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  Soumission [Erik]Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Noah Green
propriété de newabbotsford
The things which I have seen I now can see no more.

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☾ âge : Dix-neuf printemps et la mélancolie ayant pris possession de son regard
☾ métier : Servante au service d'Erik Landseer, tâche dont elle s'accomode en courbant l'échine.
☾ maître : Le Grand Veneur aka Erik Landseer aka l'imbécile vampirique.
☾ compétences : Elle est douée pour se dissimuler dans la masse, observatrice aux mains capables de voler assez facilement. Cependant, au sein de la Cité, elle évite de trop montrer ce en quoi elle est douée: nettoyer, c'est bien
☾ arme fétiche : Auparavant, elle avait un couteau, maintenant elle a un balai mais elle évite de s'en service comme arme ceci dit.
☾ origines : Noah vient de la bordure, où elle est née et y a vécu avant d'être raflée.
☾ statut : Célibataire, ignorante de ces lois de l'amour, rêveuse songeant un peu trop à ce monde ancien dont on lui a fait miroiter monts et merveilles.

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MessageSujet: Soumission [Erik]   30.06.18 8:36

Lorsque l’on m’a annoncé la mort de mon maître, mes yeux sont restés hermétiquement secs. Je n’ai eu aucune peine, aucune once de compassion, ni même du regret quant au fait de ne pas avoir su le connaître un peu plus. Ma condition d’esclave m’en empêche. Il faut aussi dire que mon maître n’a pas été des plus patients. Sa façon de m’observer. Sa façon de m’humilier, de s’adresser à moi comme si je n’étais qu’un vulgaire tas d’ordures. Autant dire que lorsque, du jour au lendemain, je me suis retrouvée en dehors de ses appartements, retournant dans la tour où je loge, comprenait qu’il lui était arrivé quelque chose, je me suis sentie soulagée. Toutefois, mes sens sont restés en alerte. Si je quittais cette geôle, quelle serait la nouvelle ? Je me suis posée la question, craignant le moment où il me faudrait être liée à quelqu’un d’autre ou à une tâche encore plus dégradante que celle à laquelle je m’accommodais jusqu’à présent. Aussi, lorsque la nuit s’est levée, j’ai été priée de me rendre au logement qui deviendrait ma nouvelle demeure. Autant dire que je n’en menais pas large, le cœur battant la chamade. Je ne savais pas, du tout, qui j’allais rencontrer, si ce serait quelqu’un de cruel ou non. Les vampires nous considèrent tellement comme des choses sans valeur… Du moins, pour ceux chargés d’entretenir leur maison. Nous sommes si peu de choses face à eux, et ça s’en ressent énormément. J’ai vraiment cette impression depuis qu’il m’a fallu travailler pour mon premier maître. Depuis que je suis captive ici, ceci dit…. Depuis que cette rafle a eu lieu, m’englobant dans cette base. Là, où les regards se fuient, où l’odeur de la nuit se mélange à celle d’une peur immense.

J’ai pris place dans cette demeure. Plus imposante. Plus riche que celle que j’ai servie. De ce que m’a expliqué ma supérieure, je suis désormais au service d’un vampire assez haut placé. Celui que l’on nomme le Grand Veneur. Je n’ai aucune idée de ce que cela veut dire. Je me suis contentée d’acquiescer sans trop savoir si je dois en être contente ou non. Je demeure silencieuse de toute manière. Je ne m’oppose à rien. J’ai compris que pour rester en vie et dans une situation « confortable », il vaut mieux accepter et serrer les dents. Ainsi, je ne sais pas à quoi ressemble cet homme, ni sa façon d’être, s’il sera horrible ou non. Ça me fait terriblement peur. Et s’il venait à me torturer ? Je ne sais même pas pourquoi il vient de ces idées aussi sombres. A vrai dire, les règles régissent cette cité. Et si je ne dois pas franchir la ligne rouge. Les vampires ont la leur également. Pourtant, je suis craintive, me repliant sur moi-même. Et attendant, droite comme un i, dans ce salon immense aux meubles témoins d’une richesse passée. Le temps s’écoule inexorablement. J’ai mal aux jambes, aux reins. Mais je garde ma position, je ne bouge pas d’un iota, comme si le deal était, justement, de ne pas bouger. Et puis, tout à coup, la porte s’ouvre en grand. Je cesse de respirer. Le cœur s’emballe. J’ouvre la bouche mais retient, aussitôt un gémissement de terreur. Mon regard s’est levé pour aussitôt se baisser, fixant le sol, et mes chaussures. J’ai eu le temps d’apercevoir son visage. Il me terrifie aussitôt. Sans doute, parce que je l’ai imaginé comme étant celui de la Bête noire, sombre cauchemar. J’imagine ce Grand Veneur comme étant le pire des châtiments. Après tout, il semble bien plus haut placé que mon précédent maître. Sans doute a-t-il des pouvoirs plus grands ? De meilleurs avantages ?

Et moi dans tout cela ? Je suis à sa merci, effrayée de ce trop plein d’imagination me faisant presque défaillir. Pourtant, je me ressaisis aussitôt, me rappelant ma promesse de ne pas commettre d’impairs, de rester digne et de ne pas chuter. Pas comme ça. Pas maintenant, bon sang. Alors, je m’incline. Comme me l’a appris ce vampire que j’ai servi auparavant. Il aimait quand je courbais l’échine. Ça doit être drôlement agréable d’avoir tous ces humains à leur merci. Bandes de monstres régugnants !! Je pourrais tellement dire, tellement hurler mon dégout contre cette espèce. Mais je ne dis rien. J’ai de l’ambition ! J’aimerais fuir ici et retrouver mes Lynx, ma famille. Eux me font tenir. Eux me donnent le courage pour ouvrir ma bouche et faire sortir d’entre mes lippes, un murmure que la peur réprime. « Bonsoir Seigneur… » Bon sang, j’espère qu’il n’est pas sourd. Parce que j’ai parlé si bas. Voilà que je suis à deux doigts de défaillir sous cette peur terrible. Elle va me terrasser. Elle va me tuer avant que ces yeux froids me dévorent. Mes entrailles se tordent et je n’ose même plus relever la tête. Immobile. Terrifiée. Bon sang, pourquoi ai-je été si stupide au moment d’avoir été raflée !!!



   
     
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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   08.07.18 11:37

En arrivant à New Abbotsford, Erik ne se doutait pas de l’état de tension dans lequel se trouvait la cité. Si il avait craint pour la sécurité de sa soeur, tant en terme de vie qu’en terme de pouvoir, il ne s’était jamais douté un seul instant que l’atmosphère de la ville soit si mauvaise. La peur consumait les rues. Partout où il avait eu l’occasion de passer jusque là, il avait rencontré des humains méfiants, apeurés, et des vampires douteux et présomptueux quand eux-même n’étaient pas tenu par la peur. Et le soucis c’est que la peur conduisait généralement à la colère et la colère à la révolte. Dans ce genre de situation, et malgré le confinement installé, c’était les dirigeants qui en faisaient les frais. Et qui dit dirigeait New Abbotsford ? Lucrézia. Erik ne pouvait pas se permettre de perdre sa soeur. Non. Cela il ne l’accepterait pas. Pas avec le rôle qu’il tenait aujourd’hui dans ce monde.
Grand Veneur.
Ce n’était pas pour rien qu’il travaillait depuis des dizaines d’années main dans la main avec Dimitri. Pas pour rien qu’il avait arpenter ces terres désolées et pleine de danger. Son objectif premier avait toujours été l’éradication des Enragés et par conséquent l’avènement de l’Ordre. En tant que tête militaire de cet Ordre, il ne pouvait accepter que la vie de sa soeur soit mise en danger par des Enragés. Toutefois, cela n’avait rien de naturel. Ce n’était pas comme si on croisait la Bête au détour d’un sentier lors d’une balade au clair de lune. Non ! Quelqu’un avait fait entrer le monstre dans la cité. Il s’agissait d’un complot. Et cela, rendait le vampire hors de lui. Voilà pourquoi, à peine reçu la nouvelle de l’attaque et la mise en place du confinement, Erik avait négocié le droit de rendre visite à Lucrézia. Son Roi avait bien entendu accepté, en témoignage de son amitié et sa confiance, mais aussi, parce que cela convenait parfaitement au désir des deux vampires d’étendre l’Ordre par de la les frontières de New Riverlake.

Lorsqu’il fut arrivé à New Abbotsford, le Grand Veneur était allé se présenter à la Reine de la cité. S’était agenouillé comme un invité, puis l’avait embrassé comme un frère. Puis, après une longue discussion tant politique que familiale, c’est à peine s’il était passé par les appartements qu’on lui avait alloués. De suite, il s’était empressé de donner quartier libre à ses hommes puis avait arpenté la cité en long en large et en travers afin de mieux en cerner la démographie, et les limites. C’est dans ses pérégrinations citadines qu’il avait pu juger de la mauvaise ambiance locale. Mais avant de fixer son opinion, il s’était entretenu un moment avec son bras droit, Malcolm, et avait transmit ses ordres de façon tacite. Enfin, las d’un long voyage et d’un travail éreintant, il avait enfin regagné ses  nouveaux appartements, bien décidé à prendre enfin un peu de repos mérité.

Cependant quelle ne fut pas sa surprise, lorsqu'en passant la luxueuse porte marquant l'entrée de son nouveau territoire, il s’aperçut qu'il n'était pas seul. Une humaine, trônait misérablement au milieu de la pièce. Plait-il ? Était-il en train de rêver ?
Marquant une hésitation et se demandant s'il ne s'est pas trompé d'endroit, Erik finit par franchir tout de même la porte, et s'avance, incertain, dans la pièce. L'humaine ne bouge pour l'instant pas et Erik en profite pour embrasser les lieux du regard. Luxueux à souhait, un brin sobre, bien éclairé, douillé. Parfait. Il n'a qu'une hâte, se délasser de sa nuit et de son voyage. Il décide alors d'ignorer la chose et de commencer à s'installer.

Toutefois, a peine a-t-il fait trois pas que la chose bouge ! Elle s’incline. Ouvrant la bouche pour dire quelque chose, quoi ? Il ne le sait pas, Erik finit par froncer les sourcils et pincer les lèvres. Que pourrait-il bien dire ? Qu’on ne s’incline pas ? Souhaite-t-il qu’elle ne s’incline pas ? Cela se fait-il ? Est-ce une obligation pour elle ? Pourquoi fait-elle ça d’ailleurs ? Déconcerté, il se détourne alors, gardant tout de même un œil sur l’humaine. Se déplaçant doucement, sans toutefois perdre de vue la fille, comme on garde une vilaine araignée sous les yeux en faisant semblant de ne pas l’avoir vue, le vampire ôte son manteau qu’il dépose posément sur une chaise, puis entreprend de dégrafer son pourpoint et déboucler le fourneau qui supporte son arme.Intrigué il finit pour tourner légèrement la tête vers l’humaine pour vérifier si elle est toujours là, si elle a bouger. On ne perd pas une araignée de vue !!! Elle murmure alors un « bonsoir Seigneur » qui lui arrache une grimace. Mais c’est que ça parle en plus !
Erik se sent interdit, surpris, et profondément agacé. Mais qu’est-ce que cette chose fout dans ses appartements ? Est-ce Lucrézia qui la lui a envoyé ? Pourquoi ? Pour qu’il se délecte de son nectar ? Il lui semblait pourtant que se nourrir à la source était interdit. En dehors de cela, il ne voit ce qu’une humaine peut bien foutre chez lui. Après s’être débarrassé de ses affaires, le vampire claque de la langue et se décide enfin à faire face à la jeune fille. Tout en l’observant, il s’approche d’un meuble où une carafe de sang trône. Débouchant le couvercle il en hume le contenu avec une envie non feinte. Puis il stoppe son geste, jette un coup d’œil à la chose, se demandant sincèrement si cette créature aurait osé l’empoisonner. Oui, Erik est d’une nature méfiante. Son travail en ravit certains mais en agacent d’autres, surtout chez certains extrémistes mortels. Et étant au courant des tensions de la ville, le doute se pose. Toutefois, plus il regarde la jeune femme, et plus il la juge… inutile et incapable. Elle semble frêle, son cœur bat à tout rompre et elle parait tellement… docile. Il prend alors le pari que jamais elle n’aurait osé touché à la carafe gracieusement offerte par la Reine. D’un geste précis, il attrape le récipient de cristal et se serre un verre. Son regard n’a pas quitté des yeux la chose qui semble au bord de l’apoplexie. Peut-être est-elle là simplement pour faire statu… Originale comme déco… Le vampire plonge ses lèvres dans le nectar écarlate et souple de satisfaction. A température ambiante, et frais. Parfait. Pour cela, Lucrézia n’a pas son pareil en ce qui concerne l’accueil fait aux invités. Il faut par ailleurs qu’il en informe Dimitri et qu’il commence à réfléchir à ce qu’il peut bien améliorer en ce qui concerne la sécurité de la cité. Mais avant cela, il lui faut prendre une douche. Complètement absorbé par ses pensées, Erik se dirige, son verre à la main, vers les autres pièces dissimulant salle de bain et chambres. Toutefois l’odeur de terreur ambiante le heurte de plein fouet. Avortant son parcours il finit par se retourner et s’approcher de l’humaine. Avec un regard sceptique et méfiant il l’observe avant de demander.

« Qui es-tu ? Et que fais-tu là ? »

Pour le coup l’idée qu’un humain puisse pénétrer dans ses appartements, le dégoute assez. C’est une épine dans le pied dont il se serait bien passé après le voyage qu’il vient de faire. Toutefois il ne peut décemment pas vaquer à ses occupations sans savoir avant ce que cette chose fait ici. Si ce n’est pour être mangé, car il connait les règles de la cité, alors pourquoi ? Pour son plaisir personnel ? Grand Dieu ! Lucrézia n’est pas assez stupide pour lui envoyer ce genre de chose fragile, frêle et terrifiée. Et puis en toute franchise, pour le moment, Erik a bien autre chose à penser que la détente. Pour cela, il le sait, existe l’Oasis Pleasure… Non vraiment, que fout cette chose ici ? Qui l’a laissé entrée et où est la tapette à mouche ?!
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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   17.07.18 6:56

J’ai osé parler mais je me dis qu’il ne va pas m’entendre. Fort heureusement, il est vampire. Aussi, entendre ne devrait pas être un souci, je n’ai pas encore entendu d’histoires de vampire sourd. Alors je ne me fais pas trop de souci, de toute façon, j’ai bien d’autres problèmes. La peur m’enveloppe, je suis terrifiée de ce que je peux faire ou dire. Alors je fais le strict minimum. Je ne relève pas les yeux. Je regarde le sol, contemplant le sol astiqué. Mon coeur bat si fort, il va certainement l’entendre et s’en énerver. Oh mon dieu... Il faut que je calme. Alors je conserve mes mains liées entre elles et je sers pour ne pas péter un plomb. Toutefois, lorsqu’il prend la parole pour la toute première fois, je sursaute assez violemment ne pouvant retenir le gémissement franchissant mes lèvres. Et dire qu’au sein de la Bordure, je fanfaronnais assez souvent. Là, je n’en mène pas large. Finalement, je me retrouve vraiment face à un vampire et ça ne me plait pas sur’ tout. Je comprends mieux Ruslan qui me disait que je ne pouvais me battre contre eux, que je n’étais pas assez forte. Si seulement, je pouvais l’avoir en face de moi et lui dire qu’il a complètement raison, que je serais une gentille Lynx, que personne ne me verra commettre d’entorses. Je serais serviable et hyper souriante. Cependant, ce sont des rêves. Et la réalité est autre. Je lui dois une réponse.

« Noah... Je m’appelle Noah... » La voix tremble et je relève le regard vers lui. « Je.. Je suis là par Ordre de la Reine... » Enfin ce n’est pas vraiment elle, si ? Je n’en sais rien. Ce n’est pas quelque chose que j’ai réellement abordé avec Brona. Nous avons du mal à nous voir, à vrai dire. C’est compliqué. Il faut que personne ne nous voit pas. Alors parfois, seuls les yeux parlent, seuls eux envoient des signaux d’appels de détresse. Mais que pouvons-nous faire l’une pour l’autre, si ce n’est que de se mettre en danger ? « Je suis ici pour vous souhaiter la bienvenue et pour exécuter chacun de vos souhaits. » M’occuper de sa maison aussi. Laver le sol, les murs, faire en sorte qu’il puisse se sentir comme chez lui. Ma supérieure m’a un peu mis la pression, je dois l’avouer. Elle m’a dit que ce Seigneur était particulier, qu’il méritait une attention spéciale. Elle m’a alors rappelé qu’une place m’attendait au cachot si jamais je n’étais pas à la hauteur, alors autant vous dire que je n’en mène pas large.


Je continue à l’observer sans rien dire d’autre. Muette et terrifiée. L’esprit revanchard mais le courage aux oubliettes. Je voudrais être si forte mais je finis par comprendre que dans ce monde, nous n’avons pas notre mot à dire. Nous, humains, sommes destinés à subir. Et c’est tout. Et là, je crois entendre ma supérieure me rappeler tout ce que je risque si je me révèle être nulle, ça me donne un regain de courage pour ne pas me faire prendre au piège et subir des représailles. Déglutissant difficilement, je fronce alors les sourcils, essayant de paraître sûre de moi. Même si je suis maigre, petite, que personne ne peut m’envier tant je fais peine à voir. « Si vous avez besoin de quelque chose, Seigneur, n’hésitez pas. » Même si en soi, ses appartements sont propres. Que pour l’instant, je suis juste à sa merci, ne sachant pas qui il est réellement. Tout ce que je sais, c’est qu’il est à craindre.



   
     
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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   02.09.18 17:32

Si le désarroi de découvrir pareille créature dans ses appartements le heurte, cela n’est que peu comparé à la quasi terreur de voir la chose bouger et de l'entendre s’exprimer. Ce n’est pas tant le fait qu’Erik aime ou n’aime pas les humains. Pour être honnête il se fiche de leur existence comme on se fiche d’une fourmi. Autrefois, le vampire les appréciait. Oui il les appréciait, les trouvait amusants, divertissants et délicieux. Et quand bien même il s’efforçait de ne pas les tuer, il savait très bien où ils se trouvaient dans la chaine alimentaire. Toutefois, il n’était pas non plus d’un sadisme ou d’une aversion assumé. Loin de là en fait. Erik avait été humain aussi. Il avait été homme mortel, sujet aux passations du temps et aux jeux du Destin. Ce dernier l’avait changé. L’avait fait évoluer en quelque chose de supérieur. Il avait accepté son sort comme on accepte les affres d’une météo capricieuse. A vrai dire, depuis qu’il était vampire il avait enfin eu l’impression de prendre son existence en main. Pourquoi ? Parce que Yulian lui avait offert un choix. Vivre ou se laisser mourir. Maitriser, se maitriser ou finir mort. Ses nouvelles capacités lui avait permit d’exister, de prendre conscience du Monde, et d’avoir la possibilité de se battre contre les puissants ou la Providence. Parce qu’avant cela… avant cela il n’avait été que le fils d’un fermier. Qu’un enfant luttant pour un morceau de pain, puis il avait été mousse, matelot, lieutenant mais toujours, encore et toujours qu’un pion entre les mains d’un Empire, d’un Royaume, d’un Capitaine. Lorsque la mutinerie avait eu lieu, il n’avait encore pas eu le choix. Il avait subit les combats, l’emprisonnement par fond de cale sans aucune possibilité de se battre. Et quand Yulian était arrivé, quand le Destin avait été lui-même subit un revers, ce dernier lui avait prit sa femme, sa fille… Alors, non, il n’avait pas oublié ce que c’était que d’être humain, mais il se complaisait désormais dans sa nature de vampire, sans toutefois jamais leur faire du mal par volonté ou plaisir.

La Grande Guerre avait changé cela. La Grande Guerre l’avait propulsé sur le front, au devant des combats et l’avait fait maitre de la survie. La donne avait tout changé. Les humains s’étaient révélés plus gênants qu’autre chose. Mais leur sang, vital aux vampires, était trop précieux. Trahison, mesquinerie, arrogance, tant de parasites qui s’étaient crus capables et puissants et qui avait jeté le Monde à genoux. L’aversion avait gagné l’Anglais un temps, quand la colère s’échouait sur le tranchant de sa lame. Puis finalement l’indifférence. Le blond était parti en croisade, et les humains, relégué au rang de chien parfois fidèle et utile. Pour le reste, il avait bien mieux à faire…

C’est pourquoi il était tout à sa surprise, là, à observer l’humaine prostrée devant lui. Il n’avait aucune idée de sa présence et ce fut presque une torture pour lui que de l’entendre répondre à sa question. Qui était-elle et que faisait-elle là ?

Elle déclame alors son nom après un profond sursaut. Seigneur ! Se mordant la lèvre, Erik ferme un instant les yeux. Sérieusement ? C’est Lucrézia qui lui a envoyé ÇA ? Un truc qui sursaute au moindre bruit, dont le cœur bat à tout rompre et qui pue la peur. Il soupire, épuisé et un peu agacé puis trempe une nouvelle fois ses lèvres dans son verre pourpre. Le liquide écarlate s’attarde sur ses lèvres, qu’il nettoie d’un passage de langue, tout en réfléchissant.

« Me souhaiter la bienvenue et exécuter chacun de mes souhaits hein ? »

Qu’il demande, l’amusement au creux de la voix et haussant un sourcil curieux. Puis soudain l’image d’un chien remuant la queue et allant chercher la balle s’impose à lui. Quelle créature misérable… Longuement, il la contemple. Noah… Ma foi… Dans un soupire il finit par se détourner et se diriger vers la salle de bain tandis qu’elle l’informe de ne pas hésiter s’il a besoin d’elle. A mi chemin, il note des battements de cœur irréguliers ainsi que des respirations, certes discrètes, mais légèrement inégales. Ceci va finir par l’agacer, et le déconcentrer il le sait. Il prend alors une décision et se retournant, fond quasiment vers l’humaine.

« Noah. Je ne vais pas te manger alors cesse de trembler comme une feuille veux-tu. »

D’un geste rapide il tire une chaise et la lui indique.

« Assis-toi. » Ordonne-t-il.
Si le ton est à l’ordre, bien trop habitué à en donner au quotidien, la voix est douce et chaleureuse. Tirant une chaise pour lui-même, il finit par s’asseoir sur le bord, boit une nouvelle gorgée de sang, et pose un pied sur l’autre genoux.

« Est-ce ma sœur. La Reine, qui t’a demandé de venir me servir, ou une intendante ? »

Oui, dans un premier temps il lui faut savoir qui la lui a envoyé. Si c’est Lucrezia, il trouve la blague de très mauvais gout et s’arrangera directement avec sa sœur pour renvoyer la jeune fille. Si c’est une intendante… alors peut-être prendra-t-il le temps de réfléchir pour trouver une place plus appropriée à la demoiselle. Et d’ailleurs, à ce sujet…

« Quel âge as-tu ? Tu es servante depuis longtemps ? »

Ces questions ne sont pas anodines. Il cherche à écouter, ce qu’elle a dire, si elle est capable de s’exprimer sans que son émotion prenne le dessus. A en juger par les battements de son cœur, il déduit aisément qu’elle n’a pas l’habitude de fréquenter des vampires. Cette cavalcade irrégulière, ses respirations où elle tente de trouver un peu de courage, tout cela le déconcentre et le met mal à l’aise. Si on voulait lui offrir un animal de compagnie, okay. Charmante attention, merci. Mais pitié pas un chiot !

« Je m’appelle Erik. Appelle moi comme ça, ou Monsieur, mais pas Seigneur. Le seul Seigneur ici c’est la Reine Lucrezia, et le Roi de New Riverlake. Et par pitié… » demande-t-il avec patience. « Mets toi en tête que je ne vais pas te faire de mal, alors détends-toi. »

Et tout en parlant, le blond n’a cessé d’observer la jeune femme de ses yeux bleus. Il a aussi profité de s’asseoir pour retirer habilement ses bottes. Oui, monsieur est un homme actif. Monsieur est un homme qui a un travail prenant. Monsieur est un vampire qui n’a pas de temps à perdre, et encore moins à éduquer un chiot. Il saisit une nouvelle fois de son verre posé sur la table, et en boit l’ultime gorgée en attendant que la créature nommée Noah cesse de s'agiter comme une souris terrifiée.
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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   09.09.18 17:25

Il est loin le temps où je ne cessais de parader au sein de la Bordure, fière comme une reine et l’âme invincible. Il est loin ce fameux temps fait d’amour et de bons sentiments. Lorsque je suis arrivée dans la Cité, j’ai vite compris que le temps des Lynx était bel et bien fini, que j’étais une captive, et que jamais plus, je ne reverrais cette famille ayant été la mienne depuis si longtemps. Désormais, je suis seule et à la merci de tous ces vampires, suceurs de sang, qui m’effraient tant. Je ne comprends pas pourquoi ils nous réduisent à un tel d’esclavagisme et surtout, je comprends mieux pourquoi ma tribu n’a jamais cessé de vouloir les éviter à tout prix. Parce qu’ils ont le vice, parce qu’ils sont dangereux, parce qu’ils décident de tout. Et j’en ai peur. Qui plus est face à ce grand blond, nullement avenant, qui marche et se fige dans cette pièce où nous nous trouvons. Je voudrais pouvoir fuir mais j’en suis incapable. De toute façon, le devoir m’y empêche et surtout la perspective de devoir rejoindre ces cachots me remplit encore plus d’effroi. Oh non, si je peux rester ici, alors je ferais tout pour. Mais voilà, du haut de mes dix-neuf hivers, je ne peux rien faire ou dire sans sentir cette horrible peur m’envahir de part et d’autre de mon être. Je suis effrayée. J’ai peur de mal faire. Avec mon ancien maître, cette peur n’a jamais cessé. Il a souvent été effrayant, proférant des menaces que j’ai cru. Même quand il me disait vouloir s’abreuver de mon sang, juste pour s’amuser, sans nul doute, à me faire gémir de peur. J’ai appris par la suite que les vampires ont tout autant de règles que nous, humains, à appliquer, pour le bon fonctionnement de la cité. Néanmoins, mon nouveau maître peut tout à fait me trouver incompétente et décider de se séparer de moi. Ce dont je refuse pour l’instant. Je ne voudrais pas rétrograder dans mes fonctions, ou pire, me retrouver à devoir vendre mon corps à l’Oasis Pleasure. Mon cœur fait une nouvelle embardée et j’essaye, vaillamment, de lui expliquer ma raison d’être ici. Ironie ou amusement sincère, je n’arrive pas à déceler ce qui en ressort de sa réponse. Je me contente d’acquiescer silencieusement, sursautant encore quand il me demande d’arrêter de trembler. Je relève un regard vers lui, me sentant bientôt défaillir, et me posant cette question ô combien légitime : Comment arrête-t-on la peur, les tremblements ? « Tout … Tout de suite. » Mais ça n’arrive pas, j’essaye de canaliser ma respiration mais ce n’est pas évident. Cette présence silencieuse en impose alors j’essaye de penser à autre chose, fixant le sol. C’est alors que l’ordre est donné. Je l’entends et agis aussitôt me rapprochant de la chaise qu’il a tiré. Je manque presque de buter contre l’assise mais je prends place, sans rien dire d’autre, laissant le Maître reprendre la parole. Il me demande qui m’a envoyée ici. « Euh… C’est l’intendance je crois… Je n’ai pas de contact direct avec notre Reine. » Je bafouille avec une innocence franche. Dans mon esprit neuf de toutes ces coutumes, je suis persuadée que de toute façon, je n’aurais jamais un contact avec la Reine. Je suis bien trop insignifiante pour cela.

Néanmoins, je garde mon sérieux et jamais mon regard ne quitte celui de ce Seigneur ayant décidé d’être bavard tout à coup. Il me pose tout un tas de questions. Et je me demande bien si derrière cet interrogatoire, il n’y a pas une question piège. Il faut vraiment que je me montre à la hauteur afin de ne pas montrer loin de lui, et dans un travail bien pire. « Je… J’ai dix-neuf ans Seigneur… Et je suis servante depuis un moment… » Bon d’accord, je mens un peu. Ce « un moment » est bien trop vague pour signifier quoi que ce soit. Tout au plus, je suis capable d’entretenir une maison, ça s’arrête là. Mais après, je ne connais pas grand-chose de la cité, quelques personnes, Brona que j’ai retrouvé. Mais le reste n’est qu’un inconnu qui m’effraie tout autant que lui, qui m’observe, et me demande de ne plus l’appeler Seigneur. Mes joues prennent une teinte carmin et je me sens mal à l’aise de l’avoir appelé dans une formule d’usage destinée à plus haut que lui. « Je … Je suis désolée… Sei… Monsieur ! A l’avenir, je vous appellerai comme vous le souhaitez. » Mais pas Erik, par pitié. J’aurais l’impression de franchir une ligne interdite, comme si nous étions amis depuis longtemps. Alors que ce n’est pas le cas, je ne suis que son esclave. Une esclave à qui il demande de se détendre d’une voix plutôt douce, c’est vrai. Un frisson de peur parcourt, à nouveau, ma colonne vertébrale, chose que j’essaye de dissimuler en acquiesçant avec véhémence, espérant que mon rythme cardiaque, mon sang pulsant dans mes veines ne soient pas bruyants. « J.. Je suis désolée de paraître si effrayée… Mais je n’ai pas de bons souvenirs de mon maître précédent… Il me faisait peur… Et cette peur est restée… Elle me suit de partout… » Les mots se sont bousculés de ma bouche, dans un aveu me faisant réaliser que j’ai, sans doute, parlé un peu trop fort, trop vite. « Euh… Je n’aurais pas dû vous dire cela !! Veuillez me pardonner, Monsieur !! » Mon visage se feint d’un regret sincère, mes prunelles céruléennes lançant presque des éclairs tant j’ai honte de moi. Je suis capable d’être bien plus éveillée qu’à son arrivée, essayant de me défaire de cette bourde immense. Je me tords aussitôt les mains, le visage exprimant bien plus de choses qu’à son arrivée. « Voulez-vous que je vous fasse quelque chose ? Avez-vous faim ? Ou êtes-vous fatigué ? » Je jette un œil à ses chaussures, même si l’idée me révulse, je ne suis plus à ça près en terme de tâches ingrates. « Je peux nettoyer vos chaussures, puis les ranger. » Je ne sais rien de ces coutumes, voilà le problème. Je suis même incapable de réaliser si je suis à côté de la plaque ou non, que ce soit dans ma façon d’être. Un esclave doit-il agir ainsi ?



   
     
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Erik Landseer
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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   10.09.18 14:51

Face à la jeune femme, le vampire écoute attentivement ce que cette dernière a à dire. Tremblotante comme une petite souris sur le point de se faire croquer, l’Anglais prend sur lui toute la patience dont il peut faire preuve. Et si Erik est un homme patient, il y a des choses pour lesquelles il se trouve vite agacé. Comme le fait de devoir gérer les tremblements irrépressibles d’un chiot. Elle lui a annoncé que c’était l’Intendance qui lui avait envoyé la jeune esclave. Il réprime un soupire. C’est pénible. C’est vraiment pénible de devoir repasser derrière une bande d’incompétents. En voulant donner à un invité de marque une esclave, certainement avec la pensée louable de rendre service, ils ne font qu’entraver le besoin de paix et de sérénité du chasseur. Si encore, on lui avait demandé son avis… Il aurait requis un vieil homme, ou une vieille femme. Quelqu’un dont l’âge avancé aurait eu une attitude et une déférence depuis longtemps acquise. Il aurait souhaité quelqu’un comme James. Tout le monde veut un James… Mais au lieu de ça, on lui jetait en pâture un bébé. Oui un bébé. Car comment appeler autrement cette créature qui déclare soudainement son âge. Dix neuf ans… Si les derniers mots sont un pur mensonge, les premiers le laissent pantois. Il écarquille alors les yeux et soufflant un : « Pffffiou » parfaitement ressenti. Dix neuf ans… Où sont donc passés ses dix neuf printemps à lui ? Se souvient-il seulement de les avoir eu un jour ? Ça remonte à si loin. Des souvenirs si vieux… Il devait être jeune matelot très certainement sur un navire quelconque, fraichement engagé dans la marine, et fier comme un coq de découvrir les mers et partir à l’aventure. Que n’avait-il souffert sur ces navires. Et que c’était si loin…

De nouveau il pose son regard azuré sur la jeune femme. Il a beau tout faire pour la rassurer, ou du moins lui dire qu’elle n’a rien à craindre, elle continue à trembler comme une machine à laver en mode essorage. C’en est exaspérant. Et plus il lui parle, plus les battements de son coeur s’emballent. L’odeur de la peur ne tarde pas à s’instiller à ses narines, les phéromones d’alarmes se répandant rapidement dans le sang de l’humaine. Que c’est usant… Elle finit alors par s’excuser. Il hausse légèrement un sourcil. Tiens donc… sa frousse lui vient de son ancien maitre. Il veut bien le croire. Il ne décèle nul mensonges dans ces mots, contrairement à ceux affirmant qu’elle était servante depuis un moment. Si cela avait été le cas, elle aurait de suite compris qu’il n’était pas homme à éventrer chacune de ses esclaves. Elle s’excuse alors de nouveau. Non mais sérieusement ? A ce rythme là, il va se mettre à penser qu’elle va finir par se vider la vessie entre les cuisses, comme certains animaux. Cela en devient ridicule. Et exaspérant. « Dans ce cas dis-toi que je ne suis pas comme ton ancien maitre. » Qu’il lâche, dépité et las.

A vrai dire, il n’a pas envie d’être son maitre du tout. Il va falloir qu’il règle la situation rapidement. Au final on est jamais mieux servi que par soit-même, et sincèrement, il pense pouvoir être apte à s’occuper de lui-même. Cette idée en tête il la regarde se tordre les mains. Spectacle désolant. Et quand elle lui demande s’il a faim, il lui montre le verre encore sanguinolent de rouge carmin qu’il vient de s’enfiler. Fatigué ? Oui il l’est. Il est las, très las, de son long trajet, et cette complication qui vient de lui tomber dessus alors qu'il n'avait rien demandé. Alors il se lève. « Je peux nettoyer vos chaussures, puis les ranger. » Il a senti dans sa voix un très léger changement de timbre. Cette fille est révulsée à l’idée de faire concrètement ce qu’elle vient de mentionner. Il soupire, et attrape le fourreaux enfermant soigneusement son épée. « Fais comme tu veux. » Voilà. Au moins Mademoiselle Tremblote ne se sentira pas menacée, acculée, obligée de faire quoique ce soit. Lui il a tellement mieux à faire.

Se dirigeant vers les appartements, il dépose son arme sur une commode jouxtant la salle de bain. Pénétrant dans la salle d’eau, Erik allume aussitôt la douche, qu’il laisse chauffer, puis se déshabille. Son esprit est déjà reparti à ses affaires. Il se repasse en tête la vision de New Abbostford à son arrivée. Son enceinte, les murs, les portes et le nombre de gardes. Puis il pénètre sous l’eau et laisse cette dernière caresser son corps musclé. L’onde chaude et chatoyante lui fait un bien fou et masse son corps endolori par un si long voyage. Il faudra qu’il discute avec Malcolm de ses premières impressions et qu’il recueille celles de ce dernier. De même, après en avoir discuté avec sa soeur et son roi, il aimerait mettre en place un système de ronde. Ou du moins que Lucrezia autorise ses hommes à arpenter la cité pour en observer les moindres recoins. Du fond de son être, le vampire sent que quelque chose se trame. Tout à ses pensées, le vampire songe ici et là à ce qu’il pourrait bien mettre en place pour aider sa soeur. Il songe aussi à l’aspect politique de sa présence dans cette cité. Des idées lui viennent et il tient à en parler avec Dimitri. Toutefois, la présence de cette jeune esclave ne cesse de venir dans sa tête. Que va-t-il bien pouvoir faire d’elle ? Il n’en veut pas. Et n’a décemment pas le temps et l’énergie pour s’occuper d’elle. Car c’est évident, qu’il faut que quelqu’un chaperonne la petite. Elle est délicate, effrayée, fragile et risque de se faire manger en deux temps trois mouvements. Il pourrait tout aussi bien la renvoyer, expliquant pourquoi il ne veut pas d’elle, mais elle risquerait de tomber sur un vampire de la trempe de son précédent maitre. Est-ce une raison pour la jeter en pâture à plus cruel ? Elle a dix-neuf ans bordel ! Elle ne connait rien du monde et de ses rouages. La tête sous l’eau, il soupire profondément.

« NOAH !!! »

Le cri est sorti de nulle part. Nulle menace dedans, seulement l’appel d’un homme qui voudrait être sûr qu’on l’entende. Sans pudeur aucune, il termine de se savonner et se rince, réfléchissant toujours et attendant qu’elle arrive. Il est sûr et certain qu’elle va se mettre à défaillir. Avec un peu de chance -ironie bonjour- c’est une jeune vierge effarouchée qui va piquer un fard cuisant en voyant l’apollon qu’il est, nu. Il est même prêt à parier que son petit coeur de donzelle va faire un tadam tadam tadam.........biiiiipppppppp, avant un enchainement de bip bip bip révoltés. Il entend même déjà dans sa tête l’électrocardiogramme comme s’il était déjà branché à la jeune fille. Lorsqu’elle arrive, à l’aise qu’il est, il sort de la douche et attrape une serviette. Il s’essuie le visage, et sans prêter attention au rythme cardiaque de la jeune femme, il demande. « Dis moi. Tu sais lire et écrire ? Va me chercher de quoi rédiger des lettres s’il te plait. Il doit y avoir ça quelque part… » Oui, monsieur à besoin de poser ses idées au clair, avec des mots, sur du papier, et au passage il tient à voir ce que vaut la petite. Savoir lire et écrire serait déjà un plus la concernant. Mais vu son âge et son comportement il se doute qu'elle doit être la récente victime d'une rafle, et il sait d'ors et déjà que l'analphabétisme est monnaie courante chez les sauvages. Enfin, il se détourne d’elle, n’étant pas encore décidé sur quoi faire d’elle par la suite, et essuie son corps, débarrassant ainsi sa peau de toutes les gouttes le parsemant.


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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   03.10.18 17:36

J’ai l’impression d’être nulle. Pourtant, il ne me dit rien de tout cela. Pas une mauvaise parole, ni un reproche. Il a l’air ... Doux, en comparaison de mon dernier Maître dont il m’assure qu’il ne sera pas pareil. Ça m’apaise légèrement bien que je demeure sur mes gardes. On m’a toujours appris à me méfier des vampires. Je crois encore entendre la voix de Ruslan qui m’expliquait la vie telle que je devais la gérer. Et les vampires n’ont jamais fait partie de nos amis. Ce n’est pas maintenant que cela commencera mais il me parait intelligent, aussi, de ne pas avoir d’ennemis. Surtout en ce lieu, et surtout quand je sais qu’il y a pire tâche encore que celle d’être la bonne à tout faire d’un Seigneur. Alors, je fais des efforts, j’émets des idées me révulsant un peu. Et sa phrase me véhicule un peu de confiance en moi. Je me dis que je ne suis pas nulle en définitive. Dit celle qui se donne bonne conscience et en écartant la voix blasée dont il fait preuve à mon égard. Il a l’air fatigué. Je ne sais pas si c’est vraiment le terme à utiliser pour un vampire mais c’est le seul qui me vient en tête. Aussi, je le laisse partir et entreprend d’aller trouver de quoi nettoyer ses chaussures. Du cuir. Ah ça, Alisea m’avait appris les règles de nettoyage et d’entretien. Il ne me faut juste qu’un chiffon. Et le reste, ma salive sera le meilleur savon du monde. Quand on a appris à se laver avec le strict minimum, on utilise les ressources que notre corps peut produire à l’infini. Une fois munie de mon précieux sésame, je m’assois par terre - me disant que les chaises et les fauteuils ne sont pas pour moi et puis, parce qu’auprès de la Meute, s’asseoir par terre était récurrent, et j’humidifie le chiffon avec ma salive avant d’astiquer ses bottes. Il y a une odeur qui en découle qui est ... dégueulasse. Vampire, immortel, ils sentent tous des pieds visiblement. Peut-être qu’il a beaucoup voyagé aussi ? Je n’en sais rien. On ne m’a pas raconté son histoire et je n’ai pas eu le temps de recenser tous les vampires dans la cité. Une chose est sûre : je ne l’ai jamais vu auparavant. Et j’en deviens presque curieuse. Peut-être parce que je suis en train de me détendre, que mon cerveau est centré sur ma tache à rendre ses chaussures comme neuves. Et puis, parce qu’il n’est pas dans mon sillage et je peux respirer un peu mieux. Mon rythme cardiaque s’est même apaisé et je me retrouve même à chantonner un peu, un air qu’Alisea m’a appris. L’hymne à la forêt qu’elle disait souvent. Et l’air m’embaume, m’apaise. J’en oublie que ce vampire peut m’entendre, même si ma chanson ne comporte aucune insulte vampirique. Au contraire, c’est une ode à la vie, à la nature et à la liberté. Liberté chérie, liberté perdue ô comme j’aimerais te retrouver. Ces paroles sont pleine de sens. Je pourrais déprimer de devoir les chanter avec cette envie dévorante de retrouver les miens. Mais je n’arrive pas à être triste. Ce chant est si plein d’espoir et je continue à fredonner tout doucement jusqu’à ce que...

« NOAH !!!
- J- J’arrive ! » Je glapis en me levant d’un bond. Je me dirige vers la source de sa voix, entendant un bruit diffus. C’est alors que je pousse un gémissement horrifié quand je constate qu’il se trouve dans la salle de bain, complètement nu. Mon réflexe premier est très stupide mais il témoigne de mon innocence sur tant de choses. Je plaque mes mains sur mes yeux et les gardent ainsi, avant de réaliser que ce n’est pas du tout l’attitude d’une servante. Bien au contraire. Finalement j’écarte deux doigts tremblants mais les remets aussitôt à leur place. Fait-il exprès ou quoi ? Pourtant il a l’air de ... s’en fourre royalement. Il me demande du papier pour que je puisse lui écrire quelque chose. Et... C’est tout. Dans le plus simple appareil. Je suis presque tentée de lui dire sur le champ que je ne sais rien faire, mais la vue de son corps d’Apollon me fait frémir une fois de plus. Et rouge comme une pivoine, je m’échappe aussitôt pour aller lui chercher ce qu’il m’a demandé. En ayant fait le ménage auparavant, j’avais vu ce nécessaire à écriture que j’avais trouvé beau et intéressant pour en avoir vu assez peu de près du temps où je me trouvais à la bordure. Je reviens très vite vers le vampire qui se trouve toujours dans le plus simple appareil, je suis rapide et il est lent à se rhabiller visiblement, toujours aussi perturbant. Mon coeur s’emballe un peu plus et je tente de me calmer. « Je ... Je n’ai pas eu le temps d’apprendre à lire et à écrire correctement. » À vrai dire, je n’ai eu aucun enseignement. Dans la survie, on oublie ce genre de passe-temps. Bien sûr, j’ai parfois essayé mais ces lettres n’ont jamais eu de sens pour moi, ni de signification. J’ai appris à parler sur le tas comme tout le monde. « Je ne suis pas née ici. Auparavant, j’étais en dehors de ces murs et ... Nous n’avons pas pu avoir d’enseignement. » Dans la cité, il y a la possibilité d’apprendre à écrire mais je n’y ai pas accès. C’est un privilège. « Je ... Je suis désolée... » Finis-je par ajouter d’une voix dépitée et penaude. « Disons que la lecture et l’écriture ne permettaient pas de pouvoir survivre... Même si c’est un art intéressant... Je pense que vous connaissez le monde de dehors ... Et sa rudesse. » Et la faim, et le froid, et la souffrance, et les pleurs, et tout ce qui a composé ma vie pendant mes dix neufs années de vie. Mais il y a aussi eu beaucoup d’instants de joie. La douceur d’Alisea, la voix bourrue de Sam, les affections rares mais tendres de Ruslan. Je sens la nostalgie et la peine venir au grand galop, j’ai presque envie de pleurer et mon petit coeur, qui s’était calmé avec mes monologues, s’emballe à nouveau. Je serre les poings à m’en faire craquer et m’oblige à sourire pour ne pas fondre en larmes. « Peut-etre voulez-vous que je trouve quelqu’un apte à votre requête...  » Il doit forcément y avoir quelqu’un de apte à cela. Forcément..



   
     
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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   04.10.18 18:06

La réaction de la jeune femme ne se fait pas attendre. Et elle est par ailleurs proportionnelle à ses attentes. Devant la cavalcade bruyante que fait le palpitant de l’humaine, le vampire ne peut que sourire d’amusement. Oh non mais ce n’est pas vrai ! On lui a vraiment envoyé ça… Une jeune donzelle effarouchée. L’idée de se choper l’imbécile qui lui impose pareille ânerie le prend subitement. Il a des baffes à distribuer. Toutefois, l’innocence de la jeune fille, si elle peut être touchante, est pour le coup, délicieusement comique. Le fard qu’elle pique, les doigts sur les yeux, c’est limite si l’anglais n’éclate pas de rire devant pareilles clowneries. Ce qu’il ne manque pas de faire, rire, en la voyant déguerpir au plus vite. Lorsqu’elle revient, un nécessaire à écrire dans les mains, il lui tourne le dos, toujours dans son plus simple appareil, et l’observe à travers le reflet du miroir. Sans se démonter, il lâche subitement la serviette qu’il laisse s’étaler au sol, puis se passe la main dans ses cheveux mouillés pour leur donner un semblant de forme. Enfin, il fait face à Noah puis s’approche d’elle tandis qu’elle bégaye sa réponse, le coeur au bord de l’implosion. Elle ne sait pas lire et écrire. Génial.

« C’est bien dommage. » Murmure-t-il en la frôlant pour sortir de la salle de bain.

Si elle meurt sur place d’un arrêt cardiaque tant pis. Il dira que c’est un accident, et que ce n’est pas sa faute. Ce qui est tout à fait vrai en plus. A-t-on idée d’envoyer une vierge paniquée à un vampire vieux de plus de six ans ? Quel est l’imbécile qui désire lui faire perdre son temps ?! Abandonnant là la jeune femme, son matériel dans les mains, il écoute distraitement ce qu’elle lui raconte. Se saisissant de son arme, il retourne dans la pièce principale, cherche son verre de sang du regard, puis finalement s’en sert un nouveau. Elle lui explique alors qu’elle n’est pas née ici. Sans rire.
« C’est pas vrai.. ?! » Murmure-t-il pour lui-même. Sarcastique à souhait. Non vraiment, avec cette capacité d’adaptation et cette verbe, on ne se serait pas du tout douté que cette jeune humaine était une sauvage. Lorsqu’elle s’excuse, il se tourne vers elle, toujours dans sa tenue d'Adam, et lèche le sang qui vient d’imprégner ses lèvres. Puis : « Cesse de t’excuser. C’est pénible. Ce n’est pas ta faute si tu n’as pas reçu d’éducation. Je me trompe ? »

Quoi ? Avait-elle tué son professeur en hurlant "a bas l’école et les pédagogues !!!" Probablement pas. Donc par pitié qu’elle cesse de s’excuser, de se morfondre et de gémir comme un petit chiot. Alors, contre toute attente, elle enchaine. Seigneur ! Qu’elle est agaçante celle-là… buvant une nouvelle gorgée, il se dirige vers la chambre à coucher, et pose son arme sur le lit ainsi que le verre sur une commode. Nul doute ne fait que les battements effrénés de l’humaine le suivent comme un petit chien. Le mot rudesse lui arracha un sourire face aux idées qui lui traversent subitement l’esprit. Mon grand, tu t’égares là... Voila que le vampire, après une bonne douche et le spectacle hilarant d'une humaine défaillante d'émotion trouve moyen de le détendre. Cependant, sourire en coin, il se force au sérieux et répond, implacable.

« C’est faux ce que tu dis. » Appréhendant la porte d’une armoire, il ouvre celle-ci en grand pour en contempler l’intérieur et la pile de vêtements qui s’y trouve. A voilà qui est intéressant. Se saisissant d’un bas de jogging et d’un t-shirt, il poursuit.
« Tu apprendras ma chère, que le pouvoir réside dans le savoir. En apprenant à lire tu aurais pu tomber sur des ouvrages qui te permettent de survivre. Ainsi tu aurais pu savoir quelle partie d’un animal viser avec tes flèches afin de l’abattre rapidement, sans souffrance, et comment le dépecer sans rien en perdre. Mais aussi qu’un vampire peut percevoir nettement les battements de ton coeur à plusieurs mètres, ainsi que ton afflux sanguin dans tes joues. »

Ses vêtements en mains, il se tourne vers elle pour observer sa réaction. C’est que ça commence à devenir drôle comme spectacle. L’émotion la gagne, et c’est presque avec pitié qu’il la regarde serrer ses petits poings et refouler ses larmes. Bon sang… quelle petite créature fragile. Mettant un terme à son tourment il enfile ses vêtements et s’approche d’elle alors qu’elle propose de faire venir quelqu’un de plus compétent pour prendre des notes.

« Non ce n’est pas la peine. Je vais me débrouiller. »

Lui dit-il en arrachant le matériel de ses mains. Récupérant son verre de sang, il retourne dans le salon et se votre dans le canapé, ses biens dans les bras. Méticuleusement, il en pose une partie sur la table basse, et se saisissant d’une plume et d’ancre il griffonne quelques mots sur un papier. Enfin, il attrape une nouvelle pièce de papier et y trace distinctement les lettres de l’alphabet, en majuscule, comme en minuscule. Enfin il lève le bras à l’intention de l’humaine, ses deux morceaux de papier en main.

« Tiens ! Le petit c’est un mot à l’intention de l’intendante. Tu vas aller la trouver et lui dire que je veux que tu aies un précepteur pour apprendre à lire et à écrire. Si elle conteste, gratifie la de mon amitié en lui disant que je me ferais un plaisir de lui arracher la jugulaire à coup de dents, n’en déplaise à ma soeur la Reine. »

Il mime un soupire et se réinstalle confortablement.

« Le second c’est pour toi. Ce sont, ce qu’on appelle les lettres de l’alphabet. Amuse-toi à les réécrire et les prononcer quand tu en as le temps. »

Voilà. Monsieur à fait sa B-A de la journée. Aussitôt il se désintéresse d’elle, absorbé par ses constatations et les impressions qu’il a eu jusqu’à présent sur la cité. Inutile de mentionner la stupidité et l’incompétence de l’Intendante, dont il se fera un plaisir de le signaler à Lucrezia. En attendant, la petite est occupée, peut-être le coeur gorgé d’un espoir savant. Dans tous les cas, le fait de contribuer à son déduction arrange tout le monde. Erik gagnera quelqu’un qui pourra lui être utile en attendant qu’elle trouve un autre maitre, et la jeune femme gagnera inexorablement en valeur quand lui sera venu le temps de trouver un nouveau foyer. Voilà. Tout le monde est content.


If it's a Death
from a Saxon hand that frightens you, stay home.
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Noah Green
propriété de newabbotsford
The things which I have seen I now can see no more.

***


☾ âge : Dix-neuf printemps et la mélancolie ayant pris possession de son regard
☾ métier : Servante au service d'Erik Landseer, tâche dont elle s'accomode en courbant l'échine.
☾ maître : Le Grand Veneur aka Erik Landseer aka l'imbécile vampirique.
☾ compétences : Elle est douée pour se dissimuler dans la masse, observatrice aux mains capables de voler assez facilement. Cependant, au sein de la Cité, elle évite de trop montrer ce en quoi elle est douée: nettoyer, c'est bien
☾ arme fétiche : Auparavant, elle avait un couteau, maintenant elle a un balai mais elle évite de s'en service comme arme ceci dit.
☾ origines : Noah vient de la bordure, où elle est née et y a vécu avant d'être raflée.
☾ statut : Célibataire, ignorante de ces lois de l'amour, rêveuse songeant un peu trop à ce monde ancien dont on lui a fait miroiter monts et merveilles.

☾ avatar : Natalia Dyer
☾ arrivée en enfer : 12/06/2018
☾ missives : 90
☾ doubleface : NOP
☾ tickets : 345
☾ crédits : Moonic (avatar)

☾ rp en cours : - Ruslan
- Brona
- Erik

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MessageSujet: Re: Soumission [Erik]   13.10.18 9:36

Je vais finir par mourir d’un arrêt cardiaque, je ne remarque même pas combien il fait exprès et se joue de moi. Je ne connais rien aux vampires, ni aux provocations masculines. Au sein de la Meute, j’ai toujours été considérée comme la gamine, celle qui devait être cajolée, réconfortée et non être face à ce genre de désir que ce vampire peut créer en moi. Si mon coeur bat comme un fou, si l’esprit est apeuré, mon corps lui, s’entoure d’une étrange chaleur que je ne remarque même pas. Je me contente de regarder un point invisible ou mes pieds devenus un spectacle fort intéressant. Mais surtout pas... Oh mon dieu !! Le spectacle de ses fesses rebondies m’arrachent un gémissement de terreur, et je détourne aussitôt le regard. Pourquoi lâche-t-il la serviette ?! C’est inadmissible, et je manque défaillir quand il me frôle. Il verra certainement le bond de trois mètres quand sa peau frôle la mienne. Si d’ici-là, je ne meurs pas... Ce sera beau. Et insensé. Le suivant à la trace, je me sens terriblement nulle de ne pas pouvoir répondre à sa requête. Je ne sais rien faire en dehors d’être une furie quand il faut attaquer et de montrer les dents quand je me sens en danger. Mais en dehors de cela... Je ne sais pas écrire, lire et c’est bien dommage. Surtout dans cette cité où le savoir me paraît privilégié, surtout avec ces vampires si vieux, ayant vécu tant de choses. La curiosité pourrait presque me pousser à lui demander de me conter les histoires de ces temps anciens. Mais le respect absolu envers sa race me tient juste au mutisme. Je sers ce nécessaire à écrire entre mes mains, sans trop savoir que répondre, après lui avoir décrété que le savoir ne permettait pas de survivre. De sa réponse, je n’en saisis pas bien les nuances. Mon manque de culture y est pour beaucoup. Je ne suis pas dotée de réflexion ou de conscience, j’agis à l’instinct me susurrant que demain, il ne faudra pas mourir. Toujours. C’est constant, sans fin et je me contente d’acquiescer silencieusement à ses paroles. Néanmoins, j’admets qu’il a raison dans ce qu’il dit, dans ce que lire permet de faire. Combien de membres de la tribu sont passés à côté d’un lapin à dépecer correctement ? Je n’en sais rien me disant que son savoir doit lui permettre de survivre bien mieux que les membres de mon ancienne tribu. « Vous avez raison. C’est bien dommage d’ignorer cela, je le regrette. » J’ai compris la leçon, pas d’excuses, je ne voudrais pas emporter son courroux. J’en viens à essayer de trouver une solution, bégayant presque face à la vue de son corps d’Apollon qu’il offre, au regard, sans aucune forme de pudeur. Moi qui ne connais même pas mon corps, je dois admettre que ça me chamboule complètement découvrant les attributs mâles pour le moins ... bizarre. Surtout quand il me fait face... Comme de dos. Oh. Mon. Dieu. J’en rougis et j’ai l’impression que les battements de mon coeur sont entendus de partout. Mais je garde mon calme bien que tout mon coeur s’embrase, puis meurs quand il confirme se débrouiller sans mon aide. Mes épaules s’affaissent aussitôt et je le laisse écrire ces quelques notes, jusqu’à me les demander. Un papier pour l’intendante, dans lequel il ordonne que l’on me donne un précepteur. « Pour... Moi ? » Je déclare d’une voix presque enfantine, ayant oublié qu’il vient de me donner une info capitale. Il est le frère de la reine. Je pense que je tomberais dans les pommes quand je percuterai. Mais en attendant, je fixe ce papier, porteur du Saint Graal mes mains de sauvageonne. Pour une fois, on m’apprendra le rudiment du savoir et non pas comment créer des antidotes et des onguents à base de plantes comme j’ai eu l’habitude de le faire avec ma douce Alisea. Et le deuxième papier me laisse perplexe bien que je suis touchée de sa sollicitude. Les lettres de l’alphabet me paraissent si obscures. « C’est vraiment gentil à vous de me laisser apprendre. Ces lettres ne veulent rien dire mais j’ose espérer comprendre très vite. » Et je m’accroche à cela, mes doigts se referment sur ce petit bout de papier. Relevant un regard doux vers mon Seigneur, je suis en train de me convaincre qu’il n’a pas l’air si terrible que ça. Pas de sadisme, juste quelqu’un qui aime bien que les choses se fassent bien. Je me trompe peut-être mais il me donne clairement cette impression. « Je vous remercie, Monsieur. Et je vous promets de ne pas vous décevoir. » Je suis parfois un peu trop impulsive mais là, ça me parait clair comme de l’eau de roche. Je me dois d’être la meilleure, de façon à ce qu’il me garde. Car si en restant à ses côtés, j’en arrive à avoir des privilèges, je me dis que je ne peux avoir mieux. « Je m’en vais porter ce mot à l’intendante. » Et j’en viens à esquisser un semblant de sourire. Mais entre la peur, la gêne, le fait de ne pas être moi-même, c’est plus une grimace qu’autre chose. Mais qu’importe, je le fais avant de m’en aller, de me dire qu’il y a du boulot... Encore et toujours.

Ô comme la vie d’avant me manque !!



   
     
les prunelles céruléennes
Home is behind the world ahead And there are many paths to tread. Through shadow to the edge of night Until the stars are all alight.
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Soumission [Erik]
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