête sauvage qui sommeillait en chacun de nous m'effrayait. J'avais passé plus de deux années à la côtoyer suite à la mort de Louis. Les instincts primaires en éveilles, aveuglée par ma colère bien plus que par mon chagrin, j'avais pactisé avec le diable le laissant prendre les rennes de ma vie en échange de la tête de ceux qui étaient responsables de la perte de mon âme-sœur. Deux années dans une vie d'immortel représentait pas plus qu'une simple virgule et pourtant ces quelques mois avaient laissé des stigmates bien trop profonds pour être un jour soignés. Je restais persuadée que chaque vampire devait en passer par là afin de connaître ses propres profondeurs, aussi ténébreuses soient-elles. Ce qu'était en train de vivre la rouquine n'était qu'une goutte dans un océan de noirceur encore inconnu à ses yeux. Il était déplaisant pour la majorité d'entre nous de faire face à cette bête. Je scrutais les traits crispés de mon infant, comprenant bien plus qu'elle ne pouvait l'imaginer ce qu'elle ressentait. La laisser se complaire dans cette éternelle culpabilité ne l'aiderait pas, il était temps qu'elle apprenne à accepter sa nature et sans doute que son intégration pourrait jouer en cette faveur.
Ses deux pupilles d'un bleu transparent se braquèrent sur moi et je vis défiler en leurs cœurs la violence des émotions qui étaient en train de se jouer. Le silence qui s'en suivit me gêna plus qu'il n'aurait dû, sans doute encore trop peu habituée à vivre ce genre de connexion avec elle, mais ce n'était rien face à la bourrasque de sensation qui me traversa lorsque j'entendis ses mots. « Je veux y aller pour toi, mère. » Déconcertée, mais le visage toujours impassible je restais focalisée sur les yeux azurs qui me braquaient remplis de cette lueur indescriptible. Ce lien trop longtemps étouffé commençait tout juste à prendre de l'ampleur et chaque seconde passées à observer Magdalena, je pouvais le sentir grandir et se renforcer.
Les barrières de la haine et de la rancœur s'effondraient sans opposer beaucoup de résistance et je les regardais faire impuissante. Je l'imaginais me détester au plus profond de son être pour ce que je lui avais arraché. Je nous pensais quitte depuis bon nombre d'années, refusant de voir que la réalité était tout autre. Cette enfant avait vu périr père et mère sous ses yeux, avant d'être transformée et laissée à l'abandon. Ce lien aurait dû être brisé d'avance, incapable d'être reconstruit après tant de malheur. Et pourtant, elle venait de me prouver que j’avais tord, encore une fois. En utilisant un mot, Magdalena venait de s'imposer une place auprès de mes autres infants. Un instinct de protection la concernant m'envahit et la voir dans cet état déplorable devint vite insupportable. Sans réfléchir, j'ouvris de nouveau la porte de sa cellule et lui tendis une main afin qu'elle se relève.  « Rassemble tes affaires. Je vais dire à Megara de te faire escorter dans tes appartements. Prends des forces. Repose-toi. » Mes paroles étaient sincères, j'avais besoin d'être certaine qu'elle respecterait ces volontés à moitié avouées. Je ne supporterais plus de la voir s'infliger le moindre mal. Il me devenait quasi vital de la savoir en sécurité, prenant soin d'elle. Ce trop plein de sentiments nouveaux me fit vaciller un instant, je détournai le regard et m'apprêtai à partir.  « A demain Magdalena. » Susurrai-je avant de m'atteler à prendre la direction de la sortie.

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The Little Mermaid - Magdalena & Lucrezia
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