AccueilAccueil  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

maintenance du forum prévue le 1er juillet au soir :


nouveau design & codage,


recensement des membres


et pleins d'autres nouveautés !


Partagez | 
  Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar

les colibris
☾ âge : 30.
☾ surnom : Hood.
☾ métier : bras droit du chef des colibris - voleuse - chasseuse.
☾ compétences : vole plus vite que son ombre.
☾ arme fétiche : poignard.
☾ origines : new bellingham. installée dans la bordure de new abbotsford depuis 22 ans.
☾ statut : célibataire mais le cœur pris



☾ avatar : ana de armas
☾ dispo rp : 0/2
☾ couleur : #ff99ff
☾ arrivée en enfer : 21/01/2018
☾ missives : 213
☾ doubleface : thebes ouaset - ephraim lawrence
☾ tickets : 569
☾ crédits : pivette



☾ liens :
samuel hensley; père
matthew jolly; ex
ruslan hill; meilleur ami
senja mäkinen; amie


alma adams; agacement
dante bergfalk; agacement


camilla devlin; rivale
tous les vampires, sans exception


☾ rp en cours : RP COMMUN
SAUVAGES TRIBE


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t130-moira-hensley-once-upon-another-timehttp://lrth.forumactif.com/t141-moira-hensley-called-to-help-our-friends-in-need
MessageSujet: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   27.01.18 17:57

Ses entrailles se tordirent de douleur tandis qu’un maigre filet âcre sortit difficilement de sa bouche. Elle ferma douloureusement les yeux posant sa main sur sa bouche pour essuyer les traces de salive qui y perlaient. Difficile de vomir quoi que ce soit lorsqu’on n’avait déjà pas grand-chose dans le ventre et que le peu qui s’y trouvait avait déjà fait le même chemin une demi-heure auparavant. Elle prit une profonde inspiration et se passa la main dans les cheveux alors qu’elle sentait son corps continuer de trembloter sous la charge émotionnelle des dernières heures écoulées. Loin de compléter le néant, ses paupières fermées refirent le schéma de ce qu’il s’était passé depuis son réveil en sursaut alors qu’un cri inhumain transperçait son repos. Les sirènes et les cris qui avaient suivis avaient été tout aussi insupportables, voire même pires. A un moment donné, elle avait même manqué de leur hurler de mourir un point c’est tout mais de cesser de crier. Elle s’était reprise en un instant cependant et s’était placée en mode survie. D’un seul regard avec son père, elle avait compris. Ils étaient partis chacun de leur côté, s’étant déjà par le passé entrainé à ce type de situation sans jamais imaginer qu’elle pourrait survenir aujourd’hui. Elle n’avait jamais vu d’Enragé auparavant, n’en avait entendu parler que par le biais de son père et de leurs compagnon d’(in)fortune. Après avoir vu les dégâts que ce monstre avait provoqué, elle ne souhaitait plus jamais avoir à faire avec cette chose et moins encore avec les dégâts qu’il pouvait causer sur son passage. Elle ne pouvait rien faire. Lorsqu’elle était arrivée sur place, c’était déjà trop tard : l’affaire avait été gérée par les Gardes de la Cité, seule et unique fois pour laquelle elle leur était reconnaissante. Et elle n’avait pu empêcher de vomir à l’odeur qui régnait dans les alentours. On ne peut pas dire qu’elle disposait d’un nez sensible mais cette odeur de mort était insupportable. Et que dire de ces visages figés dans la douleur à jamais qu’elle voyait déjà être amenés au loin. Des visages que pour certains elle connaissait bien.

« Moira. » Elle sentit la main de son père se posait sur son dos en même temps que sa voix chaude résonna derrière elle. La jeune femme se redressa et renifla, se redonnant une contenance minimum. Elle ne devait pas flancher. Elle n’avait plus flanché durant ces trente dernières minutes. Il n’y avait pas de raison. « Est-ce que tu peux t’occuper de rassurer les plus faibles et veiller à ce qu’ils restent chez eux. » Elle secoua positivement la tête. « Bien sûr. » Elle attrapa une racine pour retirer le goût acre de sa bouche et plongea son regard dans celui de son père, sentant qu’il avait autre chose à rajouter. Il observait autour d’eux. « Ca ne va pas s’arrêter là. Les Gardes ne sont pas repartis. » Elle hocha la tête, comprenant immédiatement ce à quoi il faisait allusion et toucha inconsciemment le poignard qui se trouvait à portée de main dissimulé sous ses vêtements. Ils avaient déjà beaucoup souffert cette nuit et ils continueraient de souffrir. La Cité les avait sauvés. Elle allait réclamer son dû. Elle ignorait encore de quoi il s’agirait : il ne leur restait pas grand-chose déjà. Mais une chose était sûre, ils devaient toujours payer. « Fais attention. A tout à l’heure. » « A tout à l’heure. » Déterminée, elle fit signe à Aston et deux Colibris qui se trouvaient dans les environs. « Vérifiez les souterrains extérieurs, voir si personne n’a voulu s’y réfugier et ne se retrouve face à d’autres menaces. Merci ! » De son côté, elle profita de la confusion pour subtiliser quelques couvertures et vivres qu’elle s’empressa d’apporter dans les quartiers proches des Colibris. Le brouhaha environnant des questions et des invectives qui l’entouraient l’étourdissaient un peu mais elle tenait bon, rassurant comme elle pouvait, offrant des sourires chaleureux et doux aux regards inquiets, offrant des couvertures aux mains tremblantes, donnant un peu de pain pour sécher les larmes des plus apeurés. Elle savait que les Colibris et elle jouaient un rôle essentiel. Une partie d’entre eux, menée par son père, se regroupaient pour faire face à tout autre attaque qu’elle qu’en soit l’origine.une autre, dirigée par elle-même, veillait à ce qu’aucun mouvement de panique ne cause d’autres dégâts irrémédiables et n’alourdissent déjà un bilan bien trop lourd.

Elle détourna son regard de Marie et de ses enfants après les avoir raccompagné chez eux, vérifiant la sécurité et l’absence de tout intrus chez eux à leur demande, et les laissa rentrer rassurés dans leur foyer qui n’en portait que le nom. Ils étaient en sécurité. Elle devait s’occuper de la famille suivante. Lorsqu’un adolescent la dépassa à vive allure, elle s’écarta légèrement de son passage et scanna les visages alentours qui s’agitaient dans tous les sens. C’est alors qu’elle le vit. A peine quelques mètres les séparaient. Son cœur s’emballa, la panique s’emparant d’elle a postériori. Que faisait-il là ? Etait-il blessé ? Non, il n’avait pas l’air mais il aurait pu l’être. L’idée que Matt soit présent dans la Bordure alors qu’elle venait de se faire attaquée par un Enragé la terrorisait sur place. Qu’aurait-elle fait s’il lui était arrivé quoi que ce soit ? Incapable de bouger, elle tendit le cou pour ne pas le lâcher des yeux, empêchant quiconque de les séparer. Lorsque finalement les yeux azur de l’objet de son attention se vrillèrent dans les siens, ce fut comme une décharge électrique et comme si elle retrouvait enfin la mobilité et la sensation de ses membres. Sans le lâcher, elle commença à avancer vers lui, d’un pas de plus en plus rapide, bousculant sans faire attention les personnes qui se trouvaient sur son chemin. Peu importait qu’elle ait décidé de le rayer de son existence. Peu importait toutes ces années écoulées, perdues sans se parler. Peu importait le fait qu’ils n’étaient plus les mêmes, lui plus encore. Peu importait les rumeurs entendues au coin des rues. Parvenue enfin à sa hauteur, elle se précipita sur lui, l’entourant de ses bras et fermant les yeux alors que son oreille posée contre son torse entendait le battement rassurant de son cœur. La seule chose qui lui importait était de le savoir en vie et sauf. Il allait bien, c’était tout ce qui comptait. Les reproches seraient pour plus tard.

Elle resta quelques secondes sans bouger, le maintenant contre elle. Cela faisait tellement longtemps qu’elle rêvait de le sentir à nouveau contre elle, de sentir son odeur et son corps rassurant contre elle. Si le contexte de ces retrouvailles n’était pas aussi horriblement réel, elle aurait pu croire qu’elle était dans son lit et que c’était encore l’un de ces rêves d’où elle s’éveillerait en sueur, les jambes enroulés dans ses draps trempés. Elle prit une profonde inspiration, profitant de cet instant, avant de se détacher doucement et presque douloureusement de Matt. Relevant son visage vers lui, elle glissa ses bras entre eux, le repoussant avec une légère violence avant de lui crier dessus. « Qu’est ce que tu fais là ? Rentre chez toi ! » Mets toi à l’abri. Si un autre Enragé arrivait ? Si ce n’était que le début ?


Once upon another time before I left the child behind me, I saw myself in summer nights and stars lit up like candle light I make my wish and where I stood was where I was supposed to be. Once upon another time, decided nothing good in dying because I was free

Revenir en haut Aller en bas
avatar

propriété de NewAbbotsford
☾ âge : 29
☾ surnom : Matt
☾ métier : Secrétaire du Conseil de la Reine
☾ maître : Sa Majesté
☾ arme fétiche : Poignard et arbalète
☾ origines : New Abbotsford, la Bordure
☾ statut : En couple mais joujou préféré de la Reine et toujours amoureux de Moira Hensley

☾ avatar : Liam Hemsworth
☾ dispo rp : 1/3
☾ arrivée en enfer : 09/12/2017
☾ missives : 489
☾ tickets : 676
☾ crédits : Pivette

☾ liens :
† Vampires :
Lucrezia - sa Reine
Travis - curiosité
Victoria - relation secrète

☼ Humains :
Moira - amie et amour de sa vie
Dante - ancien collègue
Senja - amie colibri
Ruslan - un brin de jalousie

☾ rp en cours :
- Victoria Lupini
- RP commun Chap. 2 - Bordure passée à la loupe


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t32-matthew-jolly-esclave-de-corps-desprit-librehttp://lrth.forumactif.com/t48-matthew-jolly-entre-deux-mondes
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   06.02.18 20:46

Depuis que Nate a annoncé la nouvelle à Matthew, ce dernier se sent soulagé, comme si le poids qui l’avait assaillit s’était enfin levé. Il ne devrait pourtant pas se sentir aussi heureux en ce moment, car la Bordure est sur le point de prendre un virage dangereux avec ce recensement et cette fouille qui vont leur tomber sur le coin du nez. Les deux jeunes hommes se hâtent de retrouver Sam, le chef des Colibris, afin de lui annoncer toutes ces mauvaises nouvelles et qu’ils puissent s’organiser en conséquence. Nate a réussi à se faufiler jusque dans la cité tout à l’heure pour écouter le discours de la Reine, et il en sait presque autant que Matthew. Ce dernier a assisté au dernier conseil qui se tenait d’urgence suite aux attaques et il sait que la communauté des vampires est divisée quant au sort des Borduriens, alors qu’ici, on ne se pose même pas la question et n’importe quel vampire est vu d’un sale œil. Cependant, ça lui fait tellement mal au cœur, ce qui est sur le point de se passer ici, dans son autre « chez lui ». Il sait combien la liberté de ses amis va être ébranlée.
Il ne sait pas encore combien de blessés ont faits les attaques et donc combien de personnes vont devoir être exécutées. Peut-être même qu’on les cache, sûrement, d’ailleurs. Surtout lorsqu’ils vont apprendre la décision du conseil. Nate et Matthew marchent dans le chaos des rues agitées de la Bordure, ils sont presque arrivés à destination, au QG des Colibris, et lorsque Matthew bouscule un homme, il se retourne pour s’excuser et c’est là que son cœur fait un soubresaut. Eclairée par la lune presque pleine de cette nuit, il reconnaît immédiatement son visage. Un frisson le parcourt, et Matthew sait qu’il ne s’agit pas du froid. Il ralentit le pas, ce qui intrigue Nate qui finit par se retourner vers lui puis regarder dans la direction qu’observe Matthew. Et il comprend. Je vous laisse, dit-il aussitôt, je dois aller prévenir le Vieux au plus vite. Il envoie un léger sourire à son ami qui lui fait signe. Je te rejoins dès que possible, indique Matt avant de se concentrer davantage sur la brune qui vient d’apparaître. La voir ici, devant lui, le bouleverse. D’habitude, elle se cache. Pas forcément bien, d’ailleurs, il n’est pas rare qu’il l’aperçoit. Mais ce qui le bouleverse le plus ce soir, c’est qu’elle est bien vivante, et même qu’elle s’avance vers lui. Matthew en est tellement surpris qu’il retient son souffle et il se sent paralysé alors qu’il a une furieuse envie d’aller la prendre dans ses bras. Il est heureux de la voir, il est plus qu’heureux de la savoir vivante et indemne. Il s’est tant inquiété pour elle depuis le moment où l’annonce des attaques a ébranlé la vie à la Tour. Toutes ses pensées étaient tournées vers elle et le temps a paru si long jusqu’à cet instant. C’est lorsque la jolie brune vient se blottir contre lui que le jeune homme expire enfin l’air accumulé dans ses poumons, comme un immense soupir de soulagement. Ses bras viennent entourer à leur tour le corps de Moira qu’il presse contre lui et les deux anciens amants ne forment plus qu’une seule ombre dans la nuit. Matt ignore si ce moment dure depuis dix secondes, une minute ou plus, mais c’est comme ça qu’il se sent bien. Et comme à leur habitude, il n’est pas nécessaire de parler pour se comprendre. La dernière fois qu’ils se sont retrouvés ainsi, c’était il y a trois ans, à l’enterrement d’Horace, le père de Matthew. Il avait pleuré au creux des bras de Moira qui s’était montrée, comme ce soir, qui avait descendu les barrières érigées depuis des années entre eux, et qui lui avait montré qu’il comptait encore pour elle. Jamais Matthew n’a retrouvé une relation comme celle qu’il avait avec Moira. Elle lui manque terriblement, chaque jour il a une pensée pour elle, mais il s’efforce de garder tout ça dans un coin de sa tête, ou de son cœur. Matt pose son menton sur le haut de la tête de Moira et ferme les yeux pour y humer son parfum, celui qu’il pourrait reconnaître parmi un million.

C’est Moira qui brise la magie de cet instant. Evidemment. Comme elle a su briser la magie autrefois en le repoussant. A l’époque, il n’avait même pas pris la peine de tenter de se battre pour eux. Parce qu’il la connaissait, sur le bout des doigts. Il savait que sa décision était irrévocable. Il savait qu’il l’avait déçue, mais il ne voyait pas d’issue pour eux, comme il n’en voit pas davantage aujourd’hui d’ailleurs. Moira le repousse de ses deux bras, faisant faire un pas en arrière à Matthew qui fronce les sourcils, en totale incompréhension. Qu’est ce que tu fais là ? Rentre chez toi ! Puis le visage de Matthew se détend immédiatement et il sourit, même, face à la réaction de Moira. Il sait qu’elle s’inquiète pour lui, comme il était mort d’inquiétude pour elle ces dernières heures interminables. Ici c’est aussi chez moi, répond Matthew, sur un ton neutre. J’étais inquiet, Moira. Pour tous mes amis d’ici. Quand j’ai appris pour les attaques, je n’avais qu’une envie : venir ici pour savoir si… L’émotion vient faire trembler sa voix. Il a eu le temps d’imaginer tous les scénarios possibles, et certains d’entre eux l’ont presque fait pleurer. Tu n’es pas blessée ? demande-t-il pour confirmer ce qu’il sait déjà, mais l’entendre de Moira finira sûrement par le réconforter pour de bon. Il soupire à nouveau de soulagement en l’observant devant lui. Ils ne se sont pas adressé la parole depuis de très longues années, et pouvoir lui parler en ce moment-même lui donnerait presque le tournis. J’allais voir ton père, j’ai de bien mauvaises nouvelles pour vous, c’est… Il n’a même pas de mots pour exprimer ce qu’il ressent. On doit faire vite, Moira, ils vont bientôt venir et ce sera… le chaos. Il faut vous protéger, il faut cacher tout ce que vous avez. Matthew commence à parler trop vite et tout se bouscule dans sa tête. Et les émotions provoquées par la présence de Moira à ses côtés n’arrangent absolument rien. Le vert de ses yeux hypnotiques dans lesquels il s’est perdu tant de fois arrive même à luire malgré la pénombre, et Matthew a l’impression de perdre ses moyens. Je… Je dois aller voir ton père, Nate est parti devant mais je dois lui parler, c’est urgent. Alors… Il ne sait pas si Moira a envie de l’accompagner, mais il espère qu’il pourra faire un bout de chemin avec elle. Leurs retrouvailles ne peuvent pas se terminer aussi rapidement, pas après toutes ces années de silence et d’évitement. Tu sais, reprend Matthew d’un air plus calme, avec une légère déception affichée sur ses traits, j’aurais aimé qu’on se retrouve dans des circonstances différentes. Il marque un léger silence, repensant à toutes ces lettres qu’il lui a laissées, restées sans réponse. Tu me manques, Moira. J’espère qu’un jour, on pourra se retrouver. Réellement. Sa gorge se serre légèrement et il lui envoie un sourire crispé. Il se dit que ce soir est exceptionnel et qu’il s’agit d’une chance unique de lui parler, parce qu’elle va recommencer à l’ignorer. Il se demande s’il compte pour elle comme elle compte pour lui. Peut-être l’a-t-il trop déçue dans le passé. Qu’il l’a dégoûtée à un point de non-retour. Parfois, Matthew a envie de cesser d’exister, parce qu’il trouve sa vie trop compliquée, parce qu’il se sent complètement perdu, surtout en ce moment. Parce qu’il n’a pas trouvé sa place et qu’à vingt-neuf ans passés, il ne sait pas s’il la trouvera un jour. C’est comme si sa vie était incomplète et qu’il cherchait sans cesse à combler un vide, et au final, il a l’impression de faire n’importe quoi. La vie n’a aucun sens à ses yeux, parce que l’amour n’en fait pas partie. Il n’en fait plus partie.


Fade into you
In your heart, in your head
In your arms, in your bed under your skin
Til there's no way to know where
You end and where I begin
Revenir en haut Aller en bas
avatar

les colibris
☾ âge : 30.
☾ surnom : Hood.
☾ métier : bras droit du chef des colibris - voleuse - chasseuse.
☾ compétences : vole plus vite que son ombre.
☾ arme fétiche : poignard.
☾ origines : new bellingham. installée dans la bordure de new abbotsford depuis 22 ans.
☾ statut : célibataire mais le cœur pris



☾ avatar : ana de armas
☾ dispo rp : 0/2
☾ couleur : #ff99ff
☾ arrivée en enfer : 21/01/2018
☾ missives : 213
☾ doubleface : thebes ouaset - ephraim lawrence
☾ tickets : 569
☾ crédits : pivette



☾ liens :
samuel hensley; père
matthew jolly; ex
ruslan hill; meilleur ami
senja mäkinen; amie


alma adams; agacement
dante bergfalk; agacement


camilla devlin; rivale
tous les vampires, sans exception


☾ rp en cours : RP COMMUN
SAUVAGES TRIBE


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t130-moira-hensley-once-upon-another-timehttp://lrth.forumactif.com/t141-moira-hensley-called-to-help-our-friends-in-need
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   10.02.18 18:29

Savait-il combien il lui manquait ? Savait-il que les rares fois où elle était en compagnie masculine et qu’un flirt commençait à s’installer, il lui revenait systématiquement à l’esprit de telle sorte qu’elle était incapable de construire la moindre relation ? Savait-il qu’elle en était venue à haïr le 24 avril, date à laquelle elle avait décidé de se séparer de lui et où leurs s’étaient séparés ? Savait-il qu’elle regrettait chaque instant sa décision mais qu’elle préférait en souffrir de cette manière que si elle avait laissé les choses perdurer ? Partir quand on s’aime encore, ça ne se fait évidemment pas mais il valait mieux éviter les reproches non pensés mais qui blessent plus profondément que n’importe quelle lame, voir leur amour se déliter progressivement et se désagréger sans qu’ils ne puissent rien faire malgré toutes leurs tentatives, perdre le respect de l’autre et voir leur amour se transformer en haine. C’était mieux comme ça. Tant pis si elle devait continuer d’en souffrir jusque sur son lit de mort. Tant pis si en expirant sa dernière bouffée d’oxygène, ce serait son nom qu’elle murmurait. Peut être qu’à ce moment là, ils auront la possibilité de se retrouver et d’enfin s’aimer. En attendant, elle devait avancer coûte que coûte, tenter de l’oublier, passer à autre chose même en faisant semblant. Elle savait donner le change. Elle avait toujours su s’adapter à chaque situation à chaque interlocuteur. Il n’y avait pas de raison qu’elle ne puisse y arriver de nouveau. Mais ce soir, cette nuit, c’était différent. Toutes ses barrières s’étaient effondrées et elle était plus honnête que jamais, incapable de jouer un rôle, pas même le sien. Raison pour laquelle elle n’avait pu s’empêcher de se précipiter dans les seuls bras qui pouvaient la sauver et lui donner la force. Raison pour laquelle elle s’était cramponnée à lui, hurlant en silence pour ne pas tomber plus bas. Elle avait besoin de lui, même s’il n’avait plus besoin d’elle. Elle acceptait le fait qu’il ne l’aimait plus s’il le fallait. Elle avait juste besoin de cette illusion du passé, de cette bouffée d’oxygène. Je t’aime.

« Ici c’est aussi chez moi. » Illusion terminée, retour au présent, adieu au passé. Elle secoua la tête. Elle comprenait ce qu’il voulait dire mais il avait tort. Cela était sans doute cliché mais malgré son investissement, malgré l’aide qu’il apportait aux Colibris, il n’était pas un Bordurien. Il ne le sera jamais, elle l’avait bien compris. Elle ouvrit la bouche pour protester mais la referma aussi sec quand il poursuivit. « J’étais inquiet, Moira. Pour tous mes amis d’ici. Quand j’ai appris pour les attaques, je n’avais qu’une envie : venir ici pour savoir si… « Elle cessa de respirer alors qu’elle plantait son regard dans celui azur du jeune homme. Son cœur se mit à battre de manière incontrôlée. Peut être que tout n’était pas perdu. Peut être qu’il l’aimait encore ? Même un peu, même trois fois rien, cela lui suffisait pour continuer. « Tu n’es pas blessée ? » Elle secoua la tête et lui adressa un sourire faible. « Non, je n’ai rien. Papa et moi, on dormait quand… » Elle se tut incapable de parler alors que les images s’imposaient à elle dans des flashs douloureux et qui lui remuaient une fois encore les entrailles. Elle n’avait jamais vu ça auparavant et pourtant elle avait déjà fait face à un Infesté une fois mais c’était sans commune mesure avec ce qu’elle avait vu. Que serait-elle devenue si elle avait été témoin de l’attaque ? Elle en aurait sans doute perdu l’esprit. Heureusement, la présence et la voix de Matt la maintenait dans l’esprit présent. Plus encore ses propos la firent revenir à la réalité plus vite qu’un coup derrière la tête de la part de Lys quand son esprit se mettait à divaguer. « J’allais voir ton père, j’ai de bien mauvaises nouvelles pour vous, c’est… On doit faire vite, Moira, ils vont bientôt venir et ce sera… le chaos. Il faut vous protéger, il faut cacher tout ce que vous avez. » « Quoi ? Qui va revenir ? » Son cœur battait à tout rompre alors que la peur envahissait son être. Y avait-il d’autres Enragés aux portes de la ville ? D’autres monstres qui étaient parvenus à traverser la zone de la mort et à fondre sur leur misère ? « Je… Je dois aller voir ton père, Nate est parti devant mais je dois lui parler, c’est urgent. Alors… » Fronçant les sourcils, elle attrapa le bras du jeune homme pour l’empêcher de se dérober d’une part et pour se rassurer elle-même d’autre part. Il avait cet effet sur elle, malgré les années de silence et d’absence. « Que se passe-t-il ? Dis-moi, Matt… »

« Tu sais, j’aurais aimé qu’on se retrouve dans des circonstances différentes. Tu me manques, Moira. J’espère qu’un jour, on pourra se retrouver. Réellement. » Non, il n’avait pas le droit de faire ça maintenant. La respiration de Moira se fit bien plus difficile alors que son cœur se serrait et qu’elle ne pouvait empêcher les larmes envahir ses yeux, incapable de dire un mot, une parole tant sa gorge était nouée. Elle relâcha son emprise sur le bras de Matt et fit glisser sa main pour venir se glisser dans celle du jeune homme, entrelaçant leurs doigts. Elle lui adressa un léger sourire avant de s’humecter ses lèvres, luttant contre les frissons qui parcouraient son corps, comme si des millions de petits bras en sortaient pour l’attirer vers le seul qui faisait battre son cœur, le seul qu’elle n’oubliera jamais. « Je l’espère aussi, Matt. » répondit-elle baissant les yeux sur leurs mains. « Un jour. Peut être. » Elle prit une profonde inspiration avant de secouer ses longues boucles brunes. « Mais pour ça, il faut retrouver papa. Suis-moi, on n’a pas de temps à perdre. » Malheureusement. Elle se détourna et se mit en marche, retournant vers le quartier général des Colibris, l’endroit le plus approprié pour retrouver leur chef en train de diriger les opérations si Nate l’avait trouvé. « Papa… » l’appela-t-elle alors qu’ils pénétraient les lieux d’un seul bloc, constatant que le quartier général était en pleine ébullition.

Ce dernier était en train de discuter avec Nate et quelques uns de leurs plus efficaces lieutenants. Son père interrompit sa conversation et prit Matt dans ses bras avant d’écouter ce qu’il avait à lui dire. Ce que révéla Matt fit bouillonner le sang de la jeune femme qui préféra s’éloigner pour éviter d’exploser. A ce moment, Aston pénétra les lieux, aidant Natasha, une jeune mère de famille qui était manifestement blessée, du sang coulait du côté gauche de son abdomen où une profonde entaille teintait son pull blanc de carmin. « On l’a retrouvé près d’un tunnel. » « Allonge-la. » l’invectiva-t-elle alors qu’elle se saisissait d’un linge propre et le trempait dans l’eau afin de nettoyer sa plaie et voir de quoi il retournait. « Tu ne devrais peut être pas… Si elle était… » « Si elle l’était, tu n’aurais déjà pas dû l’amener. Maintenant qu’elle est là, ne compte pas sur moi pour ne rien faire. » « Putain, t’es chiante. » « Ouais, je sais. Mais c’est pour ça que tu m’aimes. » lui répliqua-t-elle par automatisme. « Ouais, bah t’es chiante. » Ne l’écoutant pas, elle continua de nettoyer ce qui semblait n’être a priori qu’une blessure de lance. Un garde sans le moindre doute. Pas un Enragé. Moira se redressa et fit signe à leur médecin de fortune pour qu’il prenne le relais maintenant qu’il n’y avait pas de danger. Elle se rapprocha de son père et de Matt : « Matt, il nous reste combien de temps ? »


Once upon another time before I left the child behind me, I saw myself in summer nights and stars lit up like candle light I make my wish and where I stood was where I was supposed to be. Once upon another time, decided nothing good in dying because I was free

Revenir en haut Aller en bas
avatar

propriété de NewAbbotsford
☾ âge : 29
☾ surnom : Matt
☾ métier : Secrétaire du Conseil de la Reine
☾ maître : Sa Majesté
☾ arme fétiche : Poignard et arbalète
☾ origines : New Abbotsford, la Bordure
☾ statut : En couple mais joujou préféré de la Reine et toujours amoureux de Moira Hensley

☾ avatar : Liam Hemsworth
☾ dispo rp : 1/3
☾ arrivée en enfer : 09/12/2017
☾ missives : 489
☾ tickets : 676
☾ crédits : Pivette

☾ liens :
† Vampires :
Lucrezia - sa Reine
Travis - curiosité
Victoria - relation secrète

☼ Humains :
Moira - amie et amour de sa vie
Dante - ancien collègue
Senja - amie colibri
Ruslan - un brin de jalousie

☾ rp en cours :
- Victoria Lupini
- RP commun Chap. 2 - Bordure passée à la loupe


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t32-matthew-jolly-esclave-de-corps-desprit-librehttp://lrth.forumactif.com/t48-matthew-jolly-entre-deux-mondes
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   03.03.18 17:19

Non, je n’ai rien. Papa et moi, on dormait quand… Mes sourcils se froncent lorsque Moira se tait pour ne pas finir la phrase, de peur de rendre le drame encore plus réel. Un nouveau frisson me parcourt alors que j’imagine les scènes de l’horreur. C’est affreux pour ces pauvres gens qui n’ont rien demandé, qui n’ont fait aucun mal. Et mon être se crispe davantage en repensant à ce qui s’apprête de se dérouler ici. Tu peux pas savoir combien je suis soulagé d’entendre ça. Je n’ai pas arrêté de penser à toi, je confesse sans réfléchir. Et je me pince la lèvre inférieure en grimaçant, en m’entendant parler. Quel idiot, elle va se moquer de moi et penser que je suis encore amoureux d’elle. Le suis-je ? Mon orgueil me dicte que non. Mon cœur ? Je ne sais pas, il fait un peu n’importe quoi ces derniers temps, je pense que je ne devrais pas le suivre. Mais il n’y a pas une minute à perdre, ce soir, et je ne peux gaspiller ne serait-ce que des secondes à me poser des questions sur Moira et sur le vide qu’elle a laissé en moi. Alors je m’empresse de mettre la jolie brune au courant de ce qui se trame à New Abbotsford. Mais troublé par les faits de ce soir et par la présence du premier amour de ma vie, je commence à me perdre dans le récit et je pense comprendre que j’en dis trop et pas assez à la fois. Quoi ? Qui va revenir ? Et je continue à alimenter ma panique alors que Moira finit par me prendre le bras. Que se passe-t-il ? Dis-moi, Matt… La sentir à nouveau aussi proche me fait emballer le palpitant, mais quelque part, cela m’apaise, et j’arrive à recouvrer mes esprits. D’un air désolé, je lui explique ce que la reine a annoncé ce soir sur l’estrade de la place centrale. Il va y avoir une sorte d’enquête sur vous, ici, à la Bordure. Certains au conseil pensent que c’est de votre faute, que vous avez laissé un enragé franchir les barrières. Et avant qu’elle ne s’énerve, je mets le holà tout de suite. Mais certains autres sont totalement contre cette idée aussi, je te connais Moira, tu vas encore t’emballer. Ils ne sont pas tous comme tu le penses. Je le lui avais dit plusieurs fois, mais je crois qu’elle exècre tellement cette « race » que rien ne lui fera changer d’avis. Et… Ils vont passer le Bordure au crible, interrogeant et inspectant chaque humain. Ils vont… vous recenser. J’avais observé Lucrezia durant le débat enflammé qui s’était emparé du conseil à ce sujet, et elle n’avait rien laissé transparaître. J’ignore ce qu’elle pense vraiment et ça me dérange. Parce qu’au fond, j’ai peur de déjà savoir, parce que je sais que les humains ne sont que des pions pour elle, des âmes sans importance. Et malgré ça, je reste attaché à elle, et parfois je m’en veux. Mais je me sais traité différemment, et c’est peut-être ce qui me donne de l’espoir. Un faux espoir, certainement. Ils vont fouiller vos maisons, vous devez absolument cacher les armes ou tout ce qui peut paraître suspicieux. Mon cœur s’emballe en pensant à tout ça, on doit se dépêcher. Mais avant, j’ai une confession à faire à Moira, puisque peut-être ce soir est la seule occasion pour moi de le lui dire en face. Alors je me lance, lui avouant qu’elle me manque et que j’espère que nous nous retrouverons pour de vrai un jour, pas seulement pour combattre. Elle fait glisser alors sa main dans la mienne et nos doigts se retrouvent, comme autrefois. La tête baissée pour observer ce geste, je me pince les lèvres pour retenir les émotions qui affluent en moi. Je l’espère aussi, Matt. Un jour. Peut-être. Ses paroles me redonnent une ébauche de sourire et je relève les yeux vers elle. De ma main libre, je l’attrape par le cou et la rapproche de moi pour faire échouer mes lèvres sur son front et la serrer contre moi quelques secondes. Un jour… je répète. C’est tout ce dont j’avais besoin, je lui confesse à demi-mots. Mais pour ça, il faut retrouver papa. Suis-moi, on n’a pas de temps à perdre. Elle a raison, ne perdons plus de temps. Nous nous mettons à courir jusqu’au QG des Colibris, sans même nous lâcher la main. C’est seulement une fois à l’intérieur du bâtiment que nos deux corps se séparent. Moira appelle son père et je l’aperçois dans la salle à côté. Notre réflexe premier est de nous serrer dans les bras. Sam est comme un père pour moi et le savoir ici vivant m’apporte un sentiment de sécurité. J’ai eu peur pour vous, Sam, j’annonce un peu tendu en repensant à ça, rassuré immédiatement par Samuel. Je sais, Matt, mais tout va bien, comme tu peux le voir…   J’étais très inquiet depuis le conseil d’urgence. J’avais tellement hâte de pouvoir venir ici. La Bordure est bouclée, j’ai réussi à passer à cause de mon statut, mais j’ouvre la voie à des choses bien malheureuses qui vont arriver. Nate t’a dit, je présume ? Les interrogatoires, les exécutions des blessés… Le recensement. Je ferme les yeux de douleur en pensant à ça. Leur liberté va se trouver entachée par ce recensement, c’est totalement injuste. Oui, Matt, Nate m’a tout raconté. C’est vraiment ce que la reine veut ? me demande-t-il. Je hausse les épaules en guise de réponse. J’ignore ce qu’elle veut vraiment. La majorité l’a emporté, encore une fois. Ca a été très divisé, mais la loi du plus fort… On doit faire passer le message au maximum de Colibris, vous devez cacher les armes, s’ils en trouvent, ce sera l’occasion rêvée pour eux de vous faire prisonniers ou pire encore… Et je ne préfère pas imaginer. On l’a retrouvée près d’un tunnel, fait une voix que je reconnais. Je me retourne pour voir Aston entrer dans la pièce en soutenant une femme blessée. Allonge-la, lui ordonne Moira aussitôt. Je ne bouge pas, je ne fais qu’observer la scène. Je ne suis pas un pro des soins, je préfère laisser ça à Moira qui se débrouille très bien. Tu ne devrais peut-être pas… Si elle était… Mes sourcils se froncent en réalisant qu’Aston a tout à fait raison. Et je me trouve idiot de ne pas y avoir pensé avant lui. Si elle l’était, tu n’aurais déjà pas dû l’amener. Maintenant qu’elle est là, ne compte pas sur moi pour ne rien faire. Putain, t’es chiante. Ouais, je sais. Mais c’est pour ça que tu m’aimes. Et c’est comme si on venait de me donner un coup de poing en plein estomac. Mes mâchoires se crispent et ma respiration se fait plus difficile. J’observe les deux discuter et se regarder et la jalousie commence à monter en moi. Ouais, bah t’es chiante. Il n’a pas répondu en rectifiant ses dires. Est-ce qu’ils sont ensemble ? Nate m’avait dit qu’il lui tournait autour, mais rien de plus. Et puis c’est à moi de ravaler ma jalousie. Pourquoi devrais-je l’être ? Cela fait plus de dix ans qu’on n’est plus ensemble, Moira a bien le droit de voir qui elle veut. Je n’ai pas à dicter sa vie, comme elle n’a pas à dicter la mienne. Sauf que sans le savoir, c’est ce qu’elle fait, après avoir laissé en moi les traces indélébiles d’un amour sincère et pur. Moira, je l’aimerai toujours, j’ignore de quel amour aujourd’hui, mais je sais que je ne veux que son bien. Et ma foi, si ce bien s’appelle Aston, ai-je mon mot à dire ? Non. S’il est la personne qui la rend heureuse… Perdu dans mes pensées, je ne remarque même pas que Moira s’est levée pour venir me parler. Quoi ? je demande alors que sa voix résonne dans mes oreilles sans que je puisse en comprendre les mots. Il nous reste combien de temps ? Tentant de revenir à moi, il me faut quelques secondes pour répondre. Euh, je ne sais pas, bientôt. On n’a pas précisé l’heure. La reine est rentrée à la tour, j’imagine qu’on a juste le temps qu’elle rassemble des gardes pour les envoyer ici. Donc le temps presse. Qu’est-ce qu’on peut faire Sam ? je demande automatiquement, attendant les ordres du leader. Il s’adresse immédiatement à Nate et lui demande d’aller chercher quatre autres personnes dont les noms m’échappent. Je dois rester ici pour organiser et accueillir les éventuels blessés qu’il reste. Je vais vous envoyer prévenir les autres Colibris. Répartissez-vous les quartiers et à huit, avec Aston, ça ira plus vite. Passez le mot, ne perdez pas de temps. Ils doivent cacher les armes et tout ce qui peut être suspicieux. Et que personne ne donne son véritable nom. Qu’ils inventent. Mais qu’ils collaborent avec les gardes, pas d’acte rebelle, ce serait trop dangereux. On n’a pas le choix, de toute façon… déplore-t-il alors. Il n’a pas tort. Il est inutile d’avoir d’autres blessés ou même des morts, la Bordure a assez morflé comme ça. Nous ferons une réunion entre nous tous, les Colibris, dès que ce sera terminé. Nous n’avons malheureusement pas le temps maintenant. Si certains ne savent pas où cacher ce qu’ils ont envie de cacher, qu’ils viennent au plus vite ici, j’ai un endroit. Compris ? nous demande-t-il en nous regardant tous les trois, droit dans les yeux, à présent qu’Aston est ici avec nous. Compris. Je me retourne vers le couple présumé. Vous voulez partir ensemble, je présume ? Je prends les habitations de l’est de la bordure, ça vous va ?


Fade into you
In your heart, in your head
In your arms, in your bed under your skin
Til there's no way to know where
You end and where I begin
Revenir en haut Aller en bas
avatar

les colibris
☾ âge : 30.
☾ surnom : Hood.
☾ métier : bras droit du chef des colibris - voleuse - chasseuse.
☾ compétences : vole plus vite que son ombre.
☾ arme fétiche : poignard.
☾ origines : new bellingham. installée dans la bordure de new abbotsford depuis 22 ans.
☾ statut : célibataire mais le cœur pris



☾ avatar : ana de armas
☾ dispo rp : 0/2
☾ couleur : #ff99ff
☾ arrivée en enfer : 21/01/2018
☾ missives : 213
☾ doubleface : thebes ouaset - ephraim lawrence
☾ tickets : 569
☾ crédits : pivette



☾ liens :
samuel hensley; père
matthew jolly; ex
ruslan hill; meilleur ami
senja mäkinen; amie


alma adams; agacement
dante bergfalk; agacement


camilla devlin; rivale
tous les vampires, sans exception


☾ rp en cours : RP COMMUN
SAUVAGES TRIBE


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t130-moira-hensley-once-upon-another-timehttp://lrth.forumactif.com/t141-moira-hensley-called-to-help-our-friends-in-need
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   04.03.18 16:16

Les sentiments de la jeune femme n’avaient jamais été aussi embrouillés qu’en cet instant. Tant de choses se mêlaient, tant d’évènement avaient lieu dans un seul et même laps de temps qu’elle en perdait la tête. Les images douloureuses de l’attaque se mêlaient au bleu azur du regard bien veillant, et le voulait-elle tellement aimant de Matt. Les cris emplis de panique et terreur qui l’avaient réveillé dans le creux de la nuit s’harmonisaient avec le ton calme et rassurant de la voix chaude de son père. Le caractère poisseux du sang de la jeune femme qu’Aston avait amené ne pouvait effacer les frissons indicibles qui la parcouraient dès qu’elle se trouvait en proximité immédiate de son ancien amant et de son toujours amour sans le moindre doute. Elle s’y était fait. On dit qu’on n’oublie jamais son premier amour. Moira avait fini par se rendre à l’évidence avec cette maxime. Tant pis si elle devait en souffrir. Tant pis si elle se torturait chaque nuit en l’imaginant dans les bras glaciaux de la Reine dont elle savait la beauté éthéré bien plus importante que la sienne. Tant pis si elle savait qu’elle blessait Aston chaque fois qu’elle le repoussait. Tant pis si elle voyait la tristesse dans le regard de son père qui ne voulait que son bonheur et espérait peut être un jour avoir un petit enfant. Tant pis, elle avait appris avec. Tant pis, elle mourrait avec. Tant pis, elle ne pouvait rien faire pour le moment, autrement que se focaliser sur les paroles et ordres de son père. Elle hocha la tête positivement, s’armant de courage et de volonté. C’était pour des moments comme ça que son père avait été élu. C’était pour des moments comme ça qu’il l’avait désigné comme son bras droit. Elle ne devait pas le décevoir. Elle ne le pouvait pas. « Très bien. » Mais à peine eut-elle approuvé les propos de son père, imaginant déjà leur déploiement dans les rues de la Bordure que Matt prit la parole : « Vous voulez partir ensemble, je présume ? Je prends les habitations de l’est de la bordure, ça vous va ? » Fronçant les sourcils, elle se tourna le jeune homme, sa tête reculant quelque peu. De quoi parlait-il ? Le ton de sa voix, professionnel et déterminé pour une oreille extérieure, ne plaisait pas à la jeune femme qui ne le connaissait que trop bien malgré les années qui les avaient maintenus séparés. Elle ouvrit la bouche pour protester : il oubliait que le bras droit des Colibris, c’était elle et que jusqu’à preuve du contraire, il n’avait pas de légitimité face à un certain nombre de Borduriens. Moins encore face aux Lynx dont il comptait visiblement pénétrer le territoire seul. « Ca me convient. » Si elle était déjà surprise, ses yeux s’arrondirent plus encore lorsqu’Aston prit à son tour la parole. Elle tourna lentement la tête vers lui mais il ne lui adressait pas un seul regard, se contentant de se lancer dans un duel oculaire avec Matt.

« Ok, les coqs. L’abus de testostérone est dangereux pour la santé. » Elle roula des yeux vers le ciel, tentant de trouver un peu de réconfort et de soutien de la part de son père qui ne manquait pas une miette du spectacle sans aucune volonté d’intervenir. Elle lui jeta des éclairs avec son regard vert et jura qu’il ne manquerait pas de payer pour ça plus tard. Elle prit une profonde inspiration et répliqua sur un ton qui ne souffrirait d’aucune contestation possible : « Bien sûr, Matt. Tu vas partir seul sur le territoire des Lynx alors que ton appartenance se voit à 10 kilomètres à la ronde. T’en as encore des idées stupides comme ça en réserve ou tu les gardes pour la messe de Dimanche prochain ? » Elle hocha négativement la tête. Elle n’avait foncièrement pas envie de tomber sur son cadavre si elle devait s’aventurer un jour dans cette zone par mégarde. Et elle n’avait pas davantage envie que les Lynx viennent leur déclarer la guerre en leur jetant la tête de Matt ou tout autre partie de son anatomie aux pieds de Samuel. Il n’y survivrait pas. Moira ne survivrait que le temps de la vengeance mais une fois la colère dissipée… Elle réprima un frisson qui la parcourut à l’idée de perdre définitivement et irrémédiablement le jeune homme. « Je viens avec toi. » Elle se retourna ensuite vers l’autre jeune homme. « Aston, prend les raccourcis pour atteindre le Nord avec Eugene. On se laisse une heure. » Le Chasseur contracta sa mâchoire prêt à riposter et protester mais Moira souffla doucement sur un ton de menace, posant sa main sur le poignet du jeune homme alors qu’il serrait les mains. Elle savait qu’il voulait veiller sur elle mais ils n’étaient pas en chasse. Elle n’avait pas besoin de son binôme dans la Bordure. Il finit par approuver de la tête. « Fais attention à toi. » Il se tourna alors vers Matt et lui intima : « Fais attention à elle. La dernière fois où elle a été chez les Lynx, ça s’est… » « Aston ! » Elle le coupa de manière brusque. « On n’a pas une minute à perdre. » Il hocha finalement la tête et disparut en moins de temps qu’il faut pour le dire. Elle embrassa son père avant de faire signe à Matt de la suivre.

Quelques instants plus tard, ils se trouvaient dans les ruelles de la Bordure, tapant aux maisons abritant les Colibris et leurs protégés afin de prévenir et de veiller à ce qu’il n’y ait pas de dégât chez eux. La colère émanait de plus en plus de Moira chaque instant qui passait. Comment ces sangsues osaient-ils ? Comment pouvaient-ils penser que c’était eux les responsables ? Comme s’ils ne souffraient pas assez. Comme s’ils n’avaient déjà plus grand-chose, ils s’apprêtaient à leur prendre ce qui était encore en possession. Un recensement, et puis quoi encore ? Quelle était la prochaine étape ? Un enregistrement pour tous ? Même les plus âgés. Elle savait au fond d’elle que c’était ce qu’ils cherchaient quoi qu’en dise Matt. Après tout, il vivait avec eux. Il les cotôyait chaque jour un peu plus. Peut être avait-il fini par l’aimer elle ? Cette Reine inaccessible et cruelle qui ne les considérait que comme du menu fretin, des idées fugaces qui allaient disparaître. Comment osait-il ? Comment pouvait-il penser revenir parmi eux comme si de rien n’était ? Comme si elle ne souffrait déjà pas assez de la situation. Quelle serait la prochaine étape ? Allait-il exiger d’elle qu’elle s’enregistre ? Qu’elle abandonne sa dernière part d’elle-même. « Ouvrez ! » Elle tapa un peu trop fort sur la porte de bois et parla un peu trop fort pour être discrète. La porte s’ouvrit toute seule, grinçant sur son passage et dévoilant un paysage de désolation. Ici vivaient une famille de quatre. Tous des hommes, hormis la mère. Tous des alliés des Colibris et leur permettant de connaître les moindres actions des Lynx. La pièce était sans dessus-dessous. Pas besoin d’être expert pour savoir que des êtres vils et cruels avaient profité de la confusion pour venir dérober ce qu’il avait une quelconque valeur. La colère gonflait les veines de la jeune femme alors qu’ils pénétraient davantage dans les lieux. Son cœur manqua un battement en constatant des traces de sang.


Once upon another time before I left the child behind me, I saw myself in summer nights and stars lit up like candle light I make my wish and where I stood was where I was supposed to be. Once upon another time, decided nothing good in dying because I was free

Revenir en haut Aller en bas
avatar

propriété de NewAbbotsford
☾ âge : 29
☾ surnom : Matt
☾ métier : Secrétaire du Conseil de la Reine
☾ maître : Sa Majesté
☾ arme fétiche : Poignard et arbalète
☾ origines : New Abbotsford, la Bordure
☾ statut : En couple mais joujou préféré de la Reine et toujours amoureux de Moira Hensley

☾ avatar : Liam Hemsworth
☾ dispo rp : 1/3
☾ arrivée en enfer : 09/12/2017
☾ missives : 489
☾ tickets : 676
☾ crédits : Pivette

☾ liens :
† Vampires :
Lucrezia - sa Reine
Travis - curiosité
Victoria - relation secrète

☼ Humains :
Moira - amie et amour de sa vie
Dante - ancien collègue
Senja - amie colibri
Ruslan - un brin de jalousie

☾ rp en cours :
- Victoria Lupini
- RP commun Chap. 2 - Bordure passée à la loupe


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t32-matthew-jolly-esclave-de-corps-desprit-librehttp://lrth.forumactif.com/t48-matthew-jolly-entre-deux-mondes
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   13.03.18 22:19

Ca me convient, me répond Aston alors qu’il me lance un regard de défi. Je jurerais même qu’un petit rictus s’est glissé sur ses lèvres alors que je soutiens son regard. Ce n’est pas parce qu’il a le cœur de ma Moira, oui MA Moira, qu’il doit absolument s’en vanter. Il sera peut-être son dernier amour, mais je suis son premier, et parait-il, ça compte… Ok, les coqs. L’abus de testostérone est dangereux pour la santé. La voix de Moira m’invite à rompre le duel engagé entre Aston et moi, mais je ne veux pas être celui qui cède le premier, évidemment. Bien sûr, Matt. Ah ! Aston a fini par céder, ses yeux se sont tournés vers Moira l’espace d’une demi-seconde. J’ai gagné ? On va dire que oui, alors à mon tour de regarder la jolie brune. Surtout qu’elle s’adresse à moi. Tu vas partir seul sur le territoire des Lynx alors que ton appartenance se voit à 10 kilomètres à la ronde. T’en as encore des idées stupides comme ça en réserve ou tu les gardes pour la messe de dimanche prochain ? Je me renfrogne. J’ai l’impression de me faire disputer et je n’aime pas ça, même si, avouons-le, Moira a toujours eu un ascendant sur moi. Elle a ce caractère effronté que je lui envie parfois. Et surtout qui me séduit, et toujours aujourd’hui. Je viens avec toi. La cloche de la victoire sonne au fond de moi et je jette un regard vers Aston, accompagné d’un léger sourire satisfait. Aston, prend les raccourcis pour atteindre le Nord avec Eugene. On se laisse une heure. Je vois Moira saisir le poignet du jeune homme et la cloche s’arrête de sonner. J’observe la scène en silence et plisse même légèrement les yeux, tentant en vain de sonder le couple toujours présumé pour connaître la vérité. En réalité, je ne comptais pas aller sur le territoire des Lynx, mais avertir les Colibris vivant près de leur territoire. Cependant, Moira a soulevé une interrogation qui me trotte dans la tête à présent. Je me tourne vers Sam. On doit avertir aussi les Lynx ? Deux territoires ennemis dans la Bordure, les Colibris et les Lynx, et j’ai rapidement choisi mon camp. Les Lynx sont de véritables terreurs pour la plupart. Ils viennent souvent attaquer les Colibris pour les voler et les menacer. L’entraide chez eux, ça n’existe pas. Mais peut-être que ce soir, exceptionnellement, ils pourraient s’organiser comme les Colibris ? Même si je ne les apprécie pas, je n’ai pas pour autant envie qu’ils se rebellent contre la reine et qu’ils en perdent la vie. Je ne souhaite ça à personne. Samuel parait en grande réflexion, puis sans perdre son sang-froid, il me répond simplement. Tu peux en prévenir un, oui. Il répandra les nouvelles comme bon lui semblera, ceci ne sera plus entre nos mains. J’espère qu’ils nous revaudront ça, s’ils ne sont pas déjà au courant. L’un d’eux a pu se faufiler jusqu’à l’intérieur de la cité, comme Nate l’a fait. Ils savent peut-être déjà ce qu’il se prépare. Surtout faites attention à vous. Matt, mon garçon, ne prends pas de risque inutile, tu es attendu à la Tour. Et veille sur ma fille, comme tu l’as toujours fait. Sam me prend à nouveau dans ses bras. Aston, toi aussi, fais attention. On ne joue pas aux super-héros ce soir, compris ? Maintenant, filez, vous avez du travail, nous ordonne-t-il. Aston reprend la parole, en fixant Moira. Fais attention à toi. Et aussi surprenant soit-il, le voilà qui me parle à présent. Fais attention à elle. La dernière fois où elle a été chez les Lynx, ça s’est… Aston !  gronde la jolie brune, lui lançant un regard assassin. On n’a pas une minute à perdre. J’interroge Aston du regard, mais ce dernier file vers la sortie, sommé par le bras droit des Colibris de se mettre au travail. Qu’est-ce qui a bien pu se passer chez les Lynx ? Je suis Moira vers l’extérieur et nous nous retrouvons dans les rues de la Bordure, nous dirigeant vers l’est. Et tu comptes me dire ce qu’il s’est passé chez les Lynx, la dernière fois que tu y as été ? Je lui jette un regard inquisiteur. En fait, c’est pas une suggestion, c’est un sommation. Il s’est passé quoi ? Et « rien, occupe-toi de tes fesses » n’est pas une réponse envisageable. Ca me tue d’imaginer Moira prendre des risques stupides à s’aventurer chez l’ennemi. J’imagine qu’elle était seule, en plus, parce que ce serait bien son genre. Je sens que je vais devoir lui passer un savon quand elle aura avoué.

Nous frappons à la première porte et une dame plutôt âgée nous ouvre la porte, étonnée de voir débarquer le bras droit du chef en personne sur le pas de son logement de fortune. Nous lui annonçons la mauvaise nouvelle et elle nous remercie à la hâte avant de s’engouffrer à l’intérieur de sa maison en appelant en panique le reste de ses habitants. La réaction est la même à chaque porte ouverte. Nous déambulons à travers les vestiges de l’ancienne ville, occupés à présent pour les Borduriens, et nous voilà à présent sur le territoire des Lynx, à la frontière, plus précisément. Nous devons avertir nos alliés, ceux qui vivent ici même, qui font le lien entre les deux clans. Seulement lorsque nous tentons de frapper à leur porte, celle-ci s’ouvre seule, dans un grincement presque plaintif, et dévoile une scène à nous glacer le sang. Les quelques meubles et affaires de cette famille sont dans tous les sens, et surtout des traces rouges jonchent le sol, de l’hémoglobine assurément. Se seraient-ils faits attaqués par l’enragé ? Il a pourtant été tué de l’autre côté. Mais à voir le bazar, cet endroit a été sûrement pillé et le silence qui règne dans le foyer ne nous donne pas vraiment d’indice. Instinctivement, sentant un potentiel danger, je saisis la main de Moira pour veiller sur elle au plus près. Qu’est-ce qui s’est passé ? je lui demande tout bas. Elle n’en sait pas davantage, et je reconnais que ma question est idiote, mais il fallait que ça sorte. Un escalier se dirige vers l’étage supérieur et j’hésite à m’y aventurer, restant toujours prudent, mais mon pied se pose sur la première marche mais je me stoppe alors que des pas se font entendre à l’étage et des rires qui ne disent rien qui vaille. Comment elle a pris cher, la vieille ! dit l’une des voix, suivie des autres qui ne font qu’acquiescer en rigolant. Et quand elle a supplié, c’était jouissif. Ca leur apprendra à aller donner des infos à ces saletés de Moineaux ! Allez, prenez tout ça, on se tire ! Et ils commencent à descendre les marches, révélant un morceau de bois ensanglanté tenu à l’extrémité du bras de l’un des hommes. Mon sang ne fait qu’un tour et je tire Moira en arrière pour ne pas être vus. Je scanne rapidement autour de nous pour rechercher une planque, car traverser toute la pièce jusqu’à la porte leur donnerait l’opportunité de nous voir et ils nous poursuivraient à coup sûr, nous ne sommes qu’à quelques mètres d’eux. Dehors, c’est le territoire ennemi, on serait vite stoppés. Il ne manquerait plus qu’ils aient une autre arme, du style arbalète, pour nous viser. Je ne veux pas prendre le risque, ni pour Moira sur qui je suis censé veiller, ni pour moi. Heureusement, non loin de nous se trouve une ouverture, et un mur se tient là pour pouvoir nous abriter derrière. J’y entraîne Moira et une fois l’ouverture passée, je me rends compte que c’est vraiment minuscule puisqu’on a du mal à ternir à deux, et qu’on se trouve donc dans une sorte de placard. Je m’écrase contre le mur pour laisser à Moira assez d’espace pour se camoufler elle aussi, et je la tire vers moi, la serrant fort contre moi, tout en gardant le silence, avec mon cœur qui pompe à toute allure. Je n’ai clairement pas envie de rencontrer ces gens, je me demande alors s’ils ont assassiné cette pauvre famille qui habitait ici, nos informateurs. Est-ce qu’on va retrouver leurs corps gisant à l’étage ? Est-ce qu’ils ont pu prendre la fuite, laissant leur habitation à la merci des vandales ? La pénombre qui nous enveloppe va sûrement nous sauver la vie, ou nous empêcher de passer un sale quart d’heure. Je ne sais pas à quoi m’attendre avec ces hommes-là. Ils continuent de parler, riant à ce qu’ils appellent « exploits », avec leurs pillages et leurs gestes abjectes. Ce ne sont pas des situations dont j’ai l’habitude à la Tour où tout est propre, tout est tranquille, tout se déroule toujours parfaitement bien. Ici à la Bordure, à chacune de mes venues, c’est l’aventure, avec ses bonnes et ses mauvaises surprises. Mais c’est aussi ça la liberté. Et elle a un prix. Les voix s’éloignent et je pense que les hommes ont passé la porte. Je réalise alors que j’avais retenu mon souffle jusqu’à présent, puisqu’un long soupire passe mes lèvres, se posant sur le visage de Moira qui se trouve collée à moi. La lumière faible mais suffisante pour discerner les traits de mon ex éclaire aussi son regard qui croise à présent le mien. Mon cœur bat toujours aussi vite, et pourtant le danger est passé. Peut-être qu’il me faut encore quelques secondes pour que l’adrénaline se dissipe, je ne sais pas. Ou bien…
Ma main enserrant le corps svelte de Moira s’assouplit et vient descendre le long de son dos dans une caresse interdite. Mon corps se réchauffe instantanément alors qu’il réalise la position dans laquelle nous nous trouvons dans ce réduit. Le parfum de sa peau me revient en mémoire et me donne de légers picotements le long de mon échine. Moira… je murmure dans un souffle Je… Je m’arrête, ayant perdu le fil de mes pensées, hypnotisé par la beauté de la brunette. Un moment de flottement, exhumant les réminiscences de notre intimité. Mes lèvres s’entrouvrent alors que je plonge lentement vers les siennes, désespérément avide de les goûter à nouveau. Ses lèvres charnues sont une invitation, je les ai toujours trouvées irrésistibles. Et lorsque notre baiser s’intensifie, avec nos mains elles aussi avides de sens, l’image de Hope me revient en mémoire. J’entends sa voix au loin qui m’appelle et un sentiment de culpabilité m’inonde instantanément. Avec douleur, je romps notre baiser, laissant toutefois mon visage collé au sien. Je n’aurais pas dû… Je… suis désolé. Ma langue passe sur mes lèvres, tentant de goûter une dernière fois aux siennes dans la trace qu’elles ont laissée. Puis je me recule pour de bon, lâchant mon étreinte pour la libérer. Je ne sais pas ce qui m’a pris, je n’aurais jamais dû… J’aimerais sortir, mais Moira me bloque le passage. J’aimerais aller respirer l’air extérieur parce que j’ai l’impression de suffoquer. Tu as Aston et j’ai Hope. Je réfléchis, cherchant sans doute une excuse. C’est l’adrénaline qui… qui a… Je ne termine pas ma phrase, décidant d’écarter Moira pour pouvoir passer, sans attendre qu’elle se pousse. Les quelques pas faits dans la pièce me calment immédiatement. Ainsi que la distance de sécurité que je m’impose à présent entre elle et moi. Je vais voir à l’étage pour… Ils sont peut-être là-haut. Mes affirmations sont décousues, mais je pense qu’elle comprend. Je suis tout retourné par ce qu’il vient de se dérouler. Et j’ai peur d’avoir trop aimé ce moment. J’entends encore mon cœur qui bat plus fort et plus vite dans ma poitrine, et j’ai l’impression que tous mes sens sont en alerte ultime. Arrivé à l’étage, je n’y trouve personne. Je suis rassuré à l’idée qu’ils aient pu s’échapper. Mes yeux se posent à nouveau sur la silhouette de Moira qui vient d’apparaître et je me fige. Je ne sais pas pourquoi je l’ai embrassée. Et elle m’a embrassé en retour. Est-ce que notre histoire n’est pas encore terminée pour de bon, enterrée ? Elle n’a pourtant malheureusement aucun avenir, aucun espoir, même. Et c’est ça qui fait le plus mal. Mon avenir, c’est Hope. Enregistrée, comme moi. Douce, aimante, bienveillante. Et elle m’attend au palais. Et étrangement, j’ai envie de prendre mes jambes à mon cou et de partir la rejoindre. On devrait y aller, je suggère alors. Ton père doit nous attendre. Ma voix est monotone et profonde. Je me dis alors que les Lynx ont perdu l’occasion de s’en sortir ce soir en s’en prenant à la seule famille qui aurait pu les aider. Après tout ça, je n’ai vraiment pas envie d’aller à leur rencontre, je veux vraiment rentrer chez moi. Je sais que Moira, Nate, Sam et Tom sont en vie, c’est le principal. Je dois avertir Camilla en rentrant au palais, j’ai promis de la rassurer, elle doit être morte d’inquiétude à cette heure-ci. Tout se bouscule dans ma tête, comme si la réalité venait de me rattraper.


Fade into you
In your heart, in your head
In your arms, in your bed under your skin
Til there's no way to know where
You end and where I begin
Revenir en haut Aller en bas
avatar

les colibris
☾ âge : 30.
☾ surnom : Hood.
☾ métier : bras droit du chef des colibris - voleuse - chasseuse.
☾ compétences : vole plus vite que son ombre.
☾ arme fétiche : poignard.
☾ origines : new bellingham. installée dans la bordure de new abbotsford depuis 22 ans.
☾ statut : célibataire mais le cœur pris



☾ avatar : ana de armas
☾ dispo rp : 0/2
☾ couleur : #ff99ff
☾ arrivée en enfer : 21/01/2018
☾ missives : 213
☾ doubleface : thebes ouaset - ephraim lawrence
☾ tickets : 569
☾ crédits : pivette



☾ liens :
samuel hensley; père
matthew jolly; ex
ruslan hill; meilleur ami
senja mäkinen; amie


alma adams; agacement
dante bergfalk; agacement


camilla devlin; rivale
tous les vampires, sans exception


☾ rp en cours : RP COMMUN
SAUVAGES TRIBE


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t130-moira-hensley-once-upon-another-timehttp://lrth.forumactif.com/t141-moira-hensley-called-to-help-our-friends-in-need
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   16.03.18 19:49

C’était un curieux sentiment qui l’assaillait alors qu’elle marchait aux côtés de Matt à travers la Bordure, se rapprochant d’un territoire qu’elle n’appréciait que moyennement de fouler. Entre la terreur qui l’avait assaillie en suite des cris poussés, l’horreur de la vision de l’attaque, la colère de la décision prise unilatéralement par les sangsues, son cœur était mis à rude épreuve alors qu’elle se dirigeait vers des personnes qu’elle n’avait pas forcément envie de croise quant bien même elle les appréciait toujours plus que les vampires. Echelle des valeurs curieuse mais dont elle ne pouvait s’empêchait tant elle haïssait les êtres immortels qui avaient eu l’idée de réduire en esclavage toute une communauté à laquelle ils avaient pourtant appartenus à un moment donné et dont il s’estimait désormais supérieurs. Les Lynx étaient certes violents et cruels ; mais au moins, ils étaient humains. Une fois qu’ils seraient débarrassés des vampires, il sera temps de se préoccuper des Lynx. En attendant, ils étaient un mal négligeable qui pouvait parfois agir de manière concerté avec les Colibris. Du moins c’est ce que Moira estimait et que son père refusait même d’envisager. Leur seul désaccord. Ou presque. Son regard coula vers Matt qui marchait à ses côtés. Il était également la raison pour laquelle son cœur était mis à rude épreuve cette nuit. Jamais elle n’aurait pu imaginer retrouver ce sentiment, être à côté de lui, le voir, lui parler. Et pourtant, c’était comme s’ils étaient revenus en arrière. Comme s’ils étaient revenus à un temps plus léger, plus insouciant et où elle était peut être plus heureuse, le sachant à ses côtés. Un temps qui était révolu néanmoins. Et tu comptes me dire ce qu’il s’est passé chez les Lynx, la dernière fois que tu y as été ? En fait, c’est pas une suggestion, c’est un sommation. Il s’est passé quoi ? Et « rien, occupe-toi de tes fesses » n’est pas une réponse envisageable. La jeune femme lui jeta un regard noir. Pour qui se prenait-il ? Il n’était pas son père. Il n’était pas son frère. Il n’était pas son mari. Il n’était même plus son ami. Elle n’avait pas de comptes à lui rendre. Raison pour laquelle elle garda le silence durant de longs instants, faisant comme si elle n’avait rien entendu. Ce n’est qu’entre deux ouvertures de porte qu’elle concéda dans un murmure entre ses dents : « Différend artistique. » Elle lui fit signe de quel côté se rendre. Pourquoi lui répondait-elle ? Elle ne le savait même pas mais s’il tenait tant que ça à le savoir, elle s’en contrefichait. Elle ne lui devait rien, tout comme lui ne lui devait rien non plus. «Il me voyait morte. Je me voyais vivante. » Elle haussa les épaules, comme si de rien n’était mais ne révéla pas le reste de l’histoire, conservant un flou artistique souhaité. Son père ne savait pas tout. Aston, pas davantage. Il était hors de question que le seul qui ne fasse plus parti de sa vie en sache plus que ces personnes dont l’importance n’était pas à négliger.

Alors qu’une colère sourde inondait ses veines en silence et que Moira s’apprêtait à monter à l’étage d’où émanait des rires gras afin de se confronter dans une opération perdue d’avance pour la jeune femme à la bande de charognards s’y trouvant, elle n’eut pas le temps de réagir et se retrouva soudainement en moins de temps qu’il ne fallait de temps pour réaliser ce qu’il se passait dans une sorte de placard dont l’étroitesse l’obligeait à se retrouver plus proche de Matt qu’elle ne l’avait été depuis des années. Fronçant les sourcils, elle détourna la tête vers les bruits de pas dans l’escalier, son cœur battant à tout rompre dans sa poitrine. Il y avait une véritable tension oscillant entre envie d’en découdre et peur de se retrouver face à une quinzaine de types tout en muscles et absence de morale. Elle n’aurait pas la chance de la dernière fois si tel avait été le cas. Leurs alliés n’en avaient pas eu du tout au regard des traces d’hémoglobine qui traînaient un peu partout. Elle ne put s’empêcher de grimacer lorsqu’elle les entendit se vanter de leurs actes dont il n’y avait pourtant vraiment nul besoin de se vanter. Fermant douloureusement les yeux, elle se retourna vers Matt et, dans un réflexe familier auquel elle n’avait plus obéit depuis des années, elle appuya son front contre l’épaule du jeune homme. Sentir son corps ferme contre le sien, respirer son parfum, être entourée de sa chaleur la rassurait. Elle ne saurait dire combien de temps elle resta ainsi, craignant qu’ils ne les découvrent, espérant qu’ils partent le plus vite possible loin d’eux. Lorsqu’enfin il apparaissait évident qu’ils n’étaient plus présents, la jeune Colibri releva son regard mais la tension demeurait, se transformant de manière très nette alors qu’elle avait soudain conscience de manière accrue de la main de Matt dans son dos, de la chaleur de ce dernier et de son regard qui la transperça, la mettant à nue. Sa respiration se fit plus saccadée alors que son cœur menaçait d’imploser au sein de sa poitrine. Et c’est exactement ce qu’il se passa lorsqu’elle sentit les lèvres du jeune homme se poser sur les siennes. Comme une explosion qui réchauffe son corps entier, des milliers de fourmillements se répandant en une onde chaleureuse et bienfaitrice jusque dans ses moindres extrémités. Par réflexe et par envie, elle répondit à ce baiser, intensifiant sa passion, ses mains remontant le long des bras musclés de Matt pour se perdre dans ses cheveux blonds. Agrippant ces derniers, elle plaqua davantage son corps contre celui du jeune homme, elle ne l’avait jamais désiré aussi fort. Ou peut être la première où ils s’étaient embrassés sans doute. Mais cela n’avait rien à voir avec ce qu’elle ressentait aujourd’hui. L’incandescence de leur étreinte avait pris en maturité et en expérience. Ils se connaissaient par cœur et c’était comme si toutes ces années n’avaient pas passé, qu’ils ne s’étaient que la veille. Des différences minimes subsistaient néanmoins. Indubitablement, Matt avait gagné en expérience alors que cela n’était pas forcément le cas de Moira. Une chose était sûre : elle était toujours plus avide de lui, d’eux. L’endroit ne s’y prêtait pas. Le moment, pas davantage. Mais elle avait attendu si longtemps qu’elle oubliait qu’elle l’attendait.

La déchirure et le froid glacial qui s’empara d’elle lorsque Matt interrompit leur baiser et la distance qu’il mit entre eux la fit frissonner et un cri de douleur résonna en elle, sans qu’elle n’en laisse rien paraître. Elle remercia intérieurement la pénombre qui les entourait, dissimulant son mal être et ses rougeurs. Elle se mordit la lèvre, presqu’au sang pour arrêter les pulsations de son cœur et d’autres parties de son corps. Elle ne parvenait pas à le regarder, tout comme il l’évitait également. Ils étaient comme deux enfants gênés pris en faute. Ils n’avaient pourtant rien fait de mal. Tu as Aston et j’ai Hope. C’est l’adrénaline qui… qui a… Elle poussa un soupir, refusant de bouger, incapable de bouger alors qu’il passait à côté d’elle pour se rendre à l’étage, tentant de se justifier maladroitement. Elle ne lui jeta pas un regard, plantant son regard sur le sol alors qu’elle intimait à son cœur de cesser de battre de manière aussi folle. Hope. C’était donc son nom. Crow évitait soigneusement de la renseigner sur les amours de son ancien petit ami sachant qu’il s’agissait d’un élément douloureux pour la jeune femme. Mais elle avait entendu des bribes d’information qui prenait place aujourd’hui. Elle ignorait tout de cette humaine mais une chose était sûre : elle ne pouvait s’empêcher de la détester. C’était certainement quelqu’un de bien. Mais elle n’avait pas le droit de la remplacer. Elle ne voulait pas être remplacée. Si elle avait accepté de disparaître de la vie de Matt, c’était parce que celle du jeune homme allait être remplie de vampires. Elle n’imaginait alors pas qu’il rencontrerait une humaine. Se secouant, elle passa la main dans ses cheveux, se reboostant et tentant de retirer toute trace de ce qu’il s’était passé dans ce placard. Fini de tergiverser, il fallait avancer.

Elle le rejoignit à l’étage, légèrement fébrile à l’idée de se retrouver de nouveau face à lui mais également et surtout de crainte de voir des êtres chers et alliés n’être plus que de la viande froide. Elle fut rassurée d’une certaine manière de voir qu’aucun cadavre ne se trouvait à l’horizon. Avec un peu de chance, ils avaient pu fuir chez les Colibris. Avec moins de chance, les Lynx les avaient pris avec eux comme otages ou monnaie d’échange, voire pire. On devrait y aller, Ton père doit nous attendre. Elle acquiesça doucement. « Oui. On n’a plus rien à faire ici. Allons-y. » Il n’y a plus rien à faire entre nous. Elle était douloureusement consciente du caractère double de ses paroles. Elle se détourna de Matt, passant à côté de lui pour descendre les escaliers d’un pas pressé. « Plus vite, tu seras rentré auprès de Hope… » ajouta-t-elle d’un ton sec et à la limite du mépris et de la colère. Elle sortit en trombe de la maison, agacée par Matt et par le fait qu’il faisait comme si rien ne s’était passé, comme si tout cela était négligeable. Avait-il conscience de ce que cela représentait pour elle ? Non. Il avait continué sa vie comme si de rien n’était alors que la sienne s’était arrêtée. Mais le pire dans l’histoire était qu’elle était la seule à blâmer. C’est sans doute à raison de sa colère qu’elle ne fit pas attention. Elle aurait dû être plus prudente. Elle l’aurait été en temps normal. Elle poussa un petit cri de surprise lorsqu’on lui attrapa le bras et qu’on la plaqua contre le mur de la maison, une main encerclant son cou. « Je me disais bien que je connaissais ce parfum. » Elle grimaça de douleur lorsque sa tête percuta le mur avant d’ouvrir les yeux en plantant son regard dans celui malsain et azur d’un jeune Lynx qu’elle ne connaissait malheureusement que trop bien. « Lâche-moi, Høgh. » « Pourquoi je ferai ça ? » « Parce que je te le dis. » « Oh, tu ne demandes même pas. Qu’est ce que tu fous ici, Moira ? Tu choisis pas le bon moment. » L’air de rien, elle jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. Il était seul. « T’inquiète, je leur ai dit de partir. Il n’y a que toi et moi. » « Lâche-moi. » gronda-t-elle.


Once upon another time before I left the child behind me, I saw myself in summer nights and stars lit up like candle light I make my wish and where I stood was where I was supposed to be. Once upon another time, decided nothing good in dying because I was free

Revenir en haut Aller en bas
avatar

propriété de NewAbbotsford
☾ âge : 29
☾ surnom : Matt
☾ métier : Secrétaire du Conseil de la Reine
☾ maître : Sa Majesté
☾ arme fétiche : Poignard et arbalète
☾ origines : New Abbotsford, la Bordure
☾ statut : En couple mais joujou préféré de la Reine et toujours amoureux de Moira Hensley

☾ avatar : Liam Hemsworth
☾ dispo rp : 1/3
☾ arrivée en enfer : 09/12/2017
☾ missives : 489
☾ tickets : 676
☾ crédits : Pivette

☾ liens :
† Vampires :
Lucrezia - sa Reine
Travis - curiosité
Victoria - relation secrète

☼ Humains :
Moira - amie et amour de sa vie
Dante - ancien collègue
Senja - amie colibri
Ruslan - un brin de jalousie

☾ rp en cours :
- Victoria Lupini
- RP commun Chap. 2 - Bordure passée à la loupe


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t32-matthew-jolly-esclave-de-corps-desprit-librehttp://lrth.forumactif.com/t48-matthew-jolly-entre-deux-mondes
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   19.05.18 18:49

Qu’est-ce qui m’a pris de l’embrasser ?

Alors que je monte les marches vers l’étage de l’habitation, je me pose cette question, tout en essayant de calmer les battements de mon cœur encore trop chamboulé par ce qu’il vient de se passer dans ce réduit. J’essaie tout de même de me concentrer sur ce que je fais ici, et la réalité me rattrape au moment où la peur me saisit lorsque je m’apprête à découvrir ce qui se trouve à l’étage. La peur de voir ces pauvres gens assassinés par ces mécréants. La peur d’être confronté à la mort. Cela est peut-être courant et peut paraître normal aux yeux des sauvages, mais vivant dans ma cage dorée, je n’ai pas l’habitude de la voir rôder autour de moi. Je me sens plutôt en sécurité à la Tour, auprès des vampires et des gens que j’aime.

Soulagé de voir qu’aucun corps ne gît au sol, je suis maintenant surpris par la présence de Moira non loin de moi. J’ose à peine la regarder, détournant le regard d’elle dès que le sien s’approche de moi. Qu’ai-je fait ce soir ? Même pas deux heures plus tôt, je me tenais sur le bord de l’estrade, main dans la main avec Hope. Certes, mes pensées étaient toutes tournées vers Moira et les Colibris, mais j’étais tout de même là pour Hope. Et je sais qu’elle m’aime alors… comment puis-je avoir ainsi trahi sa confiance ? La culpabilité m’envahit soudainement jusqu’à repousser tout autre sentiment. Je décide alors de quitter l’étage de l’habitation et de retourner voir Samuel. « Oui. On n’a plus rien à faire ici. Allons-y. » Je regarde vaguement Moira qui passe juste à côté de moi à cet instant, sentant furtivement son odeur que le courant d’air qu’elle vient de créer pousse jusqu’à mes narines. « Plus vite, tu seras rentré auprès de Hope…  » Mes sourcils se froncent alors que le ton sec et presque méprisant de Moira m’agresse. Moira ne changera pas, quand quelque chose la contrarie, elle le fait savoir. C’est aussi ça que j’aimais chez elle. Que j’aime toujours, je présume. Et à cette idée, des frissons parcourent rapidement mon échine, pourtant… Le nom de Hope résonne encore à mes oreilles, même prononcé par la voix de Moira. Je reste encore quelques secondes ici, à réfléchir à ce que je viens de faire ou de dire, et je m’interroge sur Moira. Pourquoi serait-elle en colère contre moi ? D’accord, je l’ai embrassée. Mais elle ne m’avait pas l’air retissant quelques minutes plus tôt, elle a clairement répondu à mon baiser, se collant encore plus à moi dans ce réduit. Et puis, ne serait-ce pas à moi de lui en vouloir ? Après tout ce qu’elle m’a fait subir ? Notre rupture venait d’elle, elle m’a brisé le cœur. Et jamais un mot, pas une lettre répondant aux miennes. Elle a enterré notre amitié à six pieds sous terre (dédicaaaace ma Nep !) et c’est elle qui ose être de mauvaise humeur ? J’ose espérer que c’est l’horreur vécue à la Bordure qui la met dans cet état, et pas ce baiser insignifiant et le fait que j’aie quelqu’un dans ma vie. De quoi se plaint-elle ? Elle a Aston ! Me voilà à présent énervé et je me décide enfin à descendre les marches jusqu’au rez-de-chaussée, aussi vite que Moira les a déboulés. « Aaaaah c’qu’elle peut m’agacer ! » je marmonne pour moi en gagnant la porte de l’habitation pour sortir. Moira a déjà quitté les lieux. Sauf que…

Sauf qu’en passant la porte, j’entends une voix masculine juste à côté et je tends immédiatement l’oreille tout en me stoppant net, juste à temps pour ne pas être à découvert. « T’inquiète, je leur ai dit de partir. Il n’y a que toi et moi. » Puis la voix de Moira affole mon cœur et j’écarquille les yeux, ne tardant plus une seconde pour intervenir. « Lâche-moi. » Une fois dehors, je constate que le jeune Lynx a pris Moira par surprise et l’a plaquée contre le mur extérieur de l’habitation, la tenant par le cou. Je me jette alors sur lui, dans un réflexe, attrapant ses épaules de mes mains, et je le tire en arrière avec force. « Laisse-la tranquille ! » Le Lynx est surpris. Il est légèrement plus petit que moi, mais il est sûrement armé, alors je ferais mieux de ne pas trop l’exciter. Je m’interpose inconsciemment entre Moira et lui, dans un geste protecteur. « Touche à un seul de ses cheveux et tu auras affaire à moi ! » j’aboie sans vraiment penser aux conséquences, à présent. Et le pire dans tout ça, c’est que Moira serait du genre à faire la maligne immédiatement, montrant qu’elle peut se défendre seule. Mais tant pis, c’est avec le cœur et non la tête que j’agis maintenant. Comme je l’ai fait quelques minutes plus tôt en l’embrassant. Le Lynx se met à ricaner et sort un morceau de fer aiguisé de son dos en s’approchant de moi. « Alors Moira, c’est que t’as un chien de garde maintenant ? » dit-il à l’attention de la brunette avec un ton de mépris. Mon sang ne fait qu’un tour et, mettant en œuvre mes connaissances en combat, transmises par Samuel et Moira autrefois, je n’ai pas de peine à le désarmer. A mon tour de le coller contre le mur, le coinçant avec mon avant-bras au niveau de son cou, et bloquant ses mains. Mon regard est féroce à présent. Jamais je ne laisserai quelqu’un faire du mal aux êtres que j’aime, quitte à en payer le prix fort, celui de ma vie. « Ecoute moi bien, on n’est pas là pour se battre, au contraire. L’introduction de l’enragé a de graves conséquences ici, des gardes vont bientôt venir pour faire des fouilles et interroger chaque habitant de la Bordure. On est juste là pour vous prévenir. » Je le regarde avec sérieux dans les yeux, ne vacillant aucunement. « Alors maintenant… je vais te lâcher… Et tu iras prévenir les tiens sur l’arrivée des gardes. » Je fronce les sourcils pour tenter de sonder ses intentions mais je ne vois plus l’animosité qui le caractérisait plus tôt. « C’est compris ? » je demande sèchement mais calmement. Le jeune Lynx me sonde à son tour et finit par acquiescer, alors je relâche mon bras, en faisant attention à un potentiel revirement de situation. Mais il s’écarte pour de bon. Je me rapproche de Moira sans le quitter des yeux et j’attends qu’il parte.


Fade into you
In your heart, in your head
In your arms, in your bed under your skin
Til there's no way to know where
You end and where I begin
Revenir en haut Aller en bas
avatar

les colibris
☾ âge : 30.
☾ surnom : Hood.
☾ métier : bras droit du chef des colibris - voleuse - chasseuse.
☾ compétences : vole plus vite que son ombre.
☾ arme fétiche : poignard.
☾ origines : new bellingham. installée dans la bordure de new abbotsford depuis 22 ans.
☾ statut : célibataire mais le cœur pris



☾ avatar : ana de armas
☾ dispo rp : 0/2
☾ couleur : #ff99ff
☾ arrivée en enfer : 21/01/2018
☾ missives : 213
☾ doubleface : thebes ouaset - ephraim lawrence
☾ tickets : 569
☾ crédits : pivette



☾ liens :
samuel hensley; père
matthew jolly; ex
ruslan hill; meilleur ami
senja mäkinen; amie


alma adams; agacement
dante bergfalk; agacement


camilla devlin; rivale
tous les vampires, sans exception


☾ rp en cours : RP COMMUN
SAUVAGES TRIBE


Voir le profil de l'utilisateur http://lrth.forumactif.com/t130-moira-hensley-once-upon-another-timehttp://lrth.forumactif.com/t141-moira-hensley-called-to-help-our-friends-in-need
MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   26.05.18 12:24

L’intervention de Matt n’était pas surprenante. Elle n’était pas absolument nécessaire non plus. Mais d’une certaine manière, elle fit plaisir à la jeune femme. Cela confirmait qu’elle pouvait continuer à lui faire confiance malgré leurs dissensions et disputes. Un mur se dressait peut être entre eux mais au moins conservaient-ils les mêmes fondations. Moira ne put s’empêcher de grimacer cependant. Elle ne connaissait que trop bien le jeune Lynx pour savoir qu’il devait être maîtriser avec précaution, qu’il était comme une bombe à retardement dont on avait retiré le système de minuterie et qui pouvait donc exploser à tout moment, sur un simple souffle d’air. « Oui, c’est ça, Høgh. » répliqua-t-elle, exaspérée tant par l’un que l’autre. « Et un peu plus poilu que toi. » Elle lui adressa un furtif et léger sourire, haussant un sourcil. Dégagé de son étreinte, Moira observa sans mot dire le duel tant physique qu’oral entre les deux fortes têtes, se passant la main à l’arrière du crâne afin de masser la zone endolorie par le choc. Rien dont elle ne pouvait survivre. Une fois que Matt eut terminé son avertissement et la transmission des informations qu’ils avaient en leur possession, le jeune lynx se tourna vers Moira, demandant confirmation auprès de cette dernière. Après tout, il ne le connaissait pas et Høgh n’était pas unanimement reconnu pour sa grande confiance dans les autres, moins encore les étrangers. Et il valait mieux que le jeune sauvage ignore l’identité de Matt. A cette idée, un frisson parcourut l’échine dorsale du bras droit des Colibris. Matt constituait un atout de choix au vu de sa proximité avec la Reine et les fonctions qu’il occupait dans la Cité. Il était donc et en conséquence une cible de choix également pour certains Sauvages. Une manière également de faire payer les sangsues et Dieu seul savait ce qu’ils seraient capables de lui infliger en guise de vengeance.  Peu importait pour eux les conséquences : la plupart du temps, elles étaient payées par les innocents de la Bordure. « Passe le message de votre côté. » Elle haussa les épaules. « Sauf si tu veux que toi et tes copains se retrouvent dans les geôles. »

Une fois qu’il fut parti de son côté, elle se retourna à son tour vers Matthew. « On a fait ce qu’on devait faire ici. Retournons au QG, voir où ça en est. » Elle prit une grande inspiration, faisant le dos rond sans pouvoir s’en empêcher. « Et prions pour que le message soit bien passé partout. » Elle ne voulait pas faire face à une nouvelle vague de violence et de sang. Elle en avait assez vu pour aujourd’hui et les jours à venir ne paraissaient pas radieux, loin de là. A peine arrivés au quartier général des Colibris, elle fut happée par tout un chacun souhaitant savoir où se trouvait son père, ce qu’il fallait faire des enfants et des blessés. Naturellement, leurs chemins s’éloignèrent sans qu’elle y prête attention et alors qu’elle écoutait le rapport formulé par Aglaé, elle releva la tête au moment même où Matthew quittait le seuil de la porte en grande conversation avec Samuel, lui expliquant sans le moindre doute la situation de la famille disparue à la frontière des territoires respectifs des Lynx et Colibris. Il ne la regardait pas, bien trop concentré sur sa mission. Son regard resta sur ce dernier à peine quelques poignées de secondes avant de se baisser vers sa propre interlocutrice et d’hocher la tête à ce qu’elle lui précisait. Un cri résonna derrière elle alors qu’on tentait de remettre en place une épaule luxée d’un Sauvage avec les moyens du bord. Ce monde courait à sa perte. C’était une situation qu’elle ne pouvait tout simplement plus accepter. Il allait falloir qu’elle trouve un moment de parler à son père et si elle ne parvenait pas à lui faire entendre raison, elle prendrait les rênes en mains. Tant pis.


Once upon another time before I left the child behind me, I saw myself in summer nights and stars lit up like candle light I make my wish and where I stood was where I was supposed to be. Once upon another time, decided nothing good in dying because I was free

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)   

Revenir en haut Aller en bas
 
Does it almost feel like nothing changed at all (Matt)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Last Road to Hell :: la cité de new abbotsford :: La Bordure-
Sauter vers: