AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
  But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derekVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Emma Davis
la meute
☾ âge : 31.
☾ compétences : Chasse, soins, patience à toute épreuve.
☾ arme fétiche : Couteaux en tout genre, pour le lancer.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : Katheryn Winnick
☾ dispo rp : 3/3
☾ couleur : #cc3300
☾ arrivée en enfer : 07/06/2018
☾ missives : 393
☾ doubleface : Ambroise.
☾ tickets : 711
☾ crédits : alaska


☾ liens : - Derek
- Erik
- Daria
- Elyna
- Freya
- Aloysius


☾ rp en cours : - daria
- Feu Grégeois
- cérémonie funèbre
- aloysius
- derek

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   13.06.18 21:49

Elle avait cru mourir d’inquiétude. Les jours s’étaient écoulés, sans aucune nouvelle, sans trace de Derek. Il lui était déjà arrivé de s’isoler pour quelques temps, laissant Emma dans l’angoisse. Mais il finissait toujours par réapparaître deux ou trois jours plus tard. Lorsque ce laps de temps s’était écoulé, elle avait laissé quelques adultes en place pour surveiller les plus jeunes et avait demandé à Ethan de la suivre pour chercher le chef de la Meute. La première expédition qui avait duré la journée entière n’avait mené à rien. Rien ne leur était apparu, pas un signe, rien qui ne pouvait les guider dans une direction afin de savoir où chercher. Les alentours de la Cité étaient vastes, les forêts profondes. Ils étaient rentrés bredouille, ne pouvant rassurer sereinement les membres de leur petite communauté qui s’inquiétaient eux aussi en ne voyant pas apparaître la figure de Derek.
Les jours suivants, Emma avait dû prendre les choses en main au sein du groupe. Toute cette situation était inattendue, mais elle devait faire avec, gérer le groupe, garder son rôle de protectrice rassurante et mener à nouveau des battues. Car plus les jours s’écoulaient et plus le désespoir quant à l’issue de l’avenir de son ami se faisait ressentir. Les forêts étaient gorgées d’enragés et elle craignait le pire : le voir revenir, mais sous une autre forme. Les questions s’accumulaient, chacun prononçait son angoisse quant aux chances de voir Derek revenir parmi eux. La blonde avait décidé de solliciter les plus jeunes, les adolescents cette fois-ci, mettant un adulte débrouillard et combattif à la tête de chacun des petits groupes et d’élargir les zones de recherches. La boule au ventre, elle et les autres rentraient chaque soir sans leur chef.

Elle restait de longues heures au coin du feu, tard le soir, à réfléchir et se demander où il pouvait être. Quel refuge aurait-il pu choisir pour le tenir éloigné si longtemps ? Elle se refusait à se faire une raison : Derek n’était pas mort, rien ne le prouvait. A part son absence qui s’éternisait, et leurs recherches qui ne donnaient rien de nouveau, aucun espoir concret. Emma contemplait longuement tous ceux qui composaient la Meute, se demandant qui pourrait l’épauler lorsqu’il faudrait se rendre à l’évidence. Ethan ne rechignait pas à partir à la recherche du disparu, mais elle sentait qu’il n’y croyait plus et elle craignait de flancher plus rapidement, à force.
Les semaines étaient passées, trois. Certains jours, les battues avaient été proscrites en raison de la météo, qui permettait aux enragés de sortir en pleine journée lorsque le ciel s’obscurcissait par les temps orageux. La frustration les gagnait d’autant plus, l’impression de perdre des occasions, et du temps aussi, n’arrangeait rien.
Peu importe le temps qui s’écoulerait, ce que les autres en penseraient : elle décida que les recherches ne s’arrêteraient pas. Etait-ce sa loyauté sans borne pour celui qui l’avait sauvée un jour, ou toute cette affection à son égard, qui la motivait à ne pas lâcher l’affaire ? Sûrement un peu des deux.
Lors d’une énième sortie, elle avait entendu les sifflements communs à leur Meute, pour signifier qu’ils avaient trouvé quelque chose. Son cœur s’était serré de peur et d’espoir, alors que ses jambes l’entraînaient dans la direction d’où provenait le signal. Outre l’état inquiétant dans lequel il se trouvait, elle ne retint qu’une chose : il était vivant.

Alité depuis quelques jours, elle veillait régulièrement sur lui, dès qu’elle n’était pas réclamée ailleurs. Les enfants venaient gratter à la porte de la chambre où Derek se reposait, la tirant de la pièce pour aller s’occuper de ses louveteaux, qui désiraient obtenir son attention, et des nouvelles du blessé, voulant savoir quand ils pourraient enfin le revoir. Elle leur avait patiemment expliqué que cela prendrait du temps, en profitant pour les sermonner davantage : pas de conflits, pas de promenades sans surveillance, pas de caprices. Elle devait diviser son temps plus qu’à l’accoutumée, organisant le groupe, veillant à ce que tous aillent bien, et passant son temps disponible, et parfois quelques heures de la nuit au chevet de celui qui avait éveillé de sombres angoisses en elle durant des jours entiers. Surveillant la fièvre qui était légère, pansant et nettoyant les blessures qui tardaient à cicatriser, elle le contemplait longuement en cherchant des réponses qu’elle n’avait pas. Peu de doutes subsistaient sur ce qui l’avait mis dans cet état. Mais toutes les questions se portaient sur sa survie. Comment s’en était-il tiré ? Qui avait pris soin de nettoyer et panser avant elle ? Elle aurait voulu qu’il se réveille et lui raconte. Surtout après avoir découvert un bout de papier sur lequel une recette était écrite, accompagné de plantes et graines séchées, la laissant perplexe et pleine d’interrogations.
Un livre entre les mains, elle soupira en s’étirant sur la chaise qui restait plantée à côté du lit. Il était tard dans la nuit, et après s’être assurée que tous ses petits étaient saufs à l’intérieur, elle avait décidé de reprendre son poste de garde auprès de Derek. Son regard perçut du mouvement chez ce dernier et elle s’arrêta tout net, laissant retomber ses bras, s’approchant vivement. Les paupières du survivant s’entrouvrirent, et elle ne put réfréner un sourire de percer sur ses lèvres. Elle glissa alors sa main sur une zone peu endommagée de son avant-bras, le pressant légèrement. « Remis de tes émotions ? » commença-t-elle doucement, voulant opter pour une approche légère mais le ton de sa voix disait le contraire. Elle le contempla longuement, se demandant pour une ixième fois, ce qu’ils seraient tous devenus sans lui. « Plutôt robuste ce cerf ? Tu es allé le traquer jusqu’où ? » poursuivit-elle, se forçant encore à paraître peu inquiète. Puis le naturel revint au galop : « Bon sang, où étais-tu passé Derek ? Tu as disparu pendant trois semaines ! » Le ton était presque accusateur. Bien qu’elle ait été rassurée de le voir revenir, elle lui en avait voulu, un peu, au fond, de les avoir abandonnés comme ça.
Revenir en haut Aller en bas
Derek Wilson
la meute
☾ âge : 37 ans
☾ surnom : Nemrod
☾ métier : Dirigeant de la Meute
☾ arme fétiche : Deux grandes dagues de chasse
☾ statut : Veuf


☾ avatar : Luke Evans
☾ couleur : #9D2000
☾ arrivée en enfer : 16/05/2018
☾ missives : 229
☾ doubleface : Dimitri Voltchenkov
☾ tickets : 289
☾ crédits : Luke Evans


☾ liens : Alma
Aydan
Daria
Emma
Circé
Clancy

...

☾ rp en cours : Emma Davis
Sam
Rp commun
Daria Vasily
Event - Cérémonie funèbre
Alma Adams

Ulula mordeque acrius quam belua
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t386-derek-wilson#10097http://lrth.forumactif.com/t391-derek-wilson-ulula-mordeque-acrius-quam-belua
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   14.06.18 17:10

    L’épuisement brûlait chacun de ses membres d’une ardeur infinie. Rien ne subsistait encore à son esprit que la vision tenace de son propre sang qui s’écoulait sur des lèvres écarlates, et le chemin du retour peinait à le guider dans ses pas ; la faiblesse avait creusé ses joues et aminci son corps, retraçant chaque détail des muscles saillants, sous la chair meurtrie de traces violacées. Cette fois, il avait bien failli y passer. La mort ne l’avait jamais autant guetté, soufflant sur sa nuque une brume glacée qui le gelait jusqu’aux os ; où n’était-ce que la pluie, qui dévorait ainsi jusqu’à ses dernières forces ? Les flammes chaudes des torches s’étaient faites aveuglantes, et il avait lutté, pour se redresser seul et ne pas montrer, ainsi, l’étendue de son asthénie ; peine perdue, car l’on avait bien vu comme son derme pâle trahissait l’anémie. Serrant à s’en blanchir les jointures la couverture que l’on avait jeté sur son dos nu, il trouva en les voix qui l’entouraient la volonté de marcher seul, et regagna enfin le chemin désiré du baraquement. L’odeur caractéristique de sauge et de verveine, que l’on faisait brûler dans les feux de la maisonnée pour éloigner les insectes, lui apparut d’un infini plaisir, et son corps, se sachant à l’abri et renâclant soudain, se déroba sous lui.

    L’éveil se fit plus doux que le sommeil. D’atroces ombres encore avaient errés en sa mémoire, l’attirant aux abords d’une folie tapie au creux de ses entrailles. Une nouvelle fièvre l’avait saisi, marquant sa peau de longs frissons glacés. Si les plaies s’étaient refermées, la lutte était intestine et l’esprit refusait d’accepter les jours passés dans la chambre plongée dans l’obscurité. C’eut été un aveu, la confession d’une ahurissante faiblesse qu’il ne pouvait accepter, et qui tirait de la noirceur les plus sombres regrets. Au moins cette fois, le repos était-il réel car l’on était chez soi, baigné par une certaine assurance d’avoir un peu de paix, loin de ces grands yeux pâles et de ces crocs luisants ; aussi se permettait-il de dormir tout son saoul, une fois la fièvre éloignée, bien que cela ne finisse par susciter, comme toujours, un remord tenace envers sa Meute. Il n’avait pas tant le droit, en vérité, de se reposer. Dans une autre vie, peut-être ; il dormirait à l’aube de sa mort, mais trop comptaient sur lui à cette heure, et se soustraire à eux revenait à nier tout ce pourquoi il se battait. Aussi, l’esprit finit-il par forcer à l’éveil, et il ouvrit les yeux, encore à ses tourments.

    La caresse lui fut douce, et il ne tarda pas à reconnaître les traits encore estompés d’Emma. La jeune femme arborait son éternel sourire, mais il sut lire dans son visage le rictus léger d’une inquiétude mordante. L’homme ouvrit un peu mieux les yeux, chassant la torpeur, écoutant la voix douce à laquelle il ne pouvait encore répondre. Il la contemplait en silence, sa respiration plus nette trahissant qu’il cherchait à bien reprendre son souffle. Combien de temps s’était écoulé ? Il se souvenait à peine être rentré, guidé par des voix, la lueur de flammes sous une pluie mordante. Il remarqua que les braises qui craquaient doucement dans la cheminée de la chambre donnaient aux cheveux blonds l’éclat de l’or, et il se perdit un instant dans cette rêverie lointaine ; mais le ton de la voix féminine, le ramena à nouveau sur les iris azur. L’intonation changée, le fit quitter le sommeil et il resta silencieux un temps, avant d’esquisser lentement les gestes pour se redresser, bien que ses os fêlés lui tirent un grondement douloureux. Toujours attentionnée, Emma l’aida et il la remercia d’un regard, avisant alors son torse nu bardé de cicatrices, partiellement recouvert de bandages. Il était nu sous le drap, mais n’en éprouva pas de gêne ; cela faisait longtemps qu’ils avaient dépassé ce stade.

    - Emma…

    Parler lui écorcha la gorge, et il se mit à tousser légèrement, tendant le bras pour attraper un verre d’eau sur la table de chevet. S’en délectant, il finit le verre en un trait, soupirant alors en fermant un instant les yeux, puis reposa le godet, tout à fait réveillé désormais. L’eau froide lui avait déchiré la poitrine, sous ses côtes abîmées, mais il refusa de laisser la douleur l’emporter à nouveau.

    - Combien de temps ais-je dormi ?

    Sa tête vrombissait légèrement alors qu’il tentait de se rassembler, ses pensées se bousculant à présent pour reconstituer l’intégralité des évènements, sans qu’il ne puisse réellement parvenir à se concentrer. Le poids de ses obligations l’attirait davantage vers les siens que ses propres errances ; il avait bien assez pris de repos, et ignorait ce qu’il s’était passé en son absence. Le sentiment amer de les avoir abandonnés jeta à ses lèvres un relent acide, et il attrapa soudain la main de la blonde, ses iris perçants la fixant avec sérieux. Peu importait ce qu’il était advenu de lui, il aurait tout le temps de le lui expliquer ; d’abord, savoir où en était la Meute.

    - Emma, tu as l’air épuisée. Que s’est-il passé ? Tout le monde va bien ?


Join the fight : Ethan & Amarok

   
Revenir en haut Aller en bas
Emma Davis
la meute
☾ âge : 31.
☾ compétences : Chasse, soins, patience à toute épreuve.
☾ arme fétiche : Couteaux en tout genre, pour le lancer.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : Katheryn Winnick
☾ dispo rp : 3/3
☾ couleur : #cc3300
☾ arrivée en enfer : 07/06/2018
☾ missives : 393
☾ doubleface : Ambroise.
☾ tickets : 711
☾ crédits : alaska


☾ liens : - Derek
- Erik
- Daria
- Elyna
- Freya
- Aloysius


☾ rp en cours : - daria
- Feu Grégeois
- cérémonie funèbre
- aloysius
- derek

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   14.06.18 22:16

Elle avait eu tout son temps pour s’imaginer divers scénarios dans lesquels il avait été entraîné, en le contemplant dans son profond sommeil. Les entailles, en pleine cicatrisation, laissaient imaginer le pire et elle ne savait plus qui remercier pour que les créatures de la nuit n’aient pas réussi à le transformer. Probablement, lui et sa ténacité, sa rage de vivre ? C’était un sentiment de fierté qui gonflait en elle, en pensant à tout cela. Il l’avait acceptée à ses côtés depuis maintenant trois ans, et elle se sentait chanceuse de savoir qu’elle comptait pour lui, et qu’il lui avait fait une place dans sa survie. Il était sa plus précieuse personne à présent. Celui en qui toute sa confiance résidait. Placer sa vie entre ses mains ne lui faisait pas peur, au contraire.
Le voir ainsi alité, l’épuisement ayant creusé ses traits, lui faisait mal au cœur et lui rappelait qu’il n’était pas invincible, finalement, et que son monde pouvait basculer à tout instant. Il avait failli, lorsque l’espoir quant au retour du Derek s’était amenuisé au fil des semaines. Cependant, elle se félicitait intérieurement de n’avoir rien lâché, et d’avoir forcé la poursuite des recherches. Elle ne s’était pas privée de le souligner à quelques membres du groupe qui avaient été parfois réticents à s’épuiser dans les recherches angoissantes, jour et nuit, parfois. Elle rassurait son statut de seconde dans la Meute : elle n’était pas le chef ici, mais lorsque ce dernier avait disparu, elle avait dû endosser ses responsabilités et tenir le groupe soudé, coûte que coûte.

Le voyant s’éveiller, elle fut davantage soulagée. Enfin, il sortait des abysses du sommeil. Elle ne lui laissa pas de répit, rassurée et voulant à tout prix le retrouver, et savoir ce qu’il s’était passé. Toutes ces questions lui trottaient dans la tête et elle eut du mal à les garder toutes pour elle à cet instant. Les réponses viendraient en temps voulu, mais une de ses interrogations traversa ses lèvres malgré elle. Celle qu’elle s’était posée encore et encore, inlassablement. Où était-il allé, où s’était-il trouvé durant tous ces jours passés ? Elle dût accepter un court silence, d’abord. Mais ses yeux dardés sur les siens traduisaient facilement son impatience.
Emma l’aida cependant à se redresser dans sa couche, essayant au mieux de ne pas toucher les zones abîmées, afin de lui épargner des douleurs supplémentaires. Ses souffrances étaient suffisamment lisibles sur son visage, pour qu’il n’ait à se plaindre.
Il finit par enfin ouvrir la bouche, et lorsque son prénom résonna doucement dans la pièce, elle se pinça les lèvres, n’ajoutant rien. Il savait qu’elle était à ses côtés, fidèle au poste. Sa main plissait le drap entre ses doigts, tandis qu’elle l’écoutait poser sa première question sans se décider à répondre à la sienne. « Trois jours. » répondit-elle sans détour, avant d’ajouter simplement sur un ton qui ne laissait pas place aux négociations : « Tu te reposeras autant qu’il le faudra. Nous n’avons pas besoin de la moitié d’un chef. » Elle connaissait suffisamment le bougre pour se douter qu’il essaierait d’être sur pied à tout prix, sans écouter ses besoins personnels, mais seulement pour être présent pour les autres. Elle veillerait donc à ce qu’il soit suffisamment rétabli avant de repartir à la chasse, par exemple. La blonde savait d’ores et déjà que ses premières sorties l’inquiéteraient plus qu’à l’accoutumée, après ce qui lui était arrivé.

Il saisit sa main, et elle répondit par une pression à la sienne, retrouvant ses yeux vert foncé qui lui donnaient le sentiment qu’il pouvait lire en elle avec une facilité déconcertante. Elle ne garda pas son sourire amusé pour elle, sa réflexion traduisant qu’elle devait avoir une mine affreuse. Ces dernières semaines n’avaient vraiment pas été de tout repos. Et le simple fait de le souligner lui donna l’envie de bailler, qu’elle étouffa discrètement en passant une main sur sa bouche. « Ils vont bien. Il n’y a pas eu de rafle depuis la dernière fois. Quelques accrocs avec des fortes têtes de la Bordure et les nôtres, rien de bien méchant. » Le souvenir de la rafle était encore douloureux, le sentiment d’impuissance alors que deux enfants avaient été capturés pour une vie enfermée entre les murs d’une Cité, où leur rôle serait d’abreuver de leur sang les vampires. Une colère sourde grondait toujours en elle, mais elle s’était alors jurée qu’elle redoublerait d’efforts pour mettre ses petits à l’abri. Elle s’en sentait tellement responsable. « Tout le monde t’a cherché, tu sais. On s’est organisé au fil des jours, au mieux. Ethan et Amarok ont été chargés de la chasse pour nous nourrir, en attendant ton retour. J’irai te chercher à manger, d’ailleurs, tu dois mourir de faim. » finit-elle par ajouter, en jetant un coup d’œil sur l’ensemble du corps amaigri et blessé de Derek. Elle hésita presque à se lever tout de suite pour aller lui chercher du ragoût qu’elle aurait fait réchauffer sur le feu dans une marmite dégotée par ici. « Les louveteaux voulaient te rendre visite, je les ai chassés pour qu’ils ne perturbent pas ton sommeil, mais ils ont hâte de te revoir, tu leur manques. » Elle marqua une pause et soupira légèrement en soutenant son regard, serrant davantage sa main dans la sienne. Il lui avait terriblement manqué aussi, elle s’était sentie perdue sans lui pour les guider tous, sans son ami à qui elle pouvait se confier, et qui la comprenait sans qu’elle ait besoin de s’expliquer en détails. « Je suis heureuse de te revoir. »


Dernière édition par Emma Davis le 19.06.18 12:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Derek Wilson
la meute
☾ âge : 37 ans
☾ surnom : Nemrod
☾ métier : Dirigeant de la Meute
☾ arme fétiche : Deux grandes dagues de chasse
☾ statut : Veuf


☾ avatar : Luke Evans
☾ couleur : #9D2000
☾ arrivée en enfer : 16/05/2018
☾ missives : 229
☾ doubleface : Dimitri Voltchenkov
☾ tickets : 289
☾ crédits : Luke Evans


☾ liens : Alma
Aydan
Daria
Emma
Circé
Clancy

...

☾ rp en cours : Emma Davis
Sam
Rp commun
Daria Vasily
Event - Cérémonie funèbre
Alma Adams

Ulula mordeque acrius quam belua
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t386-derek-wilson#10097http://lrth.forumactif.com/t391-derek-wilson-ulula-mordeque-acrius-quam-belua
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   15.06.18 11:38

    Il avait bien conscience qu’être au mieux de sa forme serait plus bénéfique pour les siens qu’un meneur affaibli, encore sous le joug de blessures qui mettraient des semaines à se résorber dans leur intégralité. N’empêche que son absence s’était trop longuement étendue. N’avait-elle pas dit quelque chose comme trois semaines, à son éveil ? L’homme ne la quittait pas du regard, affichant une mine vaguement irritée aux trois jours annoncés. S’il avait confiance en les siens, il savait qu’il n’avait pas droit de faillir ; des forces atténuées suscitaient la rebuffade, et il n’avait pas réussi à bâtir une autorité acerbe pour la voir s’écrouler en quelques semaines. La survie de sa sévérité devait tout à ce qu’il n’avait jamais faibli. Il lui paraissait essentiel, pour l’heure, de montrer aux siens qu’il se portait aussi bien qu’il était possible, mais ni Emma, ni son propre crâne, envahi maintenant de bourdonnements incessants, ne semblaient s’accorder à cette idée.

    L’homme reposa la tête sur l’oreiller, affichant une mine déjà soucieuse alors qu’il songeait à tous les projets en cours qu’il avait trop longtemps laissé de côté. La rénovation de la maison était un point primordial pour leur sécurité. Il pensa d’abord au toit qui s’était écroulé quelques jours avant qu’il ne soit pris par cette… Créature. Le corps de ferme délabré avait beau offrir de confortables dépendances, une pièce commune immense et de multiples ateliers, bien pratiques pour stocker les prises de chasse ou abriter les confections des cuirs, il nécessitait une rénovation complète pour l’adapter aux besoins et aux nécessités de la Meute. Le groupe s’agrandissait. Doucement, les solitaires de passage s’installaient et se trouvaient amenés à être considérés comme des membres à part entière. Les gamins grandissaient plutôt bien, dans les circonstances actuelles, et là sans doute était leur plus grande victoire. Les paroles de la blonde, au sujet des accrocs avec ceux de la Bordure, ramenèrent sur elle le regard de l’homme, et il la fixa avec attention, hochant légèrement la tête en répondant doucement.

    - Bien… Tu as l’air de t’en être parfaitement sortie.

    Il était clair que les dernières semaines avaient dues être des plus usantes pour la blonde. Il scruta les traits délicats, trahissant la fatigue. Lorsqu’elle fit mine de se lever pour aller lui chercher à manger, il resserra légèrement sa prise sur le poignet de la jeune femme, lui indiquant sa préférence pour qu’elle reste avec lui. Où eut-il été, sans elle ? La question s’était mainte fois posées ces dernières années. La sortir du mauvais pas où elle s’était fourrée avec les Enragés, trois ans plus tôt, avait sans doute été plus bénéfique encore pour lui que pour elle. Sa joie de vivre, son éternel sourire avaient peu à peu pris place comme des éléments cruciaux dans sa propre survie. Sans doute n’était-il rien de plus qu’un autre genre de vampire, car il se nourrissait de son éclat, sans même qu’elle ne s’en rende compte, tirant de ses espoirs de quoi alimenter les siens. Il tâchait en échange, lui offrir, à elle et aux louveteaux, une sécurité incertaine, ne s’épargnant pas à la tâche. Au moins payait-il un peu ainsi, pour la lumière qu’elle savait apporter dans son éternelle obscurité.

    Elle seule avait pu le conduire à prendre soin des enfants, d’ailleurs. Ce n’était au fond, que par inquiétude de la voir s’éloigner qu’il avait accepté cette condition délicate, envieux de conserver pour lui cet éclatant soleil. L’abîme avait déjà guetté la symbiose. Plusieurs fois, la question d’un autre genre d’intimité rejaillissait de la caverne du cœur, où Derek l’avait enterré ; mais il devait admettre que cette idée le glaçait autant qu’elle le séduisait. Les souvenirs, les mots, les images le hantaient encore, le tenant là, frappé dans une angoisse absolue, le figeant d’une douleur qui n’avait pas d’égale. Chaque pas en direction de la blonde semblait un de moins accordé à la souvenance de sa femme. Emma le savait. Il n’y avait pas eu besoin d’expliciter pour qu’elle comprenne, et là encore, il devait lui accorder le mérite d’une fidélité qui allait au-delà des plus bas désirs humains. Alors, il fallait au moins se montrer digne de son amitié.

    Les propos lui tirèrent un léger sourire, les rares accordés lui étant presque toujours destinés ; puis, lâchant sa main, il porta la dextre au visage de la jeune femme, et apposa sa paume sur sa joue.

    - Merci.

    Son regard trahissait qu’il était, lui aussi, pris d’une paix sans pareille à recroiser ses yeux doux. Il eut sans doute voulu trouver mieux pour le lui faire comprendre, mais peut-être le savait-elle déjà. Personne, pas une âme humaine ne pouvait prétendre à voir l’homme ainsi pris d’une faiblesse du cœur, et elle avait tant accompli en son absence ; la seule pensée qu’elle fut là à son éveil, le confirmait dans son idée qu’elle avait admirablement tenu la Meute en respect, que le groupe avançait sans lui. Et que l’aide qui lui avait été apportée, lui était entièrement due. Et puis, la chaleur de la joue sous ses doigts lui rappela combien elle était belle. Il sentit vaciller, l’espace d’une seconde, la glace de son âme alors qu’il la contemplait, le regard insistant, trahissant peut-être son émoi de l’instant. L’apaisement suite aux jours de martyrs, le confortait dans l’idée qu’il avait trouvé en elle un écho à une idée de foyer, un refuge où lécher ses plaies, et reconstruire un semblant de bonheur. Peut-être le cœur accepterait-il de quitter son hiver, pour un nouveau printemps. Il lui sourit encore, caressa doucement du pouce les lèvres de la jeune femme, et retira sa main.


Join the fight : Ethan & Amarok

   
Revenir en haut Aller en bas
Emma Davis
la meute
☾ âge : 31.
☾ compétences : Chasse, soins, patience à toute épreuve.
☾ arme fétiche : Couteaux en tout genre, pour le lancer.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : Katheryn Winnick
☾ dispo rp : 3/3
☾ couleur : #cc3300
☾ arrivée en enfer : 07/06/2018
☾ missives : 393
☾ doubleface : Ambroise.
☾ tickets : 711
☾ crédits : alaska


☾ liens : - Derek
- Erik
- Daria
- Elyna
- Freya
- Aloysius


☾ rp en cours : - daria
- Feu Grégeois
- cérémonie funèbre
- aloysius
- derek

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   16.06.18 20:53

Elle n’avait pas eu le choix. Emma avait fait de son mieux pour entretenir et surveiller leur petite communauté. Derek avait fait en sorte de la bâtir, il comptait sur elle pour que rien ne s’effondre en son absence, même prolongée et inexpliquée, comme celle qui venait d’arriver. L’entendre à ce sujet, lui réchauffa le cœur. Elle voulait qu’il soit fier d’elle et de ce qu’elle avait accompli en l’attendant. La vérité était qu’elle ne se sentait pas prête à endosser ce rôle indéfiniment. Etre femme remettait parfois en cause son statut de Seconde ; elle le savait, mais s’en était davantage rendue compte au fil des jours qui étaient passés. Certains hommes avaient du mal à accepter les directives qu’elle donnait, et par conséquence, elle avait dû s’imposer davantage, s’inspirant de la figure masculine en qui elle avait toute confiance et qu’elle avait suivi partout. La chose n’était pas aisée, mais elle avait pu compter sur Ethan qui, malgré les coups d’éclat entre eux, l’avait soutenue dans ses décisions, quitte à discuter avec elle en aparté s’il n’était pas en total accord avec elle. Le dernier mot lui revenait malgré tout.

Avoir Derek sous les yeux, même affaibli, la rassurait profondément. Elle retrouverait sa place, et lui la sienne. L’équilibre serait rétabli et il en serait bien mieux ainsi. Cela prendrait le temps nécessaire, mais déjà, au cours des trois derniers jours, depuis qu’ils l’avaient retrouvé, on discutait moins ses décisions et l’organisation était plus aisée. Sûrement craignaient-ils le retour du bâton, lorsque leur chef remis sur pied aura été tenu au courant de l’insoumission de certains, mettant en péril le bien être de la Meute, par simple non-reconnaissance d’une autorité féminine. Les malheureux savaient pertinemment, pourtant, qu’Emma n’avait pas gagné sa place grâce à ses beaux yeux auprès de Derek. Ils avaient traversé beaucoup de dangers et d’épreuves alors qu’ils n’étaient que deux, et rapidement la confiance s’était installée de façon naturelle. Les autres s’étaient ajoutés au cours du temps, au fil des déplacements, mais la proximité entre le duo de base était restée la même, ne laissant de place à quiconque pour les déstabiliser. C’était certainement ce qui faisait finalement la force du groupe. C’était également ce que se répétait Emma, lorsqu’elle se sentait flancher vers lui, souhaitant trouver la chaleur de ses bras dans une étreinte interdite. Tout ce qu’ils avaient était trop précieux pour prendre le risque. Elle le savait et finissait toujours par retrouver toute sa lucidité sur la situation, qui ne permettait pas l’évasion des désirs.

Elle chérissait cependant toute l’affection qui les liait tout deux, et le premier sourire qu’il lui offrit ce soir lui réchauffa doucement le cœur, tout comme son simple remerciement qui voulait tant dire. La caresse était douce, et elle laissa glisser son visage contre sa paume, appréciant ce contact rassurant et chaleureux. La blonde n’avait pas été habituée à vivre dans la délicatesse, sa vie chamboulée très tôt. La seule main rassurante lui avait été enlevée trop jeune, et l’être restant, son frère qu’elle s’était jurée de protéger, n’avait pas survécu très longtemps. Emma savourait donc ces rares instants, si précieux à ses yeux, dans son parcours semé d’embuches et de drame. Si son regard se perdit un instant dans la contemplation du visage de Derek, elle fut gênée par la profondeur de ses prunelles qui ne se décrochaient pas des siennes. Les iris azur tournés vers le sol, elle sentit la caresse sur sa bouche, puis la chaleur quitter son minois. Alors seulement, elle se reprit, se redressant sur sa chaise, essayant d’effacer son trouble, et offrit un faible sourire à celui qui l’avait causé. Déplaçant ses yeux jusqu’au foyer qui tempérait la pièce, elle laissa un silence s’installer un court moment, écoutant simplement la respiration de Derek et les légers craquements du bois dans le feu. La bâtisse était paisible, tous devaient être ensommeillés à cette heure-ci et nul cri sauvage extérieur n’osait perturber la quiétude régnante. Elle ne serait de toute façon pas sortie, sachant toute la Meute réunie à l’intérieur, en sécurité.
Sans quitter le feu des yeux, elle sentit sa gorge se nouer durant quelques secondes. Elle s’imagina soudain la situation si Derek n’était jamais rentré ; l’avoir sous les yeux dans cet état rendait toute son imagination bien plus fertile et laissait entrevoir les faibles chances liées à sa survie. « Je ne sais pas ce que j’aurais fait, si tu n’étais jamais rentré. » finit-elle par murmurer presque pour elle-même, absorbée dans sa contemplation. Une petite voix geignarde qui appelait son nom se fit entendre et la fit sortir de ses pensées. Ne souhaitant pas que l’enfant réveille tout le monde, elle fit comprendre à Derek qu’elle revenait et se précipita pour aller voir l’un des petits. Probablement un cauchemar se dit-elle, en le trouvant assis dans son lit, les sanglots prêts à sortir. Elle le rassura, le recouchant et le bordant fermement afin qu’il se sente en sécurité. Après lui avoir soufflé quelques paroles rassurantes et prodigué quelques caresses maternelles, elle le vit repartir dans le pays des songes. Avant de retourner voir Derek, elle en profita pour vérifier la température du ragoût qui était resté dans la marmite, et resta quelques minutes à attendre qu’il devienne tiède une fois le feu ravivé parmi les bûches. Elle prépara un nouveau verre d’eau, puis lorsqu’elle jugea la nourriture suffisamment réchauffée, elle en versa dans un gros bol et retourna auprès de son ami. Fermant la porte derrière elle, elle déposa le tout sur la table de chevet, laissant le verre vide au sol, et évita le regard de Derek dans un premier temps. « Un cauchemar, comme d’habitude. » commenta-t-elle simplement, avant de poser ses yeux sur lui. D’un geste du menton, elle désigna le bol. Il devait reprendre des forces s’il voulait se remettre entièrement de ses blessures qu’elle examinait sans gêne, ne s’amusant pas à les compter tant les stigmates d’un combat acharné étaient nombreux. Certaines marques étaient plus fines, en particulier sur ses bras, elle avait noté cette légère différence dans la taille des cicatrices. « Celle à ta cuisse est la plus terrible je crois. » Elle secoua la tête et croisa ses prunelles. Dans ses yeux, un millier de questions pouvaient être lues, elle en avait bien conscience ; mais elle détestait se répéter et insister, surtout face à lui, qui pouvait se montrer aussi obstinée qu’elle, et peut-être même davantage. Il n’avait pas répondu plus tôt, détournant le sujet, alors elle se tût, attendant qu’il prenne la décision de parler ou non, de ce qui lui était arrivé, ou d’autre chose.


...
Revenir en haut Aller en bas
Derek Wilson
la meute
☾ âge : 37 ans
☾ surnom : Nemrod
☾ métier : Dirigeant de la Meute
☾ arme fétiche : Deux grandes dagues de chasse
☾ statut : Veuf


☾ avatar : Luke Evans
☾ couleur : #9D2000
☾ arrivée en enfer : 16/05/2018
☾ missives : 229
☾ doubleface : Dimitri Voltchenkov
☾ tickets : 289
☾ crédits : Luke Evans


☾ liens : Alma
Aydan
Daria
Emma
Circé
Clancy

...

☾ rp en cours : Emma Davis
Sam
Rp commun
Daria Vasily
Event - Cérémonie funèbre
Alma Adams

Ulula mordeque acrius quam belua
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t386-derek-wilson#10097http://lrth.forumactif.com/t391-derek-wilson-ulula-mordeque-acrius-quam-belua
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   22.06.18 19:07

    C’était une frustration continue et intense, qui lui brûlait le ventre ; mais il savait étouffer les pulsions animales, aussi bien que la douleur, aussi n’en laissait-il jamais rien paraître, jusqu’à oublier même l’existence de ses désirs inavouables. Les enjeux allaient bien au-delà de leurs volontés, désormais qu’ils n’étaient plus seuls. Et si Derek demeurait maître de la Meute, passant de longues nuits à mûrir ses décisions pour les mener avec assurance, il se voyait contraint alors d’exiger de lui-même le meilleur pour les siens. Et le meilleur consistait avant tout à ne pas se laisser distraire, pas même par Emma.

    Le plus douloureux restait peut-être qu’il sentait, savait, son absence d’indifférence à son égard. Sa sincérité troublante rehaussait sa beauté, alors qu’elle fuyait son regard, mais il ne parvint à ressentir de honte à l’idée de l’avoir gêné. Ce jeu-là s’était déjà produit, sans qu’il ne sache y mettre un terme, malgré ses propres remontrances. Il lui sourit légèrement, en retour, et reposa la tête sur l’oreiller pour laisser ses pensées vagabonder, forçant ses yeux à ne plus se poser sur elle.

    Une bûche s’effondra dans l’âtre, provoquant une gerbe d’étincelles et brisant le silence qui régnait. A cette heure, les guetteurs devaient occuper leurs postes, assurant à la Meute une paix relative. Les enfants dormaient sans doute depuis longtemps déjà, Emma se montrant d’une autorité parfois plus efficace que la sienne quand cela concernait les gamins. Il sourit intérieurement à cette pensée, et reposa calmement les yeux sur elle lorsqu’elle rompit l’intervalle. Cette fois, ses iris pâles restèrent braqués dans les siens, et l’homme eut envie de caresser de nouveau son visage, de sentir le derme tiède sous ses doigts. Il avait cœur à lui faire comprendre qu’il avait pensé à elle, à la Meute, privé de tout espoir. Qu’elle sache qu’il ne l’abandonnait pas, qu’il ne capitulerait pas. Comment lui faire savoir, alors, que la façon dont elle tenait à lui, comptait sur lui, avait constitué un moteur dans son échec ? Les mots se refusaient à son esprit, se voulant perplexes et aberrants, inappropriés ; asséchant sa bouche, bouleversant ses idées, et le condamnant à un douloureux silence.

    L’enfant étouffa son désir, et mit un terme à ses tourments. Il eut une fraction de seconde d’irritation, puis, hocha la tête, et la laissa partir. Seul, il se laissa un peu plus aller dans le lit et posa un regard agacé au plafond. Il n’avait plus l’âge de se prêter à de pareils jeux. Ces choses étaient ridicules, et Emma était jeune. Il avait largement dépassé l’espérance de vie moyenne pour un non-enregistré, et s’il avait l’intention de survivre encore quelques années, il ne constituait probablement pas le genre d’homme approprié à son bonheur. Il passa une main dans ses cheveux, soupirant en fermant les paupières, irrité contre lui-même sans en connaître la cause. Lui qui se voulait au-dessus de semblables aspirations, prenait conscience que les dernières semaines passées dans l’angoisse de ne plus revoir les siens l’avaient marqué plus qu’il ne se l’avouait. Derek somnolait à peine lorsqu’elle revint, mais il comprit vite qu’elle fuyait son regard. Il ne s’en offusqua pas, et se redressa pour prendre le bol, la chaleur brûlante assaillant délicieusement sa gorge, l’homme remerciant la blonde d’un signe de la tête. Il jeta un regard à sa cuisse, où se trouvait la plaie la plus profonde, qui bien qu’assez refermée, montrait encore l’intensité du coup porté.

    Il savait qu’elle attendait des réponses, le lisait dans ses yeux. Il prit néanmoins le temps de finir le bol, avalant chaque lampée avec une faim qu’il ne soupçonnait pas. Bien qu’elle ait toujours été à même d’entendre, ou plutôt de comprendre ce qui le tourmentait, il lui fallait détailler l’épisode passé, et il n’était pas sûr d’être déjà à même d’exposer un récit. Son esprit peinait, ou se refusait, à reconstituer les évènements pour en relater les faits. Il termina le repas, reposant le bol sur la table de chevet tandis que ses pensées confuses, soumises à un nouveau stress s’entremêlaient encore ; il finit par reposer les yeux sur la jeune femme. Son visage fin trahissait l’impatience, et il préféra céder.

    - J’étais allé chasser. J’ai abattu un daim, puis j’ai voulu passer la nuit dans l’ancienne ferme du côté de la scierie.

    Il marqua un temps. Elle semblait au bord de l’agacement, et il la fixait avec douceur, comme pour tâcher contenir sa hâte. Le récit pourtant de ces dernières semaines, en plus d’être tortueux, lui apparaissait secondaire. Il n’était pas rare qu’il s’en aille, fréquent qu’il parte ainsi, des jours durant ; le besoin de solitude inscrivait une part substantielle de ses traits de caractère. Non par dépit, ou lassitude ; les autres ne l’ignoraient pas. Mais cette fois-là, son départ brusque s’était ordonné dans une distance inhabituelle, dont elle entrevoyait sans doute la raison. Elle n’avait pourtant pas mérité la froideur de son dernier regard, et il lui semblait, sans trop en connaître la cause, qu’il était essentiel qu’il s’en excuse. Il esquissa un faible sourire.

    - Je suis navré d’être parti de cette façon. J’ai bien cru ne jamais revenir ici.



Join the fight : Ethan & Amarok

   
Revenir en haut Aller en bas
Emma Davis
la meute
☾ âge : 31.
☾ compétences : Chasse, soins, patience à toute épreuve.
☾ arme fétiche : Couteaux en tout genre, pour le lancer.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : Katheryn Winnick
☾ dispo rp : 3/3
☾ couleur : #cc3300
☾ arrivée en enfer : 07/06/2018
☾ missives : 393
☾ doubleface : Ambroise.
☾ tickets : 711
☾ crédits : alaska


☾ liens : - Derek
- Erik
- Daria
- Elyna
- Freya
- Aloysius


☾ rp en cours : - daria
- Feu Grégeois
- cérémonie funèbre
- aloysius
- derek

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   28.06.18 19:57

Assise à ses côtés, elle naviguait entre des émotions et des sentiments divers. C’était assez déroutant. Elle était rassurée de le voir s’éveiller, inquiète en le contemplant dans cet état, agacée par la brume autour de ses trois semaines de disparition. Et au beau milieu de tout cela, il y avait ce trouble qu’il provoquait depuis longtemps chez elle. Elle s’y était habituée, finalement. Comme on s’habitue à tout. Elle aurait préféré ne jamais sentir cette douce sensation, qui pouvait être assez cruelle à la fois. Ils étaient proches, et là encore, cela oscillait entre le trop, et le pas assez. Ils formaient à eux deux un équilibre délicat à conserver mais pour lequel elle taisait ses envies ; Derek guidait le groupe et comptait sur elle lors des temps difficiles, laissant peu de place aux souhaits personnels. Il y avait bien d’autres raisons qui la poussaient à rester en retrait, et elle les connaissait très bien.
Posant son regard sur lui alors qu’il se nourrissait, elle ne savait plus quoi en penser. Des sentiments contradictoires s’opéraient en elle : Emma lui en voulait, un peu égoïstement, de la laisser piétiner dans ses questionnements, ses inquiétudes qui avaient rythmé son quotidien des jours durant ; encore maintenant toutes ces questions lui restaient en tête. Où avait-il pu bien aller ? Qui était avec lui ? Il ne fallait pas la prendre pour une idiote : les plaies n’avaient pas cicatrisé par miracle. S’il avait été seul, dans cet état, il serait mort. Et elle souhaitait savoir qui était responsable de sa survie. Qui avait glissé des plantes et une recette pour soulager les maux dans le sac du sauvage.
La jeune femme était aussi soulagée, et emplie d’une tendresse à son égard, qui n’avait que peu de limites. Elle devinait être assez transparente, ne pouvant garder pour elle ses gestes et ses regards qui traduisaient toute son estime pour lui. A ce moment précis, sous son attente pour découvrir une part de la vérité, ses iris céruléens l’observaient, la laissant apprécier le voir retrouver son appétit. C’était bon signe ; elle n’avait plus qu’à surveiller sa fièvre qui, bien que semblant peu élevée, s’obstinait à demeurer dans ce corps déjà abîmé. Elle pourrait ainsi prévenir une infection insoupçonnée. La blonde laissait courir son regard entre lui et ses propres mains entrecroisées sur ses genoux, son esprit vagabondant. Lorsque les prunelles de Derek rencontrèrent les siennes, elle s’y arrêta, attendant, puisqu’elle avait son attention. Les informations tombaient au compte-goutte. Elle retint un soupir, pinçant doucement sa lèvre inférieure pour s’empêcher de parler, ou l’interrompre s’il désirait continuer son récit et cesser de la faire languir.

Les traits plus détendus, le regard qu’il lui adressa eut pour effet de la calmer un peu ; ses épaules s’affaissèrent doucement, relâchant progressivement toute la tension qu’elle ressentait jusqu’alors. Il devait être loin d’imaginer l’état de nervosité et d’inquiétude dans lequel elle avait été. Elle s’était sentie désemparée. Et maintenant qu’il avait avoué où il s’était retrouvé, elle fronça les sourcils en y réfléchissant. C’était loin de là où ils se trouvaient et bien au-delà de son territoire de chasse habituel.
Emma renonça à lui demander pourquoi et à rebondir sur ses dires. Elle laissait tomber pour ce soir. Un peu penaude, elle se rendait compte qu’elle lui en demandait certainement beaucoup, alors qu’il était épuisé. Elle répondit à son sourire avec la même retenue, mais une légère surprise s’empara bien vite de son minois lorsqu’elle l’entendit s’excuser au sujet de son départ.
Son expression d’alors n’avait rien eu à voir avec la douceur de ses traits à ce moment précis. Emma avait compris son erreur, tandis qu’elle avait essayé de percer à jour ce qui le tracassait, en posant des mots dessus pour une fois. Loin d’être ignorante, la blonde savait pertinemment qu’un fantôme hantait Derek, faisant partie intégrante des raisons pour lesquelles rien ne se passait entre eux. Au fil du temps passé ensemble, les secrets de l’un et de l’autre s’étaient révélé sans avoir besoin de les expliquer ; un mot leur suffisait souvent pour deviner les épreuves qu’ils avaient tous deux connues.
Les lèvres d’Emma s’étirèrent en un sourire sincère ; elle tendit son bras jusqu’au visage de Derek, et apposa le dos de sa main sur son front. « C’est la fièvre qui parle, c’est bien ce qu’il me semblait. » Sa peau n’était pas si chaude qu’elle le laissait entendre, et sa plaisanterie s’arrêtait là au sujet de ces excuses inattendues. Ses doigts glissèrent parmi les quelques mèches noir corbeau qui encadraient le visage émacié ; elle les arrangea du bout de son index, les repoussant un peu. Elle l’avait toujours trouvé beau, Derek. Les premiers temps, elle s’était méfiée de lui, de peur qu’il n’essaie de profiter d’elle d’une façon primitive ; les hommes avaient la mauvaise habitude de la penser suffisamment en détresse pour qu’elle accepte le moindre de leur désir. Elle avait gardé ses distances, tout en constatant, petit à petit, que ses desseins à son encontre étaient loin de ses craintes. Au fil du temps, Emma n’avait pu s’empêcher de lui accorder une place toute particulière dans son cœur, malgré elle et leurs objectifs. « Tu n’étais pas obligé d’aller aussi loin que ça pour attirer mon attention. » lui glissa-t-elle en secouant la tête, réprobatrice. Ses gestes signifiaient le contraire, alors que délicatement, elle lissait les traits fatigués de l’homme, dans une tendresse qui lui était réservée. « Reviens plus vite, la prochaine fois. » finit-elle par murmurer, la supplique cachée dans la voix, en guise de conclusion à ce questionnement nocturne. Elle le savait, une fois sur pied, il ne tarderait pas à se remettre en route pour la chasse, et à errer seul durant quelques jours lorsque l’envie le saisirait. « Tu as encore faim ? » demanda-t-elle en avisant le bol vide qu’il avait déposé sur le côté, prête à repartir pour regagner une nouvelle distance de sécurité entre eux.
Revenir en haut Aller en bas
Derek Wilson
la meute
☾ âge : 37 ans
☾ surnom : Nemrod
☾ métier : Dirigeant de la Meute
☾ arme fétiche : Deux grandes dagues de chasse
☾ statut : Veuf


☾ avatar : Luke Evans
☾ couleur : #9D2000
☾ arrivée en enfer : 16/05/2018
☾ missives : 229
☾ doubleface : Dimitri Voltchenkov
☾ tickets : 289
☾ crédits : Luke Evans


☾ liens : Alma
Aydan
Daria
Emma
Circé
Clancy

...

☾ rp en cours : Emma Davis
Sam
Rp commun
Daria Vasily
Event - Cérémonie funèbre
Alma Adams

Ulula mordeque acrius quam belua
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t386-derek-wilson#10097http://lrth.forumactif.com/t391-derek-wilson-ulula-mordeque-acrius-quam-belua
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   04.07.18 1:06

    Il fallait avouer que rien ne le détachait des obscurités de son passé. Pas même le temps, qui pourtant disait-on, efface toutes les douleurs, adoucit toutes les plaies ; il n’y avait rien à guérir, parce qu’il n’y avait tout simplement plus rien. Les restes de l’amour qu’il avait à donner s’étaient envolés parmi les cendres de son épouse et de sa fille, laissant en la poitrine un trou béant qui ne pouvait être comblé. L’errance alors, au travers des paysages de ce monde en ruines avait occupé suffisamment l’âme pour la détourner de son chagrin ; sans quoi, il serait mort, à n’en pas douter. Mais l’instinct de survie lui interdisait un tel dénouement, de même que le souvenir de sa femme, s’il était malheureux et obscur, lui dictait de vivre, au moins pour elle. Vivre, sans oublier ; il ne redoutait rien de plus que le poids d’un nouveau crime, plus terrible encore que le sang qui tâchait ses mains. Et aimer encore, marquerait la fin d’une ère, le début d’une autre qu’il s’interdisait, car il ne la méritait pas. Du moins s’en persuadait-il, hanté dans chaque noirceur par le reflet de la défunte.

    Emma non plus pourtant, ne méritait pas d’être ainsi reléguée à un espoir de second plan. Elle qui avait su redonner, par sa fougue et sa ténacité, des couleurs aux abîmes qui le guettaient. Ce n’était pas pour rien, s’il l’avait laissé la suivre, au début, ne repoussant pas les avances de sa compagnie ; elle était un étincelant brasier, ravivant ses chairs glacées, lui donnant par sa simple présence un souffle qu’il voulait dénué de sentiments. Mais ici, l’ardente énergie de la blonde avait rongé la carapace, jusqu’à atteindre le cœur desséché, et voilà qu’il se retrouvait maintenant à la désirer encore, la douceur de sa main sur son visage frappant son esprit, la chaleur de sa paume l’appelant à d’autres pensées, bien que ses mots ne tempèrent la menace de ces flammes obscures. Ris, enfant ; lui se gardait du silence, la contemplant seulement, refusant malgré la tentation de céder déjà ; elle se moquait, pour s’épargner le fléau d’une rebuffade sans doute redoutée, mais qu’elle n’était pas la seule à craindre.

    Les caresses se marquaient d’une tendresse secrète, qu’elle n’offrait qu’aux gamins, mais il n’en prit pas ombrage car ces jeux-là étaient jeux d’adultes ; il le savait, et la laissait faire, les iris marqués par une hésitation qu’il ne pouvait masquer. Et son murmure, trahissant la requête douloureuse de ne plus le voir loin ; mais savait-elle, comme elle lui avait manqué ? C’était une émotion nouvelle, parce qu’il s’y était tant opposé qu’il ne l’avait vu venir ; mais voilà, ça y était, elle lui avait manqué plus que les autres, il avait voulu revenir pour elle. La voir là, à portée et pourtant si loin, confirmait l’authenticité des revendications les plus honteuses, de celles que l’on voulait absoudre ; mais rien n’y faisait, et déjà, elle retirait sa main.

    Dans un geste incontrôlé, il lui attrapa le poignet, si brusquement qu’il en renversa le bol vide, s’effondrant au sol avec fracas. Cela ne suffit pas à dissiper la fièvre, plus tenace cette fois, qui s’était emparée de lui ; avant même qu’il ne réalise la folie de son geste, elle s’effondrait sur lui par sa prise véhémente, et d’un accord tacite leurs bouches se joignaient, laissant les âmes hébétées aux arrière-plans des corps. Furieusement, les lèvres s’étreignaient dans une mutilation délicieuse, et les mains avides attrapaient les hanches pour la jucher sur lui, encore assis entre les draps ; l’anesthésie de l’esprit offrait libre court à la hardiesse du désir, et il ne pouvait que sentir le besoin violent de sa peau contre la sienne, furieux de ces vêtements qui l’emprisonnaient encore et le séparaient de cette chair trop convoitée. Elle lui répondait avec la même fougue, l’échange devenant joute, frustré par l’attente longuement endurée, jusqu’à ce que se brisent enfin les digues de la tentation ; mais l’ébat bientôt cessait, s’adoucissant après s’être montré cruel d’impatience, et l’homme enfin réalisait la portée de son acte.

    L’ayant juché sur lui, il lui avait presque arraché dans un élan inconnu la maille de ses vêtements, pour un peu de chaleur, sentant la caresse de sa chair frôler son buste et s’en trouvant tout à fait électrisé ; mais il tentait de reprendre un tant soit peu de contrôle, les iris braqués dans ceux d’azur, sa bouche encore à portée de la sienne venant l’embrasser avec plus de tendresse ; puis, il se rallongeait dans le lit défait et l’entraînait avec lui, pour mieux baiser ses lèvres, l’enlaçant tout à fait. Lentement, ses mains glissaient à présent sur le derme nu de son dos, s’égaraient ensuite dans les boucles d’or, alors qu’il tâchait apaiser les violents élans de désir qui le faisaient tressaillir, à chacun de ses battements de cœur contre son torse ; là encore, le barrage consternant de sa mémoire n’avait pas sauté, frustrant les convoitises les plus profondément enfouies, la concupiscence et le besoin d’amour.

    - Je ne veux plus lutter.

    Les mots avaient été soufflés comme un aveu. Sans doute pourrait-elle en comprendre la portée, interprétant à raison les propos en un désir avéré d’être débarrassé de ses démons sanguinaires, ceux-là même qui lui interdisaient l’avancée sur une voie nouvelle. C’était la première fois qu’il osait le formuler, à voix haute comme en pensée. L’effet fut immédiat, comme escompté ; le chagrin d’un deuil à peine commencé fit passer un voile sur ses yeux, et il cessa ses caresses, l’espace d’un instant, pris alors par une lutte intérieure qui n’avait pas fini de s’envenimer. Recroisant son regard, il prit le temps encore d’aimer sa beauté, et releva lentement la tête pour apposer à ses lèvres un nouveau baiser.


Join the fight : Ethan & Amarok

   
Revenir en haut Aller en bas
Emma Davis
la meute
☾ âge : 31.
☾ compétences : Chasse, soins, patience à toute épreuve.
☾ arme fétiche : Couteaux en tout genre, pour le lancer.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : Katheryn Winnick
☾ dispo rp : 3/3
☾ couleur : #cc3300
☾ arrivée en enfer : 07/06/2018
☾ missives : 393
☾ doubleface : Ambroise.
☾ tickets : 711
☾ crédits : alaska


☾ liens : - Derek
- Erik
- Daria
- Elyna
- Freya
- Aloysius


☾ rp en cours : - daria
- Feu Grégeois
- cérémonie funèbre
- aloysius
- derek

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   09.07.18 23:50

Elle s’était trahie de nombreuses fois : dans ses regards à son encontre, quand elle se laissait aller à la contemplation, l’œil animé d’une émotion tout à fait différente ; dans ses gestes qui s’évanouissaient souvent avant d’avoir atteint leur but. Combien de caresses avortées pouvait-elle compter à son actif, se les interdisant face aux autres membres de la Meute, craignant la réaction masculine en comité réduit…
Mais ce soir, ici tous les deux, sans regard extérieur, elle s’offrait le luxe, un instant de laisser libre cours à ses envies. Juste avant de se reprendre, prête à retourner à ses habitudes, reculant devant un rapprochement trop souvent fantasmé. Elle préférait étouffer sa convoitise, et rester à ses côtés, plutôt qu’agir selon ses envies, et trop risquer. Elle avait tant à perdre, à commencer par lui.

Au moment où sa décision était prise, son évasion programmée, Emma n’aurait pu soupçonner ce qui allait suivre. La situation lui parut certainement irréelle pendant les premières secondes ; mais nul besoin de la pincer, elle savait qu’elle avait toujours navigué en plein dans la réalité. Derek bousculait l’ordre établi de leur quotidien, la retenant avec volonté par le poignet, mais pas seulement : l’attirant aussi. Au point de la faire tanguer et basculer, physiquement et mentalement. Se trouvant nez à nez, il n’en fallut pas plus pour que ces deux êtres se retrouvent, vibrant de la même envie enfouie depuis sûrement trop longtemps pour pouvoir faire machine arrière à cet instant. Incapable de réfléchir posément, n’obéissant qu’à ce que son cœur et son corps lui dictaient, la jeune femme goûta à ces lèvres longuement convoitées.
Au diable la retenue, pouvait être sa pensée à ce moment précis, tandis que l’objet de ses tourments l’attira davantage à lui. Elle ne se fit pas prier, son être conquis par cet appel, auquel elle avait considérablement aspiré. Ses bras s’enroulaient autour de l’homme, voulant le sentir contre elle à tout prix ; ses mains fourrageaient avec hargne dans sa chevelure d’ébène, tandis que sa bouche, avide, réclamait davantage.
Les dextres masculines se déplaçaient sur son corps, s’agrippant aux vêtements qui la quittèrent en partie, dévoilant sa peau nue et une part de sa féminité. Elle en voulait plus, tout son corps le réclamait et la poussait vers lui. Emma souhaitait sentir les caresses du brun, qu’il arpente ses courbes et la fasse davantage frissonner contre lui. Cependant, la fougue et l’excitation retombèrent doucement, les yeux se rencontrant, les esprits refaisant corps avec la réalité. Dubitative sur la suite qui allait en découler, elle redoutait un cruel retour dans leur monde et leurs objectifs, des regrets vaguement prononcés, et sa place, sur lui, à délaisser.

Quand il reprit ses baisers, l’espoir revint, son cœur reprenant son rythme incohérent, au milieu d’une respiration désordonnée. Emma se laissa glisser tout contre lui, nichée au creux de ses bras. Sans gêne et sans retenue, elle le dévisageait, se noyant dans ses yeux sombres durant des secondes entières, contemplant ces traits si familiers qui pourtant continuaient à la faire chavirer. Sentant la douceur de ses gestes sur sa peau, elle se mit à l’imiter, ses doigts dessinant des arabesques sur ses épaules et son torse, sa main guidant son visage vers le sien, enserrant la mâchoire, récoltant quelques baisers. Au fond, elle était consciente qu’il savait très bien qu’elle attendait ce moment, un instant où tout était mis de côté, les laissant seuls, dans un lieu hors du temps.

La confession la surprit ; elle s’attendait à tout, sauf ces mots là. Ne laissant pas filer son regard de ses traits, elle aperçut le changement dans ses prunelles. Ce bout de noirceur et de tristesse qu’elle avait appris à reconnaître au fil du temps et de ses humeurs. Derek était ailleurs, ou peut-être le fantôme venait de lui apparaître. Emma sentit le froid l’envahir lorsque les mains ne la câlinèrent plus. Durant quelques secondes, elle se sentit stupide ; elle, dans l’attente, touchant à peine son souhait, et elle toujours, sûrement prochainement reléguée aux regrets. Elle aurait probablement dû l’arrêter un peu plus tôt, mais elle en avait été incapable ; la pensée ne l’avait même pas effleurée.
Lorsque les iris revinrent dans le présent, elle s’y accrocha. La chaleur la gagna à nouveau à son contact, dépendante de l’attention qui lui était accordée. Doucement, elle en quémandait un peu plus, se collant contre lui. Elle recula à peine son visage, sa main venant caresser la joue barbue. « Alors arrête. »

Lentement, elle se saisit de sa main, déposant un baiser au creux de sa paume, sur ses doigts. Puis, le palpitant battant la chamade, elle le guidait, vers sa gorge, descendant à son buste dénudé. Emma l’invitait à découvrir ses courbes, frissonnant à son toucher. De quelques mouvements adroits, les vêtements la quittèrent, offrant sa nudité au regard de l’homme. « J’ai envie de rester cette nuit. Ne me chasse pas d’ici. » lui ordonna-t-elle presque dans un murmure, affichant clairement sa crainte de voir la raison le rattraper. Guettant les réactions de ce nouvel amant, elle amena la main à son intimité, retenant son souffle un instant, alors que des flammes semblaient vouloir lui dévorer le bas ventre, et que ses lèvres étouffaient un soupir. Tout son corps réagissait aux caresses longtemps rêvées. Elle-même s’autorisa à franchir les dernières barrières. Ses doigts fins se glissèrent entre les draps, effleurant d’abord sa virilité avant de s’en saisir, tandis que sa bouche se collait à celle de Derek. Sentir l’homme tressaillir contre elle ravivait ses envies inavouables tandis qu’elle entremêlait ses jambes aux siennes, glissant au milieu des draps, peau à peau. La chaleur irradiait son corps entier, et l’envie, impérieuse, la guidait jusqu’à retrouver sa place précédente. Les iris céruléens fixés dans les yeux desquels elle s’appliquait à chasser le chagrin, elle se laissa glisser contre lui, l’étreinte balayant les dernières limites existantes, alors qu’un gémissement de plaisir lui échappait. Une cascade de cheveux blonds retombait sur sa poitrine, alors qu’elle s’employait à un langoureux va et vient, teinté de soupirs, souhaitant qu’il abandonne le spectre pour cette nuit, qu’il ressente la vie qui vibrait en elle, à travers chacun de ses mouvements et caresses. La requête se lisait dans son regard, pour qu’il l’aime enfin cette nuit.
Revenir en haut Aller en bas
Derek Wilson
la meute
☾ âge : 37 ans
☾ surnom : Nemrod
☾ métier : Dirigeant de la Meute
☾ arme fétiche : Deux grandes dagues de chasse
☾ statut : Veuf


☾ avatar : Luke Evans
☾ couleur : #9D2000
☾ arrivée en enfer : 16/05/2018
☾ missives : 229
☾ doubleface : Dimitri Voltchenkov
☾ tickets : 289
☾ crédits : Luke Evans


☾ liens : Alma
Aydan
Daria
Emma
Circé
Clancy

...

☾ rp en cours : Emma Davis
Sam
Rp commun
Daria Vasily
Event - Cérémonie funèbre
Alma Adams

Ulula mordeque acrius quam belua
avatar
Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t386-derek-wilson#10097http://lrth.forumactif.com/t391-derek-wilson-ulula-mordeque-acrius-quam-belua
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   19.07.18 18:02

    La chaleur de la nuit estivale ne leur accordait nul répit, malgré l’heure avancée. On n’entendait pas encore au dehors le crissement monotone des insectes chantants, mais quelques oiseaux déjà susurraient leurs complaintes. A l’heure des loups, les plus sombres rêveries occupaient les cœurs malheureux, fantômes éperdus en vaine recherche d’une accalmie méritée. Derek sentait tout souffle l’avoir quitté. Déjà un froid semblait engourdir ses phalanges, comme pour le garder plongé dans ces cendres morbides. Il les enfouit plus profondément dans les cheveux de la blonde, se forçant à replonger dans les iris d’eau claire, pour tâcher y disperser les démons de sa mémoire. Elle seule avait su réchauffer les landes désertiques de son désir, faisant renaître des émotions qu’il croyait à jamais enterrées. L’avidité licencieuse qui l’avait dès lors dévoré à son égard n’avait pu être réprimée que par une volonté de fer, insuffisante désormais. Car au-delà de l’envie, les sentiments se mêlaient à la concupiscence, changeant l’obscénité en un attachement plus pur, mais aussi plus redoutable. L’on pouvait lutter contre le désir, pas contre l’affection. Et s’il était jusque-là parvenu à une honorable retenue, la volonté brisée ne suffirait plus à nier l’évidence.

    Il avait vu dans ses yeux l’implacable doute, qui le saisissait à son tour ; mais il lui fallait confesser la portée de son ambition à son égard. Les fantômes déjà s’insurgeaient. Il ne la quittait pas des yeux, ancré grâce à elle dans une réalité qui se montrait aussi cruelle que douce, détaillant le chemin sinueux des monts et des traits dessinés dans l’éclat de ses iris. Son murmure ne lui tira pas un battement de cil, si ce n’est que son cœur sembla se déchirer un peu plus. Il savait combien sa propre douleur pouvait aussi l’atteindre, par l’espoir qu’elle avait placé en lui, sans qu’il ne puisse rien lui offrir qu’une ombre égarée. Elle méritait tellement plus, songeait-il, qu’un homme rapiécé, au cœur en morceaux ; pourtant il le savait, l’idée de la voir touchée par un autre formait en sa poitrine un incendie furieux. Inutile de le nier, à présent que sa peau touchait la sienne ; il ne le supporterait pas. Ses doigts avaient repris, dans un réflexe avide, ses caresses sur la peau blanche. L’homme la suivit des yeux, lorsqu’elle lui prit la main, sentant renaître au creux de ses reins une flamme indicible à son seul baiser. Ce n’était pas tant ses gestes, que ce qu’il lisait dans ses yeux. Une volonté de fer, dont il était l’objet, un désir implacable qui le frappa au ventre.

    Sa main suivit la courbe du sein en une caresse légère, s’en emparant pourtant bientôt. Il y joint la seconde, apposant ses paumes désormais brûlante sur cette chair fantasmée, offerte en un présent bien indigne de lui. Les vêtements jonchèrent le sol, il l’y aida ; la fièvre l’avait totalement regagné. Le regard qu’il put lui donner fut une réponse suffisante pour signifier son allégeance à sa volonté. Comment aurait-il pu la chasser ? Là, tapis dans l’ombre, les souvenirs menaçaient mais chaque fois, elle les anéantissait de sa profonde chaleur, débordante de lumière, mettant à mal l’amertume des souvenirs, remplacée par le sucre de sa peau. Il se redressa en un geste lent, plaquant sur la poitrine nue sa bouche, laissant sa langue mener l’apprentissage de ses émois ; ses bras enlaçaient le corps adoré pour en découvrir chaque parcelle du bout des doigts, en goûtant les courbes et la moiteur, glorifiant la vie incendiaire qu’elle insinuait en lui. Chaque geste lent lui offrait la redécouverte magnifique du corps de femme, et il réapprenait à en caresser les moindres cordes, usant de ses doigts comme un archer pour lui arracher les plus douces complaintes ; ne la quittant pas des yeux, ébloui par la splendeur de ses traits délicatement tendus par le plaisir, magnifiés de luxure.

    Elle le rendait fou. Enfin, il récupérait ses lèvres, s’agrippait à ses hanches avec la force d’un assoiffé, la laissant mener ses désirs au rythme qu’elle imposait, retenant l’ivresse qui le menaçait alors qu’elle lui offrait les délices de ses chairs. L’esprit chaotique, il contemplait la beauté la plus vraie, pris dans le tumulte du bien-être qui lui ravageait les reins, la regardant bouger et l’accompagnant doucement. Il voulait prendre le temps, de savourer chaque seconde au creux d’elle, ainsi lié à elle, bougeant à son tour lentement pour sentir les moindres de ses frémissements de son plaisir. Ses lèvres encore infligèrent baisers et fausses morsures, alors qu’il reprenait doucement la main sur le rythme, la forçant à plus de lenteur, asservissant ses hanches pour de profondes et langoureuses avancées ; les yeux rivés dans les siens, il se repaissait longuement des frissons de son visage et de l’impudeur de son regard. Il s’emparait alors de ses reins, à bout de nerfs, la sensualité à fleur de peau de son amante affolant ses sens alors qu’il caressait tout de son corps, impatient soudain, affamé d’elle, sa chair collée contre la sienne appelant à l’ivresse ; mais il ne s’abandonnait enfin, que lorsqu’elle feulait son plaisir, s’épanchant au creux de son ventre dans un grondement bas, savourant chacune des intensités qu’elle lui faisait ressentir. Alors, la gardant tout contre lui, il baisait doucement sa gorge, aimant le sel du fin voile de sueur qui lui couvrait la peau, ses mains dessinant encore les reliefs de son dos. Puis, il reculait à peine pour croiser les orbes azuréens voilés par l’abandon, prenant aux lèvres une nouvelle étreinte, avant de tendre lentement vers l’arrière, l’y emmenant pour la laisser s’allonger sur lui alors qu’il la cernait de ses bras. L’immensité de la paix qui le dominait maintenant se voulait éternelle, et celle-ci légitimait déjà le renouveau de son existence. Rien alors en l’instant, ne pouvait prétendre à noircir la pureté de son amour pour elle, de cet indéniable tourment qui l’occupait depuis qu’il avait croisé son regard, et vu en lui la promesse d’une aube dans son obscurité.


Join the fight : Ethan & Amarok

   
Revenir en haut Aller en bas
Emma Davis
la meute
☾ âge : 31.
☾ compétences : Chasse, soins, patience à toute épreuve.
☾ arme fétiche : Couteaux en tout genre, pour le lancer.
☾ statut : célibataire.


☾ avatar : Katheryn Winnick
☾ dispo rp : 3/3
☾ couleur : #cc3300
☾ arrivée en enfer : 07/06/2018
☾ missives : 393
☾ doubleface : Ambroise.
☾ tickets : 711
☾ crédits : alaska


☾ liens : - Derek
- Erik
- Daria
- Elyna
- Freya
- Aloysius


☾ rp en cours : - daria
- Feu Grégeois
- cérémonie funèbre
- aloysius
- derek

avatar
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   08.08.18 0:55

Délivrant ses envies, Emma prit les rênes pour mener cette danse nocturne. Sa féminité laissée de côté depuis si longtemps reprenait ses droits, tout comme ses pulsions qui guidaient à présent ses gestes. Détachée des barrières qui la retenaient jusqu’alors, elle se laissait aller, ne cachant plus ses intentions envers lui. Elle n’en avait probablement pas eu réellement conscience jusqu’à cet instant, s’étant appliquée à ne voir en lui qu’un ami, une épaule sur laquelle s’appuyer, un leader du groupe qu’ils avaient construit au fil des années. Il lui avait semblé si loin, pourtant si proche, durant tous ces mois passés à ses côtés, perdu en partie dans les limbes dans lesquelles l’attiraient les spectres qui n’avaient de cesse de le tourmenter. Pouvant glisser ses mains sur lui, goûter à ses lèvres, sentir le désir et en être témoin, elle savourait le moment, redoutant le point final à cette parenthèse qu’ils s’accordaient, hors du temps. Les mains auraient pu être maladroites, les gestes timides ; il n’en était rien, alors qu’elle prenait possession de lui.
Le refus n’avait donc pas sa place ici, entre les draps, tandis que l’homme se prêtait au jeu qu’elle lui avait suggéré. Elle frissonnait de plaisir à son contact, attendant avec impatience la suite, tandis qu’il traçait de ses doigts son corps, attisant la passion qui brûlait sous sa peau. Le corps à corps lui faisait doucement perdre la tête, tandis qu’il s’emparait d’elle, la soumettant à ses caresses. Dont il serait difficile de s’en passer par la suite. La pensée fut furtive, chassée rapidement par une onde de plaisir qui grimpait dans son ventre, trahie par de doux soupirs qui lui échappaient, que lui seul pouvait entendre.
 
La chaleur l’assaillait, tandis que ses mains s’accrochaient à lui, désespérément, s’enfonçant dans le creux des muscles de son dos. Elle goûtait à sa peau, baisant son visage, sa nuque lorsqu’elle s’y réfugiait, comme si le plaisir était trop difficile à être contenu par elle seule, dans ce corps qui n’avait pas été touché ainsi depuis des années. Avait-elle déjà savouré ces instants par le passé ? Encore aurait-il fallu en avoir l’occasion, les conditions requises : un amant aimant, cherchant à la combler. Derek semblait s’y employer de la meilleure des façons, lui procurant gémissements discrets, caresses et baisers. Tout son corps se tendait vers lui, alors qu’il guidait ses mouvements, imposant un rythme qui la faisait languir davantage, accentuant le plaisir de chaque nouveau geste, malmenant son envie irrépressible d’en réclamer davantage. Jamais elle n’avait vu dans son regard ce qui s’y trouvait à cet instant : une lueur si brillante que ses iris captèrent pour ne plus la lâcher, ravissant la jeune femme qui le sentait tout à elle, perdu dans la passion qui les dévorait. Alors, le changement opéra, surprenant, inattendu, envoûtant. Emma se sentit perdre pied, percevant ses mains partout sur elle, sa prise s’accentuant sur ses hanches ; elle se laissa emporter par ce bienêtre qui l’envahissait tout entière. Soumise à sa volonté, elle répondait à chaque mouvement, l’accompagnant encore, se délectant de l’ardeur échangée qui lui procurait des sensations oubliées. Tout son corps se tendit du plaisir perçu à son apogée, alors qu’elle étouffait son souffle rauque dans sa main, serrant le corps musclé de son amant tout contre elle, les yeux fermés. Des frissons l’envahirent partout, visibles sur sa peau nue, les dernières caresses faisant leur effet. Emma soupira encore, à la fois épuisée, détendue ; le cœur plein d’émotions, elle croisa son regard, et le palpitant se serra davantage dans sa poitrine. Un léger sourire étira ses lèvres sous le doux baiser, alors qu’elle se laissait emporter dans le creux de ses bras.

Pas un mot ne leur échappait. Fermant à demi les paupières, ses mains continuaient à caresser la peau nue de Derek, son visage barbu ; elle venait chercher quelques baisers, redressant à peine son visage vers lui. Espérant secrètement ne jamais avoir à quitter cette chambre et affronter la réalité qui se trouvait au dehors de ces murs. Elle pouvait lire la fatigue sur ses traits, et doucement, elle se laissa couler sur le côté, s’emparant cependant de l’un de ses bras pour s’en entourer. Nue sous les draps, elle sentait toute la chaleur émanant du corps qui se trouvait à côté du sien, goûtant à cette proximité inédite, peut être unique. Alors lentement, elle se laissa emporter par un sommeil serein, l’esprit embrumé : rassurée par le retour de Derek, encore bercée par les vagues de plaisir.
Quelques heures plus tard, elle se réveillait doucement, le bras du brun toujours enlacé autour d’elle et les sens aux aguets, écoutant attentivement si l’activité avait repris dans leur refuge. Aucun bruit ne lui parvint ; elle en fut rassurée, et se redressa doucement, tentant de repousser Derek sans le réveiller. Dans des gestes lents, elle s’assit sur le bord du lit, sentant un froid l’envahir tout à coup. Elle ramassa ses vêtements, constatant que quelques boutons avaient sauté dans le désordre de la nuit, et sentit un léger mouvement derrière elle. Regardant par-dessus son épaule, ses iris croisèrent un regard encore endormi. « Rendors-toi… » Un pincement au cœur la saisit à nouveau, la réalité la frappant de plein fouet alors que toute sa volonté s’évaporait pour quitter ce lit. La jeune femme entreprit d’enfiler quelques habits, avant que l’envie de se faire étreindre une nouvelle fois ne s’empare d’elle. L’ombre d’une caresse l’atteignit, et tel un souffle sur les braises qui restaient de leur évasion nocturne, les raviva aussitôt. Elle ferma les yeux, luttant pour ne pas se laisser aller à ce que tout lui dictait sauf sa raison. Se penchant légèrement dans le lit, ses lèvres effleurèrent celle de son amant, avant d’y déposer un baiser léger, et la seconde suivante, Emma se dirigeait vers la porte, prête à reprendre son rôle et sa place au sein de la Meute.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek   

Revenir en haut Aller en bas
 
But in the middle of the night i worry, it's blurry even without light - derek
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
☾ L.R.T.H ☾ :: new abbotsford : la bordure :: La Bordure :: Repaire de la Meute-
Sauter vers: